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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 2000 - Août

De: "Michel MONOT" <magui@offratel.nc>
À: "Liste PMEV" <pedagogie-maitrise@egroups.com>
Objet: [pedagogie-maitrise] Extrait d'article de Finkielkraut
Date : jeudi 31 août 2000 00:30


Bien que vous ayez sans doute pour l'heure des soucis plus immédiats, je reviens sur mon
précédent message relatif à des propos glanés de manière très approximative sur
France-Inter. J'ai trouvé dans "Le Monde" un texte de Finkielkraut dont voici un passage
plus explicite qui nous interpelle directement :

"Jaurès voulait que les enfants du peuple reçoivent une culture équivalente à celle que
recevaient les enfants de la bourgeoisie.

Les parents instruits et avisés de la bourgeoisie rêvent aujourd'hui que leurs enfants
bénéficient d'une culture équivalente à celle qu'ils ont reçue et ils sont prêts à y
mettre le prix. Ils usent de tous les stratagèmes, de tous les subterfuges et de tous les
déménagements pour trouver une école primaire, puis un collège, puis un lycée - privé ou
public - où la communication n'a pas détrôné la transmission, où l'émulation n'est pas
taboue, où l'idée de mérite est considérée comme un acquis démocratique et non comme un
scandale pour la démocratie, où l'on ne s'adosse pas à la misère pour faire honte à la
pensée, où d'autres dimensions de la réalité sont prises en compte que l'environnement
social et d'autres dimensions du temps que l'actualité, où la différence entre information
et connaissance n'est pas tombée dans l'oubli, où la laïcité n'a pas été vaincue par
l'idolâtrie des consoles, où les adultes ne se déchargent pas sur les droits de l'enfant
de leur responsabilité pour le monde, où les élèves ne sont pas les constructeurs de leurs
propres savoirs, où l'enseignement ne se réduit pas à la coordination de leurs activités
individuelles et collectives, où les oeuvres philosophiques et littéraires ne sont pas
solubles dans le débat d'opinions, où le cours magistral n'est pas jugé attentatoire à la
liberté d'expression, où enfin, et pour le dire avec les mots de Simone Weil, « la
formation de la faculté d'attention est le but véritable et presque l'unique intérêt des
études ».

Les autres parents, ceux qui font confiance, ceux qui n'ont pas le bras assez long, les
mal lotis et les mal nés, sont condamnés, eux et leurs enfants, à la réforme perpétuelle.

Les inégalités vont ainsi en s'aggravant. Un enseignement à deux vitesses se met en place
: retardataire pour les privilégiés, distrayant pour le tout-venant ; l'école de la
République devient toujours davantage une école de la reproduction et nous finissons
d'entrer dans la société dynastique que les lois de programmation et d'orientation qui se
sont succédé depuis trente ans s'étaient donné pour mission d'abolir."

Le Monde, Jeudi 18 Mai 2000

Je trouverais scandaleux que l'on fasse porter à Meirieu tous les pêchés du monde, ou plus
simplement ceux de l'école. Finkielkraut se défend d'ailleurs dans ce même article d'avoir
dit tout ce que Meirieu lui fait dire dans l'article annonçant sa démission (voir site).

Quoi qu'il en soit, cet article est interessant et je me pose ici la question : en quoi la
PMEV peut elle échapper à la critique actuelle de l'école et contribuer éventuellement à
lever les ambiguïtés que nous connaissons ?

MM

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