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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 2000 -Décembre

De: Michel Monot <magui@offratel.nc>
À: Liste Ecoles <listecolfr@cru.fr>
Cc: Liste PMEV <pedagogie-maitrise@egroups.com>
Objet: [PMEV] Re: devoirs a la maison...NON Eric Lacroix
Date : mercredi 6 décembre 2000 23:45

Eric Lacroix pose une question importante :

----- Original Message -----
From: "Lacroix Eric" <ericcorinne@wanadoo.fr>
To: <listecolfr@cru.fr>
Sent: Thursday, December 07, 2000 6:13 AM
Subject: Re: devoirs a la maison...NON


> Donner des devoirs sert-il à gérer les différences de rythme entre les
> élèves?

Oui, du moins dans certaines conditions, que j'ai déjà évoquées, et sous une forme très
souple, décidée par l'enfant lui même mais dans le cadre d'une gestion de l'hétérogénéité
organisée et assumée par le maître. A chacun ses responsabilités.

Que cachent les différences de rythme ? Beaucoup de choses, notamment celle-ci : les
enfants qui manquent de "bases" ne peuvent pas avancer et sont donc "lents". Il s'agit
alors de concentrer le travail sur ces "bases", qui sont autant "notionnelles"
qu'"instrumentales" et "méthodologiques".

Bien que tout travail scolaire correctement conduit puisse concourir à cet objectif, il
est interessant de rationaliser les choses.
On pourrait dire : commençons par la restauration ou l'enrichissement instrumental, comme
pour le PEI, après quoi tout ira mieux et l'on pourra revenir au programme normal. Il ne
semble pas que cela soit le plus efficace, et cela est difficile à réaliser dans le cadre
du système français, sans condamner pour autant l'idée et en en tirant même quelque
profit.
Il parait préférable de continuer à penser "instrumental" et "compétences méthodologiques"
mais en rapport avec la classe et les programmes. Ce parti pris conduit cependant à penser
alors son emploi du temps différemment, de façon à privilégier cette dimension
"colmpétences instrumentales" qui va évidemment conditionner toutes les acquisitions, les
rendre plus ou moins faciles, etc..

On jouera alors sur deux plans :
- le plan notionnel, qui va conduire à apporter autant que possible et en situation les
éléments dont l'enfant peut avoir besoin, sous forme de coopération par exemple, mais
celle ci peut prendre plusieurs formes
- le plan instrumental, qui appelle des mesures plus rigoureuses mais sans les dissocier
complètement des besoins notionnels.

Veut-on que les élèves écoutent ? Au lieu du sempiternel "écoutez bien", on créera des
conditions telles que l'enfant éprouvera le BESOIN d'écouter.

Veut-on qu'ils aient de la persévérance ? Là encore, l'exhortation morale aura peu
d'effets, mais la technique peut y pourvoir. On fera en sorte que l'enfant reçoive des
informations qui vont lui rendre la tâche plus facile et l'amener à persévérer. Et cela en
relation avec le point précédent : je sais maintenant que je vais pouvoir avancer, mais je
sais qu'il me faut pour cela écouter car des informations vont tomber qui vont me
permettre de faire ce travail que je croyais hors de ma portée.

etc.. pour chaque compétence instrumentale et de façon si possible "intégrée", c'est à
dire dans un tout qui restera facile à gérer pour le maître sans imposer de charges de
travail insupportables.

> Les élèves travaillant le moins vite sont-ils ceux qui ont le plus à
> "rattraper" chez eux?
> :-))

:-( Il faut craindre que oui, mais qu'hélas leurs journées, en plus, ne font pas
48h.
Aussi faut il accepter pour eux une certaine elasticité du temps. En classe, malgré tout
ce que nous pouvons faire, ils vont trainer par manque d'indices, puis soudain recevoir ce
dont ils avaient besoin pour accrocher. Ils vont donc se mettre à la tâche, sur le temps
scolaire, mais on ne leur refusera pas de poursuivre un peu hors de la classe si eux en
ont le désir, ce qui justement se produit dans certains milieux. Des milieux que l'on
pourrait qualifier de "biens" mais "démunis sur le plan scolaire", comme on peut en
trouver par exemple dans les populations immigrées ou dans des cultures qui,
historiquement, ont eu avec l'école un contact très tardif, comme c'est souvent le cas
dans la situation que j'évoquais.
L'idéal serait d'arriver à tout faire sur les six heures de classe, ce qui supposerait
déjà de mettre le paquet sur l'instrumental, mais on s'appreçoit que même dans ce cas, ou
surtout dans ce cas, on rencontre ou crée des situations qui vont conduire l'enfant à
vouloir prolonger le temps scolaire.

On nous a beaucoup répété qu'il fallait faire entrer la vie à l'école. Mais je pense pour
ma part que cette invitation appelle une réciproque : projeter aussi à l'extérieur l'ordre
de l'école, sans quoi la vie restera ce qui a été programmée par le destin, pas toujours
rose pour tous.

Michel MONOT
magui@offratel.nc

"En pédagogie, il n'y a pas d'idées franchement mauvaises.
Ce qui est franchement mauvais, c'est de ne pas avoir d'idées du tout !" (Polya)

Sur une idée de Maurice Reuchlin, la
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"Nous ne vous demandons pas de répéter nos formules, mais de vous en servir pour découvrir
ce que nous n'avons pas encore découvert." (Gaston BERGER)


> Eric

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