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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 2000 - Juin

De: "Michel MONOT" <magui@offratel.nc>
À: <pedagogie-maitrise@egroups.com>
Objet: Re: [pedagogie-maitrise] bilan fin d annee JPJ et AOJ 1. Copiage
Date : dimanche 25 juin 2000 23:40

La complexité de l'échange me conduit à passer en HTML. Désolé pour les puristes du brut.... ;-)).

----- Original Message -----
From: Jean-Paul JOURDAN <jpjourd@inforoutes-ardeche.fr>
To: <pedagogie-maitrise@egroups.com>
Sent: Monday, June 26, 2000 6:33 AM
Subject: Re: [pedagogie-maitrise] bilan fin d annee Anne Olga JULIEN



| Cette possibilité de "copier" ne devrait pas exister. C'est un reliquat de la
| classe coopérative classique, contre lequel j'ai pour ma part toujours mis en
| garde. La classe PMEV relève bien de la coopération scolaire, que je ne renie
| absolument pas, mais d'une coopération moins spontannée, moins "idéologique"
| peut être ou plus réaliste, plus raisonnée, plus organisée ou organisée
| autrement.
| ___________________
|
| Je ne crois pas que "copier" soit un reliquat de la classe coopérative classique
| mais bien plutôt de la classe frontale !

Je me suis sans doute mal exprimé mais je crois que le problème est de toute façon plus complexe et que la dichotomie "frontal" / "coopératif" n'est pas aussi simple que dans le langage courant.

Je reviens d'abord sur ma propre expression, fautive ou incomplète.

Anne Olga parlait d'un "copiage" avoué par les enfants eux même. Les guillemets avaient évidemment dans ce contexte leur importance.

D'une part, le "reliquat de classe coopérative classique" que j'évoquais ne concernait pas le "copiage" mais "la possibilité de copier", qui avait existé momentannément dans le fonctionnement de AOJ. Peut être aurais je du mieux préciser cela, pour éviter de mettre en cause involontairement et globalement "la classe coopérative classique", mais ma phrase allait quand même dans ce sens.

D'autre part, je me situais notoirement dans une opposition entre "classe coopérative classique" et "classe coopérative de type PMEV" qui ne traitent effectivement pas les échanges entre élèves tout à fait de la même façon. En se construisant autour du concept d'apprentissage vicariant, la PMEV joue sur les prises d'indices, sur la réflexion induite par ces prises d'indices, mais exclut dans son principe les échanges immédiats qui relèveraient eux de la coopération dans l'action.

C'est un choix et il est forcément arbitraire, mais il peut quand même se justifier.

1) Il favorise un meilleur investissement personnel de chaque individu en obligeant à différer la demande d'aide ou les prises d'indices complémentaires. Pas "tout et tout de suite", ici comme ailleurs, ce qui permet éventuellement de continuer à réfléchir. Car même si l'enfant décide - et nous le lui conseillons souvent pour lui apprendre à, "gérer" ses apprentissages" - d'attendre la séance de bilan suivant, son subconscient, peut on penser mais aussi constater, ne lâche pas totalement prise.
Ce "meilleur investissement personnel" se caractérise notamment par un recours assez intensif aux précieux processus hypothético-déductifs. Ces processus ne sont pas programmés par le maître, comme ils peuvent l'être dans certaines séquences de sciences par exemple, et ils ne sont pas non plus les mêmes pour tous, mais ils sont fondamentalement de type hypothético-déductif. De type "micro" hypothético déductif peut être, par opposition aux "vraies" approches de type hypothèse conclusion que l'on peut programmer dans certaines leçons en prévoyant à l'avance quelles seront les hypothèses et les conclusions, mais ils sont quand même de type "si..alors..", comme ils le sont dans le "tâtonnement expérimental" qui porte si bien son nom.

2) Cette approche spécifique, de toute façon, ne dure qu'un temps. Le moment de bilan va très vite redonner leur place aux échanges "interdits" que la PMEV a seulement différés, et il le fera surtout en grand groupe, livrant ainsi à tous des échanges qui auraient pu n'être que duels. Ce détail me parait important, qui me parait favoriser une meilleure lisibilité des échanges. Pour beaucoup d'enfants qui ne savent pas vraiment échanger, ou qui ne peuvent pas car ils sont trop loin du niveau minimum requis, il y a là une possibilité d'apprentissage (vicariant) par observation des échanges structurés qui est je le répète importante. Je ne dis pas que ces échanges structurés n'existent pas dans la coopération "classique", mais ils échappent davantage en première analyse au maître des lieux, et le fait de les avoir placés en PMEV sous le regard du maître me parait quand même très interessant.

3) Cette approche spécifique, qui dans sa subtilité a quand même une importance réelle, n'est pas exclusive d'autres échanges de type coopératif dont elle ne dénie pas l'intérêt. D'une part, parce qu'il existe d'autres possibilités, de travail par ateliers ou petits groupes par exemple, que la PMEV n'interdit pas même si elle donne une place centrale dans son projet à son option propre. La journée est longue, ne l'oublions pas, et le fonctionnement type PMEV ne la monopolise pas. Les "leçons" enfin, que nous n'avons pas voulu définir de façon rigoriste, peuvent prendre bien des formes. Si la PMEV tend à faire apparaître assez fréquemment des leçons de type "synthèse", elle le fait sans exclusive là encore, sans rejeter en particulier certains types de "bonnes leçons" héritées de la classe frontale.

Quant à la classe frontale justement, et en particulier pour ce qui est du "copiage" dans la classe frontale, il s'agit en fait bien souvent de simples prises d'indices, parfois maladroites, opérées dans des conditions de rapidité qui n'autorisent pas toujours une authentique réflexion et de ce fait moins efficaces, mais qui relèvent quand même de l'apprentissage vicariant ou du modeling autant que du copiage stricto sensu.

Le vrai copiage, dans mon esprit, ce serait par exemple de pomper sans réflexion un devoir de maths ou une version d'anglais pour s'épargner du travail et éviter la mauvaise note, encore que celui qui reprend le texte d'une version effectue un travail de réécriture qui lui vaut parfois une meilleure note que l'original....

MM

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