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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 2000 - Novembre

De: Michel MONOT <magui@offratel.nc>
À: <listecolfr@cru.fr>
Cc: Liste PMEV <pedagogie-maitrise@egroups.com>
Objet: [PMEV] Re: violence : Michel Tournon : PMEV : Collège
Date : vendredi 10 novembre 2000 21:10

Michel Tournon a écrit :

----- Original Message -----
From: "Michel Tournon" <mtournon@ac-versailles.fr>
To: <listecolfr@cru.fr>
Sent: Saturday, November 11, 2000 3:52 AM
Subject: Re: violence


> Mais il est certain que si l'on s'organise différemment, le frontal en prend
> un vieux coup, puisqu'il faut envisager une situation dans laquelle tous les
> enfants ne font pas la même chose en même temps !

Il existe une situation ou "ne pas faire la même chose en même temps" est une nécessité,
je dis bien une nécessité absolue, c'est celle qui relève d'un choix pédagogique précis, à
la fois historique et cognitif : réactiver les processus originels de l'apprentissage que
l'école a dès l'origine quelque peu bridés.

Prendre des repères sur ceux qui savent, procéder par observation, analyse et reproduction
d'un savoir faire lui même tributaire d'un savoir, suppose et impose que tous les élèves
n'en soient pas au même point par rapport à un apprentissage donné, et que l'on ait donc
laissé les élèves courir chacun à leur rythme ou selon leurs acquis antérieurs.

Mais ATTENTION ! Il s'agit d'un laisser faire calculé, délibérément choisi et finalisé. On
laisse les élèves avancer ainsi de façon "anarchique", mais pendant un temps limité, et
l'on cherche immédiatement après à "tirer les marrons du feu". On s'arrange pour rendre
visible mais surtout lisible l'avance des uns pour permettre aux autres de prendre les
repères dont ils ont besoin. Et comme cette prise de repères a pour fonction de changer la
donne, on relance alors la course sur la base de cette nouvelle donne et ainsi de suite.

Concrètement, ce mode de fonctionnement, relativement facile à mettre en place, a des
avantages à court terme mais aussi à long terme :

1) à court terme, des élèves qui n'auraient pas pu progresser en frontal strict vont
pouvoir le faire, ayant bénéficié d'apports, par cette institutionnalisation des prises de
repères, qui leur permettent de reprendre leur travail et d'avancer.

2) à plus long terme, ce mode de fonctionnement, qui met les élèves en situation
d'analyser ce qui se passe, de revenir quotidiennement sur les tâches proposées pour faire
le point, pour varier les éclairages, est une excellent formation, empirique certes mais
efficace, à l'analyse des situations d'apprentissage, à l'analyse de la tâche, ce qui est
sans doute LA qualité centrale du "métier d'élève".

Pour être plus clair, non seulement les élèves avancent globalement mieux, et même de
façon plus cool, mais ils se construisent peu à peu un profil de bon collégien en
puissance, qui n'ira dans le secondaire pour y faire de la mauvaise figuration, pour y
exprimer sa rancoeur et sa violence.

Nous savons tous que les élèves en échec scolaire peuvent quand même faire de bons
mécanos, métier qu'ils apprendront sur le tas, en écoutant certes mais aussi en observant
et en reproduisant. Ce mode de fonctionnement particulier, qui leur convient bien, nous
pouvons l'utiliser aussi en classe, non plus sur le savoir faire du mécano mais sur celui
du "bon élève". Mais pour faire cela, nous avons besoin d'une organisation particulière de
la classe qui permette d'abord ces prises de repères et qui permette ensuite d'en tirer
profit, puis de nouvelles prises de repères etc.. Tout cela de façon organisée, rythmée,
raisonnée et sous le contrôle du maître évidemment.

Tout cela est possible et les IO de 89 le préconisaient d'ailleurs :
1) "permettre aux élèves de travailler en fonction de leurs rythmes et possibilités", mais
il va sans dire sans renoncer à leur donner un coup de pouce pour les améliorer;
2) "permettre au maître d'observer et de comprendre ce qui se passe dans les
apprentissages", et il va sans dire là encore pour agir en conséquence.

C'est en gros ce qui se fait en PMEV, selon l'idée originale très simple, dérangeante mais
payante, d'un instit du siècle dernier devenu un éminent prof de Sorbonne. Je ne vois pas
pourquoi on se priverait d'en profiter, d'autant qu'un autre instit, Freinet, avait
largement déblayé le terrain.

Et s'il y a un ordinateur dans la classe, ce qui était la question de départ, il trouvera
à être utile sans gêner personne ni exercer sur l'école une quelconque dictature.

Michel MONOT
magui@offratel.nc
Pédagogie de Maîtrise à effet vicariant :
http://www.offratel.nc/magui
Inscription liste PMEV :
http://www.egroups.com/subscribe.cgi/pedagogie-maitrise

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