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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 2000 - Avril

De: "Michel MONOT" <magui@offratel.nc>
À: <pedagogie-maitrise@egroups.com>
Objet: Re: [pedagogie-maitrise] fiches eleves lents
Date : mercredi 5 avril 2000 20:35

Plus qu'intéressant ce message de Antoine.

J'espère d'abord que personne n'avait compris mon plaidoyer en faveur du bilan comme
exclusif de toute autre forme d'étayage : j'avais au moins souligné que le TI dégageait pour le maître
du temps pour des interventions d'étayage plus directes et individualisées.

Par ailleurs, notre approche était née d'une option "permettant au maître d'observer et de
comprendre ce qui se passe dans les apprentissages", et ce n'était pas pour en conclure
qu'il suffisait ensuite de se croiser les bras en jouissant de cette lumineuse
compréhension. Le TI, comme bien d'autres activités, permet déjà au maître quelques prises
d'indices, mais le bilan reste en général pour lui un observatoire commode, et le plus
grand pourvoyeur d'indices en vue de décisions à prendre ou d'infléchissement à opérer.
Dans l'optique que nous avions adoptée, c'est évidemment important, et n'enlève rien au
fait qu'il puisse sur un autre plan apporter des réponses aux attentes des élèves et
développer leurs capacités d'analyses.

Ce que Antoine nous dit à propos de ses ateliers pourrait susciter une demande de
complément d'information mais ouvre quand même des perspectives importantes. C'est une
approche nouvelle, parfaitement compatible avec le "modèle" initial mais surtout
enrichissante. Si la formule atelier n'est pas en soi nouvelle, la manière dont elle est
traitée mérite attention : elle n'est pas seulement une organisation du travail parmi
d'autres, elle continuer à jouer avec le temps pour prendre en compte les spécificités de
l'apprentissage : les différences de rythme et la nécessité de "donner du temps au temps"
comme on dit en politique, les conflits socio-cognitifs, les allers et retour de sens en
vue de l'émergence progressive de représentations claires, etc... etc..

Si je comprends bien, ces ateliers sont très loin d'être "occupationnels" et s'inscrivent
dans une dynamique murement réfléchie. Chaque groupe passant à tour de rôle par les mêmes
ateliers, on doit pouvoir avoir un double-niveau de conflits socio-cognitifs :
intra-ateliers et inter-ateliers. Elle me
rappelle la formule des ateliers tournants utilisés parfois en maternelle, que les
institutrices avaient
insensiblement modifiée pour faire jouer la "vicariance" quand elles ont découvert le
concept : on s'arrangeait alors délibérément pour que les enfants non concernés par
l'atelier dirigé par la maîtresse, occupés donc à des tâches individuelles d'entrainement
un peu "occupationnelles", puissent entendre ce qui s'y disait, de façon à arriver plus
tard dans l'atelier en ayant déjà des attentes et quelques repères.

J'ai l'impression que Antoine travaille un peu dans ce sens, mais nous n'avions pas
vraiment exploré cette voie, sauf en maternelle. L'important est que l'on évite une
formule trop souvent utilisée et dénoncée en son temps par Meirieu : divers ateliers sur
un même sujet, les uns pour les bons et les autres pour les moins bons, sans que tous
passent obligatoirement par l'atelier, cela en vertu d'un étiquetage préalable un peu
intempestif au nom du "s'adapter au niveau des enfants".

Une question à laquelle j'hésite moi aussi à répondre : peut on parler de régulation
"pro-active" ? A l'origine, celle-ci se dessinait après une évaluation ayant mis en
évidence des apprentissages non réussis : au lieu de revenir immédiatement sur la notion
pour remédier à l'échec (reg. rétroactive), on différait, comptant sur un brassage d'idées
qui de lui même permettrait aux apprentissages non réussis (ou inachevés) de s'achever.
Cétait une façon de contourner l'obstacle, de ne pas bloquer toute la machine pour un
échec partiel qui nécessitait plus que jamais de rappeler qu'on n'évalue pas un
apprentissage en train de se faire et que les apprentissages, d'une manière générale, se
font par des allers et retours de sens peu compatibles avec des porgressions strictement
linéaires.

En fait, Antoine part du constat que des échecs sont prévisibles et qu'il vaut mieux les
prévenir, qu'il faut étayer les apprentissages pour éviter les échecs au lieu d'attendre
de les avoir constatés pour y remédier ensuite. Il intervient avant même toute évaluation
alors que le concept "pro-active" était né d'un parti pris d'évaluation systématique et un
peu forcené avec lequel l'équipe de Genève avait senti le besoin de prendre ses distances.
Ceci étant, l'esprit de la démarche est bien un peu le même que celui de la régulation
pro-active. Il y a anticipation sur des apprentissages qui vont devoir se faire et qui se
feront à leur heure si on ne se contente pas d'attendre que passe le temps, mais qu'on lui
donne des "temps" pour qu'il fasse son oeuvre.

Et puis, puisque nous parlons "temps", Antoine nous dira si cela alourdit encore sa tâche,
car j'ai noté cette correction des cahiers ex-situ sur laquelle on peut craindre des
questions... très classiques.

Je ne vous cache pas que j'aurais en tout cas bien besoin ici de spécialistes pour
clarifier ce problème de sens, car nous aurions besoin nous aussi parfois d'allers et
retours de sens....

Amicalement à tous,

MM


----- Original Message -----
From: antoine.cantais <Antoine.Cantais@ia59.ac-lille.fr>
To: <pedagogie-maitrise@onelist.com>
Sent: Wednesday, April 05, 2000 7:09 AM
Subject: Re: [pedagogie-maitrise] fiches eleves lents


| Pardon pour cette réponse un peu tardive... un peu débordé... les vacances
| arrivent, ça devrait s'arranger...
|
| Comme je l'ai déjà expliqué sur la liste, si j'ai emprunté l'essentiel de la
| PMEV, j'ai aussi choisi de diversifier les sources d'étayage et de ne pas
| m'en remettre au bilan seul :
| - Pendant chaque période de 3 semaines, des "ateliers" quotidiens sont
| destinés à préparer (peut-être au titre d'une régulation proactive ?) les
| T.I. de la période suivante. Il s'agit essentiellement de situations
| problèmes en maths ou en français menées par 1/3 de classe mais pour tous
| les élèves sur 3 jours. C'est l'occasion d'apprendre avec les autres
| (conflit socio- cognitif), c'est aussi pour moi l'occasion, vu l'effectif
| réduit, de solliciter, d'observer chaque élève. Ces ateliers sont destinés à
| démarrer les apprentissages qui seront poursuivis pendant les TI de la
| période suivante. Ils permettent aux élèves de prendre confiance et de
| pouvoir démarrer certaines fiches dès le début de la période.
| - L'entraide entre les élèves qui est autorisé, encouragé pendant les TI.
| Certains élèves prétendent que les copains expliquent mieux que moi. tant
| mieux !
| - Un classeur d'aides papier.
| - Quotidiennement, mon aide individualisé suivant des repérages effectués
| lorsque je corrige les cahiers (toujours à la maison).
| - Les bilans qui malgré ces différents dispositifs s'avèrent nécessaires et
| toujours riches. D'ailleurs, à raison de 30 mn par jour, c'est plutôt le
| temps qui manque pour répondre à toutes les demandes (d'aides ou
| d'interventions).
|
| Amicalement
|
| Antoine Cantais - 23 CM2 - Faches Thumesnil (Nord)
| Antoine.Cantais@ia59.ac-lille.fr
| ----- Message d'origine -----
| De : "Patrick Goichon" <patrick.goi@mail.dotcom.fr>
| À : <pedagogie-maitrise@onelist.com>
| Envoyé : mercredi 29 mars 2000 18:13
| Objet : Re: [pedagogie-maitrise] fiches eleves lents
|
|
| > From: "Patrick Goichon" <patrick.goi@mail.dotcom.fr>
| >
| > Salut,
| >
| > Le 18/03/00, j'ai écrit :
| > >Depuis deux périodes, je propose sur le plan de travail des activités de
| > >découverte des notions travaillées à réaliser à deux. Les couples
| > >changent régulièrement et les échanges observés sont souvent
| > >intéressants et ont permis à plusieurs enfants d'entrer dans le travail
| > >individuel avec plus de confiance. J'aimerais savoir si d'autres ont
| > >inclu des moments de travail collectif dans le plan de travail et s'ils
| > >ont observé un appauvrissement des bilans dû au fait qu'une partie des
| > >difficultés est résolue par paires (ce n'est pas le cas chez moi pour le
| > >moment, les bilans en sont même un peu dynamisés).
| >
| > Personne donc ?
| >
| > Patrick Goichon

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