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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 2000 - Juin

De: "Michel MONOT" <magui@offratel.nc>
À: "Liste PMEV" <pedagogie-maitrise@egroups.com>
Objet: Re: [pedagogie-maitrise] bilan fin d annee JPJ et AOJ 2. Collège et autres perspectives
Date : lundi 26 juin 2000 02:41

J'ai les méninges qui chauffent mais j'essaie quand même de pousser les échanges un peu plus loin, et toujours en HTML, mille excuses.

----- Original Message -----
From: Jean-Paul JOURDAN <jpjourd@inforoutes-ardeche.fr>
To: <pedagogie-maitrise@egroups.com>
Sent: Monday, June 26, 2000 6:33 AM
Subject: Re: [pedagogie-maitrise] bilan fin d annee Anne Olga JULIEN


| Je suis particulièrement sensible à l'argument collège. J'ai eu de la part des
| parents dès la deuxième année(ils s'appuyaient sur l'expérience des aînés au
| collège) les mêmes appréciations que celles rapportées par Patrick. Il me
| semble que donner trop d'importance à la situation où l'on travaille à plusieurs
| sur un projet unique avec rendu unique pourrait éventuellement être un handicap

Cette convergence de vues est importante car elle me semble centrale dans la problématique actuelle des dysfonctionnements du système en général, sans parler de la querelle entre "pédagogistes" et "républicains" qui l'acompagne en porte à faux.

Même si le lycée met en cause le collège qui de toute façon "pourrait faire mieux", je crois que l'on n'a pas assez pris conscience de la responsabilité propre de l'école mais je précise, pour ne pas mettre en cause les instits, en tant que "système".

L'école avait une expérience certaine de l'hétérogénéité, que le collège se devait d'acquérir à son tour, et il s'y est essayé, générant à cette occasion pas mal d'idées interessantes ou de personnalités hors du commun, Meirieu par exemple.

Ceci étant, on a surestimé la compétence de l'école, qui n'était pas vraiment prête à envoyer au collège tous les élèves. Pourquoi ? Qu'est ce qui ne va pas ? J'ai mon idée, que la suite de ton message vient conforter plutôt que démentir.

| mais je ne crois pas que forcer un travail individuel sans échange puisse
| apporter un avantage significatif. (Il est vrai que chez moi, une partie du TI
| est faite à la maison et que cela n'est pas sans importance et je partage ce que
| tu en dis)

Tu as raison de souligner dans ta parenthèse l'importance probable de ce travail individuel fait à la maison, c'est à dire en fait "sans échanges", hors bien sûr ceux qui ont pu avoir lieu avant et qui auront lieu après. C'est très important en effet, même si tu affirmes dans un premier temps ne pas y croire, et ta parenthèse est sans doute signe d'une représentation chancelante ou en voie de relativisation.... ;-)).

Car tu dis et fais, mine de rien, exactement ce que je fais, unité de lieu mise à part. Le TI dans la formule "castatrice" de la PMEV, sans échanges, c'est un peu cette partie du TI que tes élèves font à la maison. Cette alternance entre échanges et TI sans échanges, cette mise en synergie, est fondamentale à mes yeux.

| - C'est vrai qu'au collège de ma fille il y a encore une grande place faite à
| l'individuel. IL n'empêche qu'elle a en cours d'année fait pas mal de travail en
| commun dans le cadre d'activités de parcours diversifié, de club journal,
| chorale, danse , en réalisations de projets de Techno ou pour des exposés. Son
| collège n'a pourtant rien d'expérimental ni d'ultra-light.

Merci pour cette observation que je vais encore retourner, mais sans malice. Dans le collège de mon épouse, qui est du genre "heavy", tout cela existe aussi, à des détails près. La différence ? Il n'y en a sans doute pas. La lecture que j'en fais ? Un simple constat : excellent dans ce genre d'activités les élèves qui excellent ailleurs, même si d'autres élèves y prennent leur pied et progressent ainsi tout doucement.

J'en reviens donc aux propositions de la "pédagogie de maîtrise" : assurer la maîtrise des apprentissages fondamentaux. Et à mon option préférée, cette PM "à effet vicariant" dont tu dis toi même, en parlant d'autre chose, dans un paragraphe que j'ai sauté pour l'unité de ma réponse mais sur lequel je reviendrai si mes méninges tiennent encore le coup :

"Il me semble que les conditions du conflit socio-cognitif sont mieux réunies
par une très grande visibilité des savoirs et savoirs-faire."

C'est bien pour cela que nous tenons au bilan, de préférence aux nombreux appartés qui se déroulent dans la coopération scolaire "ordinaire" avec une visibilité très réduite. Tu parlais d'autre chose je sais, mais j'y reviendrai car nous ne le négligeons pas non plus, et notre souci de gagner du temps sur les apprentissages fondamentaux grace à la PMEV répond justement à la nécessité de développer aussi d'autres échanges, moins purement scolaires, car c'est important aussi et il y faut du temps.

Je te rends la parole car je n'en ai pas besoin : "Les "cultures" déjà héritées d'expériences bien différentes sont ainsi échangées par bribes nombreuses. ( Il est évident que tous les échanges ne portent pas sur le travail que je propose). Cela m'a toujours paru être un aspect positif permettant les échanges entre enfants de milieux socio-culturels bien différents."

Pour nous, à l'origine, nous pourrions plutôt parler de milieux socio-historico-ethnico-culturels bien différents, avec des enfants dont les arrières grands pères, raille-t-on stupidement, étaient cousins de l'ancêtre de cro-magnon.

Faut-il dire que nous avions besoin d'assurer la "maîtrise des apprentissages fondamentaux" dans les meilleurs délais, pour assurer ensuite comme toi une certaine initiation à des choses moins scolaires mais si déterminantes : le "bombardement culturel", c'est ça. Et pour aller vite, il fallait ne rien négliger, et surtout pas ces processus d'apprentissage premiers - E.V. - qui avaient favorisé le partage des connaissances grace à une parfaite visibilité.

| - Si on regarde un peu plus loin (Mon fils en IUT d'informatique ou ma fille qui
| vient de terminer Sup de Co et qui bosse dans une boite de com on s'aperçoit que
| le savoir faire de travail en équipe prend une place prépondérente avec des
| exigences découvertes en primaire : 3 x 0 = 0; il est donc important à la fois
| que chacun soit capable de fournir sa part de travail et à la fois de travailler
| ensemble.

Bien sûr que tu as raison et cela est vrai dans toutes les professions un peu élaborées comme plus simplement dans la vie associative. Rien à ajouter ici, simplement à te rappeler l'exemple de ta plus jeune : si elle affirme que les "parcours diversifiés" vérifient précocement l'assertion biblique "les premiers seront les derniers", alors j'abdique.

Dans le cas contraire, je maintiens ma "doctrine" : vive le TI avec échanges différés, qui permet aux individus modestes de faire leur trou à l'école, d'apprendre à travailler seuls et aussi ensemble. Comme au bon vieux temps de l'appentissage animal, mais en mieux quand même. Les animaux ne parlaient pas, mais ils pensaient un peu quand même. A force de penser, de se poser des problèmes, il a fallu communiquer et inventer pour cela le langage. Les difficultés d'appentissage peuvent s'inspirer de cette lointaine histoire : on ne peut pas apprendre sans une situation-problème préalable, enseigne-t-on aujourd'hui en bonne pédagogie. Mais des situations problèmes, la PMEV en fournit à la pelle sans même se donner la peine de les fabriquer, simplement en différent les échanges pour en mieux faire sentir la nécessité. Elle peut aussi utiliser d'autres situations-problèmes, comme la pédagogie "ordinaire", mais cela ne lui est plus spécifique.

Bien cordialement,

MM

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