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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 2000 - Avril

De: "Michel MONOT" <magui@offratel.nc>
À: "Liste PMEV" <pedagogie-maitrise@onelist.com>
Objet: [pedagogie-maitrise] RE : Problèmes posés par Nicolas
Date : mercredi 12 avril 2000 21:50

Dans le message privé évoqué par ailleurs, Nicolas avait abordé le problème plus général
de la lecture. Son analyse me parait très pertinente et je n'ai pas grand chose à y
ajouter, mais elle mérite sans doute d'autres réaction.

Nicolas Mirkovic.-

On a déjà parlé il y a quelque temps sur la liste des tables rondes de
lecture, où chaque gamin apporte sa lecture, et que l'on pratique cette
année. La seule contrainte est effectivement d'apporter sa lecture, ça peut
être n'importe quoi mais dans le lot y a toujours des trucs plus ambitieux.
Il faut essayer de donner envie de le lire aux autres. L'instit apporte
aussi son bouquin (livre de jeunesse ;-)) et participe. Les présentations
sont bien sûr pas toujours merveilleuses mais les échanges de livres
fonctionnent bien, on les voit tourner bien après la table (ça nous échappe
et donc on sait que c'est gagné !).

M.M.- C'est déjà très important sinon capital. Je me suis parfois demandé si le rejet de
la lecture, qui conduit immanquablement à cet "ilettrisme de retour" que l'on identifie
abusivement après les test de l'armée à de l'ilettrisme pur, ne provient pas de ce que
l'enfant amalgamme ses mauvais souvenirs scolaires avec l'acte de la lecture qui devait
normalement être un plaisir. Tu le décris bien toi même un peu plus loin.

Nicolas.-

Il faut en revanche que le groupe soit constitué de 7-8 gamins maximum,
pour que chacun participe et se sente impliqué.
Mais ce n'est pas un mince problème que de s'occuper des 2/3 restants,

M.M.- On pourrait reprendre ici l'idée de Antoine Cantais et de ses ateliers.

NIcolas.-

c'est pourquoi il nous arrive aussi très fréquemment de présenter une
lecture à la classe (l'instit seul(e)), en essayant de susciter l'intérêt
(ça peut être simplement en lisant le début), puis de le proposer. C'est la
ruée !

MM.- Ce qui me fait penser au volet "chapitre 1" du site du journal Libération. On se rend
mieux compte, sur un chapitre complet et gratuit, de l'intérêt de tel ou tel bouquin, mieu
x que par la présentation d'un critique, dont je ne nie pas l'intérêt bien sûr.

Nicolas.-

C'est un travail qui nécessite peu de préparation (Il faut tout de même
lire beaucoup de livres de jeunesse),

MM.- Ne faut il pas inclure cela dans le contrat qui nous lie à la société ?

Nicolas.- ... dont les effets sont difficilement
évaluables puisqu'on a exclu a priori l'évaluation du système mais on s'en
rend compte dans les écrits des gamins, par exemple. Surtout cela semble
efficace pour les "faire" lire , ce dont on ne souligne à mon avis jamais
assez l'importance. La pédagogie de la lecture dominante - courts textes et
questions de compréhension, ou lecture suivie avec saucissonnage en
chapitres et encore questions de compréhension - ne produisant jamais cet
effet, même si elle a d'autres mérites.

C'est bien trop tôt pour mesurer les effets à long terme, d'autant que l'on
intensifie ces pratiques seulement depuis 2 mois, mais on a l'impression
pour l'instant qu'il est dans l'ensemble assez facile de faire lire les
gamins ! Dans notre ZEP désert culturel de 10 000 habitants sans une seule
librairie, ça ne semble pas gagné d'avance...

MM.- Raison de plus, à mon sens, pour insister et développer cette orientation.
Quelle évaluation ? Mais on sait bien que l'évaluation de ce genre de pratiques ne peut se
faire que sur le long terme, hors ces constats de changement de comportement parfois quasi
immédiats qui sont toujours utiles pour se faire une première idée de la valeur des
pratiques innovantes.

A défaut de librairie, j'espère que ta ZEP a quand même une bibliothèque de lecture
publique.

Amicalement,
M. Monot

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