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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 2000 - Juin

De: "Jean-Paul JOURDAN" <jpjourd@inforoutes-ardeche.fr>
À: <pedagogie-maitrise@egroups.com>
Objet: Re: [pedagogie-maitrise] bilan fin d annee Anne Olga JULIEN
Date : dimanche 25 juin 2000 21:37


-----Message d'origine-----
De : Michel MONOT <magui@offratel.nc>
À : pedagogie-maitrise@egroups.com <pedagogie-maitrise@egroups.com>
Date : dimanche 25 juin 2000 08:46
Objet : Re: [pedagogie-maitrise] bilan fin d annee Anne Olga JULIEN

....

Cete possibilité de "copier" ne devrait pas exister. C'est un reliquat de la
classe coopérative classique, contre lequel j'ai pour ma part toujours mis en
garde. La classe PMEV relève bien de la coopération scolaire, que je ne renie
absolument pas, mais d'une coopération moins spontannée, moins "idéologique"
peut être ou plus réaliste, plus raisonnée, plus organisée ou organisée
autrement.
___________________

Je ne crois pas que "copier" soit un reliquat de la classe coopérative classique
mais bien plutôt de la classe frontale !

Je suis d'accord avec le "moins spontannée" et le "organisée autrement" mais il
me semble que le choix de laisser les enfants échanger pendant le TI puisse
aussi ne pas être un choix purement idéologique; un choix réaliste et raisonné.
Il en est ainsi pour moi en tous cas.
( J'ai choisi de laisser cette liberté et j'ai renoncé en même temps à évaluer
le TI. L'important est de faire, pas de faire juste. Je garde ainsi une place à
une évaluation sommative plus traditionnelle qui se passe elle sans échanges
possibles ! )


___________________


Je crois qu'il faut en revenir à ce que disait Patrick GOICHON à propos de la
satisfaction des parents lorsqu'ils évoquent une "préparation au collège". Le
moment important, dans un apprentissage, est celui ou l'on travaille seul, même
si on a pu bénéficier par ailleurs de l'étayage du bilan ou de tout autre
dispositif coopératif. Mais il faut bien comprendre que le collégien, même dans
un collège "avancé", ne pourra pas toujours bénéficier du travail coopératif.
Sauf à verser dans le collège "ultra light", il devra généralement faire une
partie de son travail seul à la maison, et il devra pour cela avoir appris entre
autres choses à se concentrer.

L'interdiction des devoirs a sans doute des effets pervers sur les enfants
qu'elle prétendait aider, et il me parait souhaitable que la façon de gérer le
temps scolaire n'aggrave pas ces effets pervers.

Si bénéfique soit la coopération scolaire "traditionnelle", et sans sous
estimer sa capacité à armer les futurs collégiens en leur facilitant la maîtrise
des apprentissages fondamentaux, ele n'atteint pas je pense l'efficacité de la
coopération "redessinée" que nous pratiquons en PMEV.
___________________

Le fait de laisser les élèves le droit d'échanger pendant le TI n'implique pas
forcément qu'ils vont faire la même chose en même temps. Les situations réelles
sont en effet multiples :

-on peut travailler seul sur un "élément" qui ajouté à ce que d'autres ont fait
va constituer une oeuvre commune avec un rendu unique. (Préparation d'exposé,
site Internet) etc...
-on peut travailler seul avec un rendu individuel
-on peut travailler à plusieurs sur un projet unique avec un rendu collectif
(par exemple le résultats d'une recherche situation problème)
-on peut travailler à plusieurs mais avec obligation de rendu individuel

Je suis particulièrement sensible à l'argument collège. J'ai eu de la part des
parents dès la deuxième année(ils s'appuyaient sur l'expérience des aînés au
collège) les mêmes appréciations que celles rapportées par Patrick. Il me
semble que donner trop d'importance à la situation où l'on travaille à plusieurs
sur un projet unique avec rendu unique pourrait éventuellement être un handicap
mais je ne crois pas que forcer un travail individuel sans échange puisse
apporter un avantage significatif. (Il est vrai que chez moi, une partie du TI
est faite à la maison et que cela n'est pas sans importance et je partage ce que
tu en dis)

Si je parle pour moi d'un choix "réaliste" c'est parce que :

- Le TI comporte du travail sur ordinateur (généralement à plusieurs) ; des
réalisations techniques, des exposés, du théâtre, et de nombreuses activités qui
ne sont pas sur fiches dont une partie est à l'initiativ des élèves. Dans ces
conditions je ne peux pas imposer la non-communication.
- Ce choix permet de gérer une hétérogénéité bien plus grande chaque fois que
l'élève "faible" est socialement bien intégré.
- Il me semble que les conditions du conflit socio-cognitif sont mieux réunies
par une très grande visibilité des savoirs et savoirs-faire. Les "cultures" déjà
héritées d'expériences bien différentes sont ainsi échangées par bribes
nombreuses. ( Il est évident que tous les échanges ne portent pas sur le travail
que je propose). Cela m'a toujours paru être un aspect positif permettant les
échanges entre enfants de milieux socio-culturels bien différents.
- C'est vrai qu'au collège de ma fille il y a encore une grande place faite à
l'individuel. IL n'empêche qu'elle a en cours d'année fait pas mal de travail en
commun dans le cadre d'activités de parcours diversifié, de club journal,
chorale, danse , en réalisations de projets de Techno ou pour des exposés. Son
collège n'a pourtant rien d'expérimental ni d'ultra-light.
- Si on regarde un peu plus loin (Mon fils en IUT d'informatique ou ma fille qui
vient de terminer Sup de Co et qui bosse dans une boite de com on s'aperçoit que
le savoir faire de travail en équipe prend une place prépondérente avec des
exigences découvertes en primaire : 3 x 0 = 0; il est donc important à la fois
que chacun soit capable de fournir sa part de travail et à la fois de travailler
ensemble.

-réaliste enfin parce que depuis bien des années je peux en vérifier
l'efficacité :-)



___________________


Peut être serait il plus simple de "faire en sorte que" cette vérification ne
soit plus nécessaire, car séparer le bon grain de l'ivraie ne va pas toujours de
soi dans ce domaine bien particulier.... Dans les classes ou l'on interdit les
communications "directes", on obtient un silence reposant auquel les enfants eux
même prennent goût, d'autant qu'il leur permet de se concentrer - ce qui est
nécessaire - plus facilement.
...............
La classe, lieu de vie... Bien sûr, mais lieu de vie intellectuelle d'abord et
par définition. Il faut donc faire alterner des moments d'échanges
(intellectuels) et des moments de concentration (intellectuelle). Mieux que les
faire alterner, les mettre en synergie, et c'est ce que nous avons tenté de
faire en PMEV.

...................

Plus tard, quand nous aurons des écoles faites sur mesure, nous pourrons
envisager d'avoir, autour d'une classe forum, des cabines insonorisées qui
permettront la nécessaire concentration. Pour l'heure, je crois qu'il est
difficile de ne pas prendre en compte cette double exigence en organisant la
journée de classe en conséquence.
_________________

Je ne nierai pas le pb du bruit. Il se pose bien plus durement dans certaines
conditions d'effectif et d'architecture. De plus, avec l'âge je deviens
particulièrement fatigable. Cela se mesure en décibels et en temps d'exposition
prolongée. Il me semble que cela appelle aussi des réponses Techniques portant
sur le niveau des voix, sur le nombre de gens qui parlent en même temps mais
aussi sur les tampons de pieds de chaises, la disposition pour tenir compte de
l'acoustique, les tentures pour neutraliser les réverbérations, la musique de
fond etc... qui peuvent conduire au calme sans imposer le silence. J'ai la
chance de pouvoir utiliser la cour quand il fait beau :-)

Tu as tout à fait raison de parler d'organisation de la journée. Dans une
journée de ma classe, il y a des temps de collectifs on on ne parle pas deux à
la fois :-) Je les place en fin de matinée et d'après-midi.
Finalement, si j'interdis les échanges directs pendant le TI, je ne les autorise
que pendant la récré.


Je ne suis pas convaincu que le silence soit d'ailleurs forcément favorable à
tous les types d'apprentissage ou de travail; à tous les élèves. Il y a des
choses que je ne peux pas faire dans le bruit, d'autres que je ne peux pas faire
dans le silence (là j'écoute le match France-Espagne :-) 1 à 1).
Dans la vie courante peu de gens travaillent dans un silence de mort.
Antoine de la Garandie montre qu'il faut des points d'inattention pour pouvoir
soutenir l'attention... c'est peut-être un début d'explication !

Je rêve en conclusion avec toi d'une architecture qui permettent tout ça dans
des conditions encore plus favorables et en attendant j'essaie de faire pour le
mieux dans le meilleur des mondes possible :-) et je sais que j'ai la chance
d'avoir des conditions bien plus favorables qu'Anne_Olga :-)

2 à 1 :-)

Amicalement,

**************************
Jean-Paul JOURDAN Instit/pe cycle 2 & 3
jpjourd@inforoutes-ardeche.fr

Littérature enfantine, pédagogie, liens pour la classe:
http://www.inforoutes-ardeche.fr/encre-sur-toile

Logiciels pour le Web, pour les associations et pour l'école:
http://www.inforoutes-ardeche.fr/encre-sur-toile/telecharg/pages/logiciels.htm

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