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LITTERATURE au CYCLE III
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DOCUMENT D'APPLICATION DES PROGRAMMES - LITTERATURE au CYCLE III

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Liste de références des oeuvres de littérature de jeunesse - THÉÂTRE

Farces et fabliaux du Moyen Âge

Difficulté de lecture : niveau 3

Il existe de nombreuses éditions savantes des fabliaux, et quelques-unes des farces, destinées aux étudiants et chercheurs. Les fabliaux étant au programme de collège depuis longtemps, il existe également une dizaine d'éditions parascolaires destinées à cette classe d'âge. Mais seules deux éditions destinées à la jeunesse sont actuellement proposées :
• Fabliaux du Moyen Âge ­ adapt. pour le
théâtre BOUDET Robert ­ trad. POSLANIEC Christian ­ École des loisirs ­ coll. Médium ­ 1983 ­ 4,50
Fables et fabliaux du Moyen Âge ­ ill. GEOFFROY Jean ­ adapt. pour le théâtre BOUDET Robert ­ trad. POSLANIEC Christian
­ École des loisirs ­ coll. Médium ­ 1986 ­ 5,20

Le mot « fabliau » désignait, au Moyen Âge, toute sorte de textes courts principalement destinés à un public populaire ; aussi bien des poèmes que des contes dévots ou comiques, voire des chroniques historiques rimées. Le mot « farce » était réservé à de courtes pièces théâtrales dont le ton et les thèmes se distinguaient des spectacles religieux comme les « mystères ».
Des centaines de farces et fabliaux sont parvenus jusqu'à nous. On y trouve quantité de thèmes, de scènes, de jeux qui ont nourri toute la littérature jusqu'à nos jours, du Roman de Renart à Rabelais, de Molière à Feydeau. L'épouse autoritaire se retrouve dans un grand baquet d'eau ; le prêtre profiteur est finalement dépouillé de sa vache ; le comédien jongleur est sauvé du diable par Saint-Pierre...
Comiques ou sérieux, les fabliaux sont d'une compréhension immédiate.
Même si farces et fabliaux ne se terminent pas par une moralité, ils sont porteurs d'un message édifiant facile à percevoir. On pourra donc les mettre en réseau avec des fables et voir comment chaque genre a évolué pour parvenir à des caractéristiques différentes (« fable » et « fabliau » ont la même origine étymologique).
Ces farces et fabliaux peuvent également donner lieu à des spectacles vivants joués par les élèves, qui ainsi s'approprieront les textes, les mettront en bouche et les restitueront avec le ton qui convient. Ce qui, au-delà de cette activité, peut donner lieu à une approche des procédés comiques dans le théâtre.


Neige écarlate

CASTAN Bruno ­ Édition théâtrales ­ 96 pages ­ 7,62
Difficulté de lecture : niveau 2

Dans cette pièce de théâtre, quatre histoires s'entrecroisent : trois transpositions de contes de Grimm (Le Roi Grenouille, La Mort Marraine, Les Trois Langages) et le pastiche d'une « sitcom » (d'Hélène et les garçons, précisément). Ce pastiche, en quatre épisodes, encadre chaque conte. L'organisation fait passer de métamorphoses merveilleuses à mutations spirituelles, mais chaque morceau peut se lire indépendamment.
L'intérêt majeur tient à la confrontation de deux univers : celui des contes traditionnels et celui des « sitcoms ». Les différences de langue et les différences d'écriture dramatique permettent d'éclairer l'opposition entre le symbolisme des premiers et le rôle des stéréotypes dans le second. On pourra facilement étudier le travail de réécriture, pour passer de contes en prose à des scènes de théâtre. Les échos d'un morceau à l'autre, à construire par le lecteur, devraient amener à une grande pluralité d'interprétations possibles.


Les Deux bossussuivi de Voyages d'hiver, Le Secret

DEMARCY Richard ­ Actes Sud-papiers ­ coll. Théâtre ­ 64 pages ­ 8,99
Difficulté de lecture : niveau 3

Les trois pièces, dont les techniques d'écriture et les dynamiques narratives sont chaque fois originales, puisent toutes dans l'imaginaire et les symboles des contes, fables et mythes.
La première joue sur les personnages, bossus et sorcières, qui eux-mêmes jouent sur les mots, et s'inscrit pour une part dans la tradition des contes étiologiques.
La deuxième, la plus complexe, tisse un récit en tirant sur les fils des évocations de contes, dont Blanche Neige, de l'onirisme et d'effets de scène et de jeu.
La troisième met en oeuvre la sagesse d'un serviteur contre la tyrannie d'un roi à la manière d'une « fable exemplaire ».
Les trois pièces peuvent être lues séparément et donner lieu à quelques essais de jeu sur des extraits, afin de mieux percevoir les personnages, mais aussi les exigences d'une mise en espace.
La deuxième suscitera sans aucun doute des débats sur la cohérence et la vraisemblance.
La lecture comparative des trois permettra de repérer le rôle du narrateur au théâtre et l'importance variable des didascalies.


Le Petit Violon : théâtre

GRUMBERG Jean-Claude ­ Actes Sud ­ coll. Heyoka Jeunesse ­ 28 pages ­ 6,1
Difficulté de lecture : niveau 3

Un camelot arrache une petite fille sourde et muette à la cruauté du cirque qui l'exploite. Il s'occupe d'elle avec tendresse. Un jour, le directeur du cirque, le tuteur légal, veut récupérer la fillette...
L'oeuvre se présente comme la confession d'un camelot au soir de sa vie. Un procédé de mise en scène (usage d'une perruque) permet de distinguer le narrateur de ce récit du personnage jouant les scènes en flash-back. Ce montage complexe méritera d'être nettement clarifié.
L'écriture dramatique enrôle le spectateur dans des positions diverses : destinataire d'une confidence, public d'un boniment, témoin d'une cruauté, déchiffreur de signes pour comprendre qui est le personnage de la fillette, voyeur des émotions du père abandonné ou de l'amoureux transi.
Cette pièce de théâtre parcourt plusieurs registres, depuis le pathétique jusqu'à la satire, et présente plusieurs facettes de l'observation picaresque.


Mamie Ouate en Papoâsie : comédie insulaire

JOUANNEAU Joël ­ LE PAVEC Marie-Claire ­ Actes Sud ­ coll. Heyoka Jeunesse ­ 31 pages ­ 6,1
Difficulté de lecture : niveau 3

Cette fantaisie dramatique présente, dans une île déserte imaginaire, la rencontre improbable entre une vieille entomologiste blanche et un autochtone noir. Elle est à la recherche d'un papillon rarissime, il se met à son service, jusqu'à la fin.
Les relations entre les personnages, dans le huis clos de l'unité de lieu, illustrent plusieurs types d'opposition -- le savoir dominant l'ignorance, le mensonge, le chantage, le recours à des stratagèmes pour terrifier... --, mais qui se tiennent toujours dans l'aire de la tendresse, la solidarité, l'échange, le jeu.
L'usage de stéréotypes décalés, particulièrement net dans une scène de théâtre dans le théâtre mais lisible dans le texte comme dans les didascalies, donne à l'ensemble un ton fantaisiste et humoristique. Cela, le registre toujours familier et des indications de mises en scène qui relèvent d'une esthétique baroque rendent acceptable la fin malheureuse, et en même temps, dans la tradition des machines, parfaitement merveilleuse.


Salvador : la montagne, l'enfant et la mangue

LEBEAU Suzanne ­ Éditions théâtrales ­ 75 pages ­ 7
Difficulté de lecture : niveau 3

Voici un texte de théâtre dont on pourra faire une lecture filée, sitôt franchies les spécificités de la mise en forme : Salvador écrivain se souvient de sa vie d'enfant en Amérique du Sud (souvenirs numérotés de 1 à 19). Chaque souvenir est à plusieurs voix, voix de Salvador adulte (récit), voix de Salvador enfant, voix des autres acteurs.
Ces voix racontent sans misérabilisme le désir de vivre et les valeurs humaines dans une famille où le père, puis le frère aîné, disparaissent, laissant la mère assumer la charge du foyer. Le contexte social et politique se lit en filigrane, à travers le travail que font les enfants les plus âgés en plus de l'école, la prise en charge des plus jeunes par les plus grandes, l'emploi de la mère chez une « grande dame » de la ville. Les jeunes lecteurs auront à reconstruire les circonstances des événements (la mort du père, les activités secrètes de la mère ou de José, le développement du manguier...), car le récit est raconté du point de vue de Salvador enfant. Ils s'interrogeront enfin sur la présence de ce manguier, « triste et malingre » dont Bénédicta, la mère, s'est occupé tout autant que de son fils Salvador, « à peine plus gros qu'une patate ». Pour aider les élèves à percevoir le contexte, on pourra lire Le Plus Bel Endroit du monde (CAMERON Ann, École des loisirs), ou une des nouvelles extraites de Les Voleurs de lumière (CARVAJAL Victor, Castor poche).


Il faut tuer Sammy

MADANI Ahmed ­ École des loisirs ­ coll. Théâtre ­ 96 pages ­ 7,3
Difficulté de lecture : niveau 3

Quel est ce mystérieux Sammy qui vit au fond d'un trou, alors que Ed et Anna passent leur temps à le nourrir de pommes de terre et que le cousin joue du violoncelle dans son réfrigérateur, car la chaleur est insoutenable ?
Sous la banalité des situations, à travers les échanges anodins entre les personnages frôlant parfois l'absurde, ce texte théâtral interroge les valeurs de la vie et du travail, la place de l'art (musique). Tous les modes de lecture (lecture à voix haute, à plusieurs voix...), jusqu'au jeu dramatique et à la mise en scène, pourront être menés sur des passages sélectionnés, conduisant ainsi les élèves vers des interprétations de plus en plus argumentées.


Le Long Voyage du pingouin vers la jungle

NORDMANN Jean-Gabriel ­ La Fontaine ­ 53 pages ­ 8
Difficulté de lecture : niveau 1

Un pingouin se lasse de son monde en blanc et noir, il aspire à voir la jungle. Après de multiples rencontres, il y parvient, mais découvre alors une autre aspiration : celle de revoir sa banquise natale. Il découvre aussi qu'à vivre ce balancement entre désir émancipateur et nostalgie, il est devenu « grand ». Comme dans une odyssée, chaque rencontre présente un danger : la sirène et son ironie, les oies et le rêve de maîtrise, la baleine et sa puissance, le mousse et son amitié... Le jeu d'allusions intertextuelles facilite la perception de ces tentations, car bien sûr, cette sirène est celle d'Andersen, les oies, celles de Nils Holgersson, la baleine, celle de Jonas... Mais cet itinéraire identitaire n'est pas que spirituel, le corps et ses émotions sont de la partie, et c'est la production d'une fiente qui rompt à la fin le charme de l'étrangeté.
L'écriture dramatique de cette pièce de théâtre est très simple, qui rend accessible un travail, au moins partiel, de mise en scène. Chaque personnage parle la langue qui lui convient, chaque espace est typé, et chaque scène suggère des images qui méritent qu'on invente les moyens de les créer.


Mange-moi

PAPIN Nathalie ­ École des loisirs ­ coll. Théâtre ­ 6
Difficulté de lecture : niveau 3

Quand Alia, appelée « la grosse » par ses camarades de classe, ne supporte plus son existence et s'enfuit en emportant un dictionnaire, on ne s'attendait pas ce qu'elle rencontre un autre type de dévorant, « l'ogre », mais un ogre atypique, squelettique, qui se refuse à manger les enfants.
Ce texte, écrit pour la mise en scène dramatique, est rythmé par l'entrée en jeu de personnages symboliques (l'oiseau, le mangeur de mémoire, la dévoreuse de temps, le bonhomme, la dévoreuse de livres), qui vont oeuvrer à la résolution du problème vital d'Alia et de l'ogre dans leurs rapports à la nourriture, leur rapport à la langue et leur rapport aux autres et à eux-mêmes.
Le lecteur pourra expérimenter pour lui-même les pouvoirs des mots et du langage à travers ce texte, source d'interprétations de différents registres.


La jeune fille, le Diable et le moulin

PY Olivier ­ École des loisirs ­ coll. Théâtre ­ 62 pages ­ 5,8
Difficulté de lecture : niveau 2

Dans cette fable théâtrale, un pauvre meunier signe un pacte avec le Diable : il deviendra riche au prix de sa fille. Quand le Diable vient la chercher, celle-ci se montre la plus forte, elle part, rencontre un prince... Mais le Diable s'entremet. Et c'est un paisible jardinier qui va remettre les « choses à leur place ».
On dégagera le merveilleux chrétien, où s'affrontent le bien et le mal, on aidera les élèves à percevoir les valeurs sous-jacentes à l'oeuvre. L'intrigue est construite à partir de personnages, symboles, motifs stéréotypés venus des contes traditionnels, ce qui la rend particulièrement lisible. On pourra s'appuyer sur la culture des élèves pour identifier ces éléments et observer comment le texte théâtral les traite. On s'intéressera aussi au montage de théâtre dans le théâtre, qui organise une mise en abyme sans donner réellement de clef. On pourra aussi s'intéresser à la dimension poétique d'images qui sollicitent les quatre éléments, la nature, la figure du silence... La relative simplicité du texte permet d'envisager un travail de mise en scène.


La Sortie au théâtre

V
ALENTIN Karl ­ Éditions théâtrales ­ 93 pages ­ 13,7
Difficulté de lecture : niveau 3

Vingt-trois courts sketches théâtraux, qui datent de la première moitié du XXème siècle mais continuent à être joués car ils sont devenus des classiques du théâtre de l'absurde. Karl Valentin est passé maître dans tous les procédés de comique au théâtre, comique de situation, de personnages, jeux de mots, gags, humour noir, ironie, parodie...
Par exemple, dans le texte liminaire, La Sortie au théâtre, un couple reçoit des billets pour aller voir Faust. Immédiatement, c'est le branle-bas : il faut dîner, s'habiller, laisser un mot au « petit », car la séance commence dans moins d'une heure. Les péripéties s'enchaînent vivement, toujours drôles (par exemple, en rédigeant le mot pour leur fils, la femme dit : « Je mets un point, sinon cet imbécile va continuer à lire »). Et finalement, ils découvrent qu'ils se sont trompés de jour. Ce texte est caractéristique des sketches de Karl Valentin : une situation simple au départ qui dégénère, s'embrouille, provoquant des gags, et toujours teintée d'absurde ; par exemple, un homme propose de noyer un poisson.
On trouve aussi dans ce recueil le célèbre texte où un père envoie à sa fille la facture de son existence à elle, depuis les frais de sage-femme jusqu'aux cours de piano, en passant par l'argent de poche de « 7 à 21 ans ».
Ces sketches, tout à fait accessibles aux enfants par la simplicité des situations et un registre de langue familier, même s'il est mis au service de jeux théâtraux et langagiers, peuvent aisément être mis en voix, voire faire l'objet d'un spectacle.
C'est également une occasion d'étudier les procédés comiques au théâtre, ce qui les préparera à étudier Molière au collège.


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