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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 2000 - Novembre

De: <jacques.bert@infonie.fr>
À: <pedagogie-maitrise@egroups.com>
Objet: Réponse : [PMEV]Le courant PMEV à l'université ?
Date : dimanche 12 novembre 2000 12:21

Nadja est également prof à l'IUFM de Lyon, participe à la formation des psychologues scolaires et dirige un groupe de recherche. de l'IUFM
Elle a travaillé sur les "publics difficiles" et sur beaucoup d'autres choses (didactique des Maths, etc).
Elle se sert beaucoup de son "charme brésilien" dans ses interventions, ce qui n'enlève rien à ses compétences ... :-)

L'adresse du site de son site est
http://perso.wanadoo.fr/jean-claude.regnier/SitioDaGata/sitiodagata1.htm

Jacques Bert
http://www.multimania.com/surdouesinfo


---------- Message d'origine ----------
De : magui@offratel.nc
À : pedagogie-maitrise@egroups.com
Date : 11/11/2000 01:48

Bonjour à tous,

J'ai pu assister hier à une conférence de Nadja Acioly-Régnier, maître de conférences à
Lyon II, chercheur international peut-on dire, parlant l'espagnol bien sûr et l'anglais,
qui a la coquetterie en français de chercher parfois ses mots mais les retrouve
généralement avant son auditoire....

Si tous les experts qui vont au Carnaval de Rio ramenaient en France des expertes de cette
trempe, jonglant entre autres avec les concepts de Papy Freud et de Tonton Piaget,
compétente donc et pleine d'humour, la pédagogie avancerait à grands pas. Car bien sûr, de
même que la N.C. ce n'est pas seulement du sable et des cocotiers, le Brésil c'est autre
chose que la fête et les écoles de sambas, mais les problèmes pédagogiques des uns ont
toujours quelque chose à voir avec les problèmes des autres.

Je n'ai pas eu l'impression, avec la PMEV, d'être déphasé, bien au contraire même.

La distinction qu'elle opère entre les savoirs scolaires et non scolaires, entre
l'apprentissage formel et l'apprentissage informel, le premier étant celui de l'école,
structuré et transférable, le second celui de la rue ou du travail, est très interessant
pour nous, même si j'ai eu le sentiment qu'elle n'allait parfois pas assez loin, mais ce
peut être une impression née de son aptitude à survoler rapidement les problèmes pour en
dégager tous les aspects. Il faudrait pouvoir en parler plus longuement, ce qui m'était
difficile compte tenu de l'avidité de ses jeunes étudiants, même si j'ai pu intervenir
deux fois dans le débat. Il faudrait pouvoir aller sur son site pour en savoir plus, et
Jacques Bert pourra sans doute nous donner son adresse.

Nos élèves en difficulté, parce qu'ils ont été peu médiatisés dans leur famille ou bien
qu'ils se sont peut être, étant d'intelligence précoce, formés seuls (hypothèse bien sûr),
relèveraient dans bien des cas d'un apprentissage informel, par prises de repères, que
l'école ne développe pas assez. Or je crois que la particularité de la PMEV, vue sous cet
angle, est de jouer sur les deux registres. Pour les "bons", l'apprentissage formel
convient bien, qu'ils trouvent aussi bien lors des leçons dans la classe dite "frontale"
que dans la classe PMEV sur les fiches dites d'entrée, de leçons plus ou moins inspirées
de l'enseignement programmé. Pour les "autres", qui ont surtout besoin d'exemples pour
comprendre, d'indices, c'est le moment de bilan qui leur apporte ce qui leur convient,
même sur les sujets dits "scolaires" que la classe ordinaire croit hors de leur portée
parce qu'elle les tient hors de leur portée. Nos faibles, nos informels, arrivent
tardivement dans le déroulement du bilan, ce qui peut très bien s'expliquer par cette
différence de "profils" plutôt que par des différences de "ryhtmes" qui ne sont que
l'expression de ces différences de profil. C'est parce que la PMEV prend en compte ces
différences de profils que les "lents" ne le sont plus autant que dans les classes
frontales et qu'ils sont du même coup moins "largués".

Bien sûr, je ne veux pas être trop réducteur, et nier que bien des leçons partent
d'exemples pour arriver à construire les notions, ce qui tendrait d'ailleurs à prouver que
cette façon d'apprendre par prise de repères reste la voie normale des apprentissages même
pour les enfants aptes à profiter d'un enseignement formel. Mais attendons plus
d'informations, sur le site de N. Acioly-Régnier, pour y voir plus clair et éviter de
s'avancer imprudemment.

Là où je reste un peu sur ma faim, c'est à propos de cette distinction formel/informel que
nous n'avons pas mise en oeuvre délibérément mais que nous avons seulement mise en place
sans en avoir le dessein pour les besoins du parti-pris "vicariance". Une retombée de
l'apprentissage vicariant en quelque sorte, mais qui n'est sans doute pas la seule
retombée de ce genre, les autres étant au départ tout aussi inattendues mais néanmoins
bien réelles (décrispation de la classe, engagement dans la tâche, apprentissage de la
gestion du temps, apprentissage de l'analyse de la tâche) que nous avons vite identifiées
comme des paramètres majeurs que nous recevions en prime.

N. Acioly-Régnier travaille sur la formation des maîtres et utilise consciemment à ce
titre les possibilits de l'apprentissage par observation-analyse-reproduction, autre nom
de l'apprentissage vicariant. Elle en reconnait les possibilités et en situe très bien les
limites dans le cadre de la formation professionnelle des maîtres, car intervient ici
ai-je cru comprendre une question de profils individuels : si X a un profil adapté au
modèle Y qu'il observe pour semparer de son savoir faire, il n'est pas sûr que Z, dont le
profil est différent, puisse tirer réellement profit du modèle Y.

Mais N. Acioly-Régnier pense peut être (je n'en sais rien) que ce même schéma
d'apprentissage, transposé à l'étage inférieur pour les besoins de l'apprentissage du
métier d'élève, va reproduire les mêmes défauts. Or, la situation n'est plus du tout la
même et peut être même opposée.

1) Du fait d'abord de la présence dans la classe d'élèves nombreux, et donc de plusieurs
profils délèves, ce défaut d'incompatibilité est évidemment fortement atténué, au point de
solutionner même très économiquement bien des problèmes traités parfois avec difficulté
par la pédagogie dite "différenciée", trop soucieuse, par son parti pris, de
différenciation pédagogique sophistiquée, très efficace dans des conditions expérimentales
mais difficilement réalisable dans les conditions normales de la classe.

2) Ensuite, et cela est encore plus important, N. Acioly-Régnier ne semble pas soupçonner
( même réserve, je n'en sais rien) que le même schéma, parce qu'il ne peut pas
fonctionner, comme en formation professionnelle des maîtres, sur la base de simples
"visites", suppose une restructuration assez importante du mode de fonctionnement habituel
de la classe, et que cette restructuration nécessaire va entrainer des effets induits
inattendus mais précieux, qui vont bien au delà de la simple mise en oeuvre de
l'apprentissage vicariant initialement recherchée : entrainement à l'écoute et à la prise
de parole "à bon escient", qui plus est dans un registre que les travaux des linguistes
comme E. Bautier semblent vouloir périvilégier, motivation des élèves par réactivation de
l'image de soi et de la confiance en soi, développement de l'attention et de la
persévérance, décrispation des élèves et du maître, gestion plus souple de l'emploi du
temps, engagement dans la tâche, apprentissage de la gestion du temps, apprentissage de
l'analyse de la tâche, etc.. etc..

Voilà les impressions que j'ai retenues, à défaut d'avoir pu rencontrer longuement Jean
Claude Régnier, comme j'aurais aimé pouvoir le faire à la suite du message de Jacques Bert
qui m'annonçait sa visite. JC Régnier avait sept heures de cours par jour et moi un gros
et pénible dossier à traiter. Mais tout n'est peut être pas encore perdu de ce côté et il
m'a de toute façon proposé lors de notre entretien éclair d'échanger par Email, ce qui
sera beaucoup plus facile.

Bien cordialement à tous, en m'excusant d'avoir du me mettre en retrait quelques temps, ce
qui ne sera sans doute pas inutile sur le très délicat problème de l'inspection,
traditionellement voué à tous les excès.

Michel MONOT
magui@offratel.nc
Pédagogie de Maîtrise à effet vicariant :
http://www.offratel.nc/magui
Inscription liste PMEV :
http://www.egroups.com/subscribe.cgi/pedagogie-maitrise

"Nous ne vous demandons pas de répéter nos formules, mais de vous en servir pour découvrir
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