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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 2000 -Décembre

De: Gérard MAURICE <gemau@club-internet.fr>
À: pedagogie-maitrise@onelist.com <pedagogie-maitrise@egroups.com>
Objet: [PMEV] inspection
Date : dimanche 17 décembre 2000 16:32

Bonjour,

Comme Pierre-Yves, je viens vous rendre brièvement compte d'une
"inspection" qui s'est déroulée dans le cadre de l'épreuve
d'admissibilité au cafimf. Le jury était composé de 5 personnes (IA
Adjoint, CP, prof IUFM, IMF). Je pense que les questions qu'ils m'ont
posées pourront être rencontrées par l'un ou l'autre d'entre nous lors
d'une inspection ou épreuve similaire...

L'IA Adjoint, qui avait déjà présidé le jury de Béatrice (voir
témoignage sur le site de Michel),
se souvenait bien de la pédagogie vicariante, et a depuis consulté le
site. Pendant les séquences, elle expliquait les principes aux autres
membres du jury. Les questions, au cours de l'entretien, ont été celles
que j'attendais :
- Pensez-vous possible d'aborder un nouveau concept par l'intermédiaire
du TI ? Ne serait-ce pas mieux de procéder par une séquence de
découverte ?
Réponse : le TI n'est pas qu'un moment d'entraînement ; si les fiches
sont construites à partir de situations-problèmes, il peut jouer le rôle

de la séquence de découverte, avec le bonus que chaque enfant soit actif

individuellement (et ainsi éviter le risque de passivité dans un
groupe). J'ai ajouté que quand c'était nécessaire des séquences de type
Ermel étaient mises en place. Ces séquences sont, à mon avis, plus
importantes en début de cycle (ma classe est un CM2).
- Lors du bilan, les enfants qui n'ont pas fait la fiche concernée vont
recevoir des autres, sinon les réponses, du moins les procédures à
utiliser. Leur travail ensuite ne sera-t-il pas uniquement une mise en
application ?
Réponse : Les autres fiches, du même objectif, présentent des entrées de

concept différentes, et me permettent de vérifier si ces élèves sont
capables de réinvestir ce qu'il ont appris au bilan.
- La programmation des objectifs n'est-elle pas un carcan et ne
joue-t-elle pas contre la différenciation voulue ?
Réponse : La programmation est établie en lien avec les projets de
classe, pour appropriation des concepts nécessaires à leur réalisation,
et permet d'être en accord avec les Programmes Officiels (ne rien
oublier). Cependant, en cas de difficulté, il est évident que le plan de

travail est aménagé, ou que les plans suivants sont modifiés en fonction

des apprentissages à renforcer ; en quelque sorte il s'agit d'inclure la

remédiation dans le processus, dès le départ. Au niveau de la
différenciation, le plan de travail permet à chaque élève de moduler le
temps qu'il consacrera à une notion et de choisir le niveau de
difficulté de sa première fiche.
- Les élèves en difficulté ne sont-ils pas pénalisés ? (c'est un peu la
même question que la précédente, ils ont beaucoup insisté sur ce sujet)
Réponse : La fiche de niveau 1 est étudiée pour être abordable par les
plus faibles. D'autre part, par le bilan où ils peuvent s'approprier les

procédures des experts, par la gestion positive des erreurs, ces
élèves reprennent progressivement confiance en eux et osent se lancer
dans des apprentissages plus ambitieux. Le fait d'être maîtres de leurs
choix est aussi "débloquant", et cette auto-évaluation renforce leur
autonomie.
- Est-ce que vous avez prévu des arrêts vous permettant de faire le
point avec les élèves, de produire des traces écrites, des leçons ?
Réponse : C'est le rôle du bilan. (et je détaille nos pratiques)
- Est-ce que vous avez connaissance des résultats (chiffrés Eval
Nationales) de classes qui ont travaillé les années précédentes en
pédagogie vicariante ?
Réponse : Non... Les résultats de la classe de l'an dernier (cm2) aux
évaluations nationales 6ème sont au-dessus de la moyenne des 6èmes du
collège, mais c'était le cas depuis plusieurs années, avec d'autres
maîtres et d'autres méthodes... Il faudra plus de recul pour pouvoir
analyser ces résultats.
- Est-ce que vous pensez qu'il faille conseiller cette pédagogie à un PE

sortant, et donc l'enseigner à l'IUFM ?
Réponse : Une information pourrait être donnée à l'IUFM, des visites
effectuées lors
de stages dans des classes PMEV. Cependant je pense qu'il faut passer
par un certain nombres d'étapes, de remises en question de sa pédagogie,

et se sentir à l'aise dans une classe, avant de pouvoir s'approprier la
PMEV. Si on la considère comme un "modèle" à appliquer, alors des
dérives sont possibles (comme privilégier la programmation des objectifs

à leur construction...) Mais dans une école où le travail d'équipe
serait effectif et la réforme des cycles mise en application, les PE
sortants pourraient s'intégrer dans la démarche.
- Quelle est pour vous la plus grande difficulté ?
Réponse : arriver à être moins dirigiste, en particulier au moment du
bilan.
L'IA Adjoint a déclaré à plusieurs reprises qu'elle avait beaucoup
apprécié la prise de parole des élèves, et leur maîtrise de l'oral,
ainsi que son utilisation réflexive.

Cordialement.

--
Gérard Maurice
Classe de CM2
Ecole des Tilleuls
MATHAY (25)

E-Mail école
mathaycole@libertysurf.fr

Site de nos correspondants
http://www.ac-amiens.fr/ecole02/ecole_hartennes/

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