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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 2000 - Mars

De: "Michel MONOT" <magui@offratel.nc>
À: "Liste PMEV" <pedagogie-maitrise@onelist.com>
Objet: Re: [pedagogie-maitrise] fiches eleves lents
Date : jeudi 30 mars 2000 01:41

From: "Michel MONOT" <magui@offratel.nc>


----- Original Message -----
From: Patrick Goichon <patrick.goi@mail.dotcom.fr>
To: <pedagogie-maitrise@onelist.com>
Sent: Thursday, March 30, 2000 3:13 AM
Subject: Re: [pedagogie-maitrise] fiches eleves lents
From: "Patrick Goichon" <patrick.goi@mail.dotcom.fr>
|
| Salut,
|
| Le 18/03/00, j'ai écrit :

| >Depuis deux périodes, je propose sur le plan de travail des activités de
| >découverte des notions travaillées à réaliser à deux. Les couples
| >changent régulièrement et les échanges observés sont souvent
| >intéressants et ont permis à plusieurs enfants d'entrer dans le travail
| >individuel avec plus de confiance.

Xavier avait fait état dans le passé de faits semblables. Ne pas oublier que Xavier, qui a
créé la liste,
ne venait pas du frontal, et qu'il avait donc abordé la PMEV en conservant certains
acquis. Dans notre prmière approche, un de nos pionniers venait de même de "chez Freinet"
et il avait lui aussi conservé certaines pratiques, emrpuntant à la PMEV surtout les
innovations qui mui paraissaient fondées : le travail sur une période plus longue pour
améliorerla gestion de l'hétérogénéité, et le bilan quotidien pour étayer initialement les
apprentissages mais aussi pour favoriser ce que nous avons mis en évidence par la suite :
le développement d'aptitudes à l'analyse des situations qui sont une caractéristique
fondamentale du bon élève.

J'aimerais savoir si d'autres ont
| >inclu des moments de travail collectif dans le plan de travail et s'ils
| >ont observé un appauvrissement des bilans dû au fait qu'une partie des
| >difficultés est résolue par paires (ce n'est pas le cas chez moi pour le
| >moment, les bilans en sont même un peu dynamisés).|

C'est là en effet le problème que j'avais soulevé au départ : le risque d'appauvrisseent
du bilan. Nous avons toujours considéré le bilan comme le coeur du système, parce qu'il
permettait aux élèves peu scolaires de prendre des indices, d'observer le comportement de
leurs camarades au profil plus scolaire, mieux que dans le contexte traditionnel où les
"bons" sont trop mis sur un piedestal, et cela surtout dans un dispositif qui permettait
aussi aux moins bons de se lancer à leur tour en se modelant sur les plus aisés. Il y
avait dans ce dispositif, dès le départ, mise en oeuvre de possibilités vraiment plus
efficaces d'étayage des tâches et des divers comportements du métier d'élève, telles qu'on
pouvait les souhaiter dans le cadre d'une pédagogie de rééquilibrage des chances sinon
d'égalisation. Nous avions aussi bien vu l'importante mise en oeuvre des échanges oraux
utiles au développement langagier, que nous soulignons davantage encore aujourd'hui à la
lumière des pertinentes remarques de certains observateurs linguistes : importance de la
fonction cognitive du langage, quelque peu perdue de vue peut être dans un système ou le
"tout communication" tend à brouiller un peu la mise.

Il va sans dire que si le dispositif de travail par paires que tu as mis en place tend
plutôt à amméliorer le bilan, ce ne peut être que positif, et va mieux encore en le
disant.

Juste un rappel, sans tourner à l'obsession, mais pour mieux nous situer. A l'origine, la
PM modèle américain cherchait à rivaliser avec le dispositif d'enseignement reconnu le
plus efficace qui est le préceptorat. Impossible bien sûr de mettre un maître derrière
chaque élève, mais possible en revanche de moduler la classe en fonction de cette
perpsective, d'où le TI et le bilan, dont j'ai dit par ailleurs les avantages qui vont
peut être au delà de ce qu'apportait le préceptorat. Reste le problème du TI, je veux
dire d'un travail vraiment en tête à tête avec soi, dont nous savons bien qu'il reste
indispensable pour apprendre, pour s'entraîner et pour faire le point, etc.. Pour avoir vu
à l'oeuvre de nombreuses classes Freinet ou autres, je pense, sans l'avoir mesuré de façon
rigoureuse comme l'a fait la DEP, qu'il varie beaucoup d'une classe à l'autre, et que
l'impact de cette variation ne peut pas être négligeable. Il y a un équilibre à trouver
entre le TI "pur" et le travail en paires ou en groupe, chacun ayant ses avantages, aucun
n'en ayant assez à lui seul pour prétendre à l'exclusivité.

Il est difficile sinon impossible de proposer arbitrairement une quelconque répartition,
mais je pense que le moment du bilan, en ce qu'il nous permet comme le voulaient les IO
Cycles "d'observer et de comprendre ce qui se passe dans les apprentissages", nous permet
de trouver les meilleurs équilibres, ou les moins mauvais diront les pessimistes. Mais les
optimistes savent bien que rien n'est jamais parfait, et que les blasés n'ont jamais rien
fait avancer.

Bon courage donc à tous.

Amicalement,

MM

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