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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 2000 - Septembre

De: "Mathias Damour" <cotasaga@club-internet.fr>
À: <pedagogie-maitrise@egroups.com>
Objet: [PMEV] Evaluation et bachotage
Date : samedi 16 septembre 2000 14:50

Bonjour,

Michel MONOT a écrit:

Oui bien sûr, mais ce n'est pas si simple et une question mérite
d'être posée. Si les items
étaient totalement renouvellés, les élèves qui ont "bachoté"
feraient ils nécessairement
mauvaise figure ? Je me garderai bien d'en préjuger, et je
m'interroge. Les élèves des
"boîtes à bachot", soumis à une pédagogie rétrograde, à une
anti-pédagogie même, osé | leur prédire.

Je demande à voir mais c'est possible. Je remarque que les élèves
qui sont dans une logique de bachotage ont horreur de la
nouveauté, et par exemple d'exercices d'évaluations qui
n'auraient "pas été fait" en cours avant.

Lorsqu'il bachote, l'élève pense t il ou non ? Mémorise-t-il des
élements qu'il ressortira un peu au bonheur la chance le jour de
l'examen ou bien fait-il quand même un peu plus - mais quoi ? -
qui finit par "payer" ?

Quel plus ? Le plus stratégique : apprendre pour l'évaluation, en
pensant à ses modalités, et quitte à oublier après cette
évaluation.
Ou le plus de reflexion, de "développement intelectuel",
largement supposé chez ceux qui ont "fait des études" bien que
ces études ai consisté souvent pour l'essentiel à bachoter

Et qu'est-ce que le bachotage, sinon un apprentissage par
entraînement soutenu et rapide, mais aussi par prises d'indices
sur les "corrigés modèles" immédiatement réinvestis dans une
autre phase d'entrainement, etc...

En effet le bachotage est défendable en tant qu'entrainement mené
rationnellement, (en ces temps de jeux on voit une comparaison)
et basé entre autre sur des corrigés ou exercices résolus.
Ce serait un progrès ou un complément aux simples leçons données
et à apprendre, auquel cas l'élève est livré à lui-même pour
transposer ces leçons vers les épreuves. (comme au lycée rédiger
une dissertation de français ou d'histoire sans en avoir jamais
vu).

Mais on donne aussi au mot bachotage le sens de mémorisation
brute.
La question soulevée est que l'évaluation au niveau nationnal
pourrait susciter le bachotage au sens péjoratif.
Comment cet écueil est-il évité si l'enseignant pratique une
évaluation au niveau de sa classe ?
Si un enseignant préfère son évaluation uniquement parceque c'est
la sienne, il reste à voir ce que ça donne au niveau des élèves
(poussés plus ou moins vers le bachotage, ou à répondre aux
attentes des enseignants)

Il est possible même qu'il y ai un certain aveuglement sur le
bachotage de la part d'un enseignant qui évalue ses propres
élèves.
On m'a cité le cas d'un professeur de lycée (encore) qui disait
"Je ne veux pas retrouver mon cours dans vos copies", pour
finalement donner la meilleure note précisément à celui qui le
récitait le plus fidèlement.

A bientôt !

Mathias

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