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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 2000 - Juin

De: "Michel MONOT" <magui@offratel.nc>
À: <pedagogie-maitrise@egroups.com>
Objet: Re: [pedagogie-maitrise] fin d'année Patrick GOICHON 4. Difficultés spécifiques
Date : dimanche 25 juin 2000 05:31

En marge du problème posé par le brassage en début d'année d'élèves habitués au
fonctionnement en PMEV et de novices, Patrick GOICHON insiste sur la difficulté suivante :

----- Original Message -----
From: Patrick Goichon <patrick.goi@mail.dotcom.fr>
To: <pedagogie-maitrise@egroups.com>
Sent: Sunday, June 25, 2000 12:06 AM
Subject: Re: [pedagogie-maitrise] fin d'année


| du moins positif :
| - une gestion personnelle des quelques enfants très peu investis (qui
| réalisent la moitié du travail prévu par ex.) qui ne me satisfait pas :
| j'ai vraiment l'impression d'être trop sur leur dos, de dépenser trop
| d'énergie pour bien peu d'avantages pour eux comme pour moi et de
| m'éloigner un peu de la philosophie de la pmev.

C'est une difficulté récurrente signalée dans de nombreux messages, surtout en débutant,
assortie parfois de solutions ou d'ébauches de solutions qu'il serait interessant
aujourd'hui - un gros travail en perspective mais potentielement très utile - de recenser.

Ce que je crois pouvoir affirmer pour l'avoir constaté, c'est que tous les enfants plus ou
moins en difficulté pour lesquels on aurait pu craindre ce semi-décrochage ou ce
sous-investissement ne sont pas tombés dans cette catégorie, même s'ils n'ont pas atteint
tout de suite un rendement idéal.

Autre constat : il semble que l'on puisse incriminer, parmi d'autres facteurs, un certain
rejet scolaire antérieur à la PMEV qui devient plus difficile à résorber à mesure que le
temps passe. La situation est plus saine dans les écoles lancées de longue date et dès les
plus petits niveaux, ce qui n'autorise cependant pas à crier victoire et encore moins au
miracle : il y a des cas difficiles, héritage de malmenages divers ou de passés chargés,
décelables ou non.

Parmi les stratégies à développer face à cette situation, il me semble qu'il faille
retenir notamment deux points :

1. Les RASED sont là pour nous aider. Nous réduisons assez sensiblement le nombre de cas à
leur soumettre, mais ceux qui résistent peuvent avoir besoin d'eux, ne serait-ce que pour
trouver une écoute moins impliquée.

2. Il faut parfois être un surhomme pour rester froid devant une situation difficile. Même
si la PMEV amméliore les résultats et la tension de la classe, elle ne le fait pas
suffisemment pour atteindre l'extase pédagogique.... Et comme les collègues qui ont
retenu la formule l'on souvent fait par volontarisme pédagogique plus que pas gout du
confort, ils ne se sentent trop concernés pour laisser couler. J'ai souvenir d'un gosse de
Lunel rétif aux maths qui avait fait l'impasse sur les fiches de maths pendant un mois.
C'était un CM1 et le maître s'inquiétait sérieusement, mais tout était finalement rentré
dans l'ordre, au moins partiellement, avec le temps. Bien sûr, j'avais du co-assumer avec
lui ce choix du "wait and see".

Ceci étant, il y a toujours eu, dans toutes les classes, un nombre d'élèves plus ou moins
grand qui ne bouclaient pas totalement leur contrat. Si on se place dans une perspective
"cycles", on peut accepter assez facilement qu'un gosse de CE2 ne travaille qu'à 50%
puisque deux années sont encore disponibles pour ateindre la maîtrise des notions du
programme officiel. Mais on l'accepte plus difficilement au CM2, cela va de soi. La
question qui se pose est alors très classique : aurait-on mieux réussi dans un système
frontal ?

Enfin, il y a le problème des "surdoués". Plus à l'aise en PMEV, cela semble absolument
certain bien que notre implication dans ce secteur soit encore faible et donc les retours
d'information, ils n'en demeurent pas moins ce qu'ils sont : des enfants pas toujours
disposés à travailler sur du "scolaire", avides d'autres activités (que nous pouvons ou
devons évidemment leur proposer) ou plus simplement parfois de "rêverie", et cela heurte
encore trop nos représentations pour que nous soyons toujours à même de réagir
"positivement".

Faut-il le dire, ce petit tour d'horizon de fin d'année ne prétend pas à l'exhaustivité.

Amicalement,

MM

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