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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 2000 - Juin

De: "Michel MONOT" <magui@offratel.nc>
À: <pedagogie-maitrise@egroups.com>
Objet: Re: [pedagogie-maitrise] A. CANTAIS Faut-il absolument terminer le plan de travail ?
Date : dimanche 25 juin 2000 19:05


----- Original Message -----
From: Antoine Cantais
To: pedagogie-maitrise@egroups.com
Sent: Sunday, June 25, 2000 9:23 PM
Subject: [pedagogie-maitrise] Faut-il absolument terminer le plan de travail ?


Il serait à mon avis illusoire voir dangereux d'exiger que chaque enfant termine son plan de travail.

Je suis tout à fait d'accord moi aussi, sans pour autant laisser croire bien sûr que c'est sans importance et que l'enfant est seul juge en la matière. Mais l'esprit des cycles nous interdit de dramatiser les situations de non achèvement, et plus généralement d'enlever toutes les crispations qui freinent les apprentissages : ces crispations sont dangereuses, et leur finalité illusoire en effet.

Mais ne perdons pas de vue que Patrick a un CM2, qu'il se sent comptable des résultats de ses élèves au collège même s'il n'en est pas le seul responsable, et tout cela induit évidemment une certaine tension. J'admets aussi que le gain d'efficacité apporté par la PMEV conduit à lui demander parfois un peu trop.

Je suis opposé aux solutions qui consisteraient à faire des fiches pendant les récréations, le soir en devoirs, à la cantine pendant le repas...

Il n'en est évidemment pas question, mais le cas existe d'enfants qui en demandent pour travailler un peu chez eux. Les devoirs sont interdits, mais le problème n'est pas simple. J'ai souvenir d'un maître qui avait difficilement mais finalement accepté de supprimer les devoirs du soir, et qui au bout de quelques jours est revenu à la charge de plus belle. Des enfants de "squats", ces "squats" étant ici des constructions légères que le climat autorise et que l'on pourrait facilement confondre avec des bidonvilles s'il n'était malséant d'utiliser ce mot, demandaient à emmener des fiches parce que ça les interessait, parce qu'ils venaient de comprendre à la suite d'un bilan, etc... Comment refuser, sachant qu'ils n'ont même pas toujours la télé pour occuper leur temps ? On est fonctionnaire, on a des consignes et on les respecte, on a aussi des principes et on ne fait pas de "forcing", mais on n'en reste pas moins citoyen et républicain.

Les différences de rythme entre les élèves existent et sont souvent profondes dans nos classe.

Hélas !

On ne peut les nier et la PMEV n'est pas la baguette magique qui les fera disparaître.

La PMEV existe parce qu'elle ne nie pas ces différences de rythme. Elle se pose comme un outil assez efficace, non comme une baguette magique. Hélas ! Hélas ! Hélas !

Atténuer ces différences de rythme est un objectif à long terme auquel la PMEV peut contribuer.

L'objectif de la PMEV est de les atténuer, mais d'abord de ne pas les aggraver. L'école fabrique de l'échec, c'est connu, même si elle fabrique aussi de la réussite. On est en plein dans ce débat.

Pour ma part, à chaque début de mini-cycle, lors d'un entretien individuel avec l'élève, on fait le bilan du plan de travail précédent et on fixe un objectif en terme de nombre de fiches pour le nouveau plan de travail en essayant d'augmenter la quantité progressivement. Les élèves ont ainsi la possibilité de ne pas tout faire sans le sentiment d'avoir échoué. C'est aussi tout le travail de mise en confiance, de construction d'une image positive de soit qui peut un peu à la fois faire évoluer les choses.

C'est excellent. Il ne s'agit plus seulement de gérer l'hétérogénéité et les différences de rythme, mais d'arriver à un enseignement "personnalisé", qui prend en charge la "personne", la construction du Moi, la formation du caractère : la volonté de remplir son contrat d'une part, l'aptitude à relativiser et maîtriser l'angoisse de l'échec d'autre part. Dans la littérature pédagogique anglo-saxonne, que j'ai rapidement évoquée sur le site à propos de Bandura, l'aide à la construction d'une image positive de soi est importante et la PMEV ne pouvait pas l'ignorer.

La PMEV apporte sans doute par elle même sur le plan cognitif, méthodologique, affectif, etc.. un terrain favorable et porteur, un "fond de sauce" dirait-on en cuisine pédagogique, mais il reste ensuite bien des façons de l'accomoder. La manière de procéder d'Antoine ne prend pas nécessairement beaucoup de temps, et c'est de toute façon du temps bien investi. On connait l'importance de la relation duelle maître-élève, des petits appartés que la classe frontale ne permet que diffcilement mais qui suffiraient à mettre l'enfant à l'aise et à l'impliquer davantage.

La PMEV n'est évidemment pas une baguette magique, et je le répète pour bien souligner mon accord avec Antoine sur ce point. Ce n'est qu'un outil, d'utilisation parfois délicate, mais dont il faut bien prendre en compte - comme dans nos logiciels ! - toutes les fonctions.

Ce bilan de fin d'année aura eu raison de votre fatigue. Merci.

Amicalement

Bonnes vacances.

Antoine Cantais - 23 CM2 - Faches Thumesnil (Nord)
Antoine.Cantais@ia59.ac-lille.fr

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