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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 2000 - Mars

De: "Michel MONOT" <magui@offratel.nc>
À: <pedagogie-maitrise@onelist.com>
Objet: Re: [pedagogie-maitrise] Charge de travail - Nicolas Mirkovic
Date : mercredi 8 mars 2000 21:02

Quelques éléments à propos d'un message de Nicolas parvenu le 26 Janvier
pendant mon absence, en vous priant de m'excuser de ce retard.

Nicolas avait écrit à propos de la charge de travail :

> Je distingue deux charges : la préparation de la classe (fiches, leçons...)
> et le suivi du travail des enfants (corrections essentiellement).
>
> Pour ce qui concerne la première, il me semble que la quantité de travail à
> fournir est semblable à celle que je connaissais en frontal. Je dirais
> simplement qu'elle est, en PMEV, irrégulière puisqu'importante au moment de
> la préparation du plan de travail (fiches, feuilles de suivi...), plus
> légère le reste du temps. Le tout est donc de s'organiser.

Question d'organisation en effet. Ici, les maîtres travaillaient souvent à
plus long terme, repéraient parfois très à l'avance la matière de leurs
futures fiches. La préparation de la nouvelle période leur paraissait ainsi
mieux étalée, et le coup de feu final moins lourd. Peut être
bénéficiaient-ils aussi d'une organisation de la semaine scolaire ménageant
un long week-end (samedi+dimanche)

> Là où le bât blesse, si je puis dire, c'est relativement au suivi du travail
> des élèves. Je me retrouve avec un temps incompressible, quotidien, d'une
> heure au moins, parfois 1 h 30, pour la seule correction des cahiers
> d'exercices (travail individuel du matin). S'ajoutent des temps variables
> mais importants aussi pour la correction de fiches de lecture, d'évaluations
> et travaux divers : trois quarts d'heure par jour en moyenne.
> Il est vrai que l'effectif de ma classe est chargé.
> Je précise que je sais corriger (très) vite (avantage par rapport aux
> débutants).

On ne peut évidemment supprimer cet aspect, très variable selon les niveaux
et les effectifs. Je n'ai jamais fait d'enquête systématique, mais seulement
recueilli des avis : globalement, plutôt moins de fautes au dm² mais sur un
volume de travail souvent plus conséquent.

Il était admis que les cahiers devaient être suivis de près, mais pas
nécessairement au quotidien comme on le conçoit en pédagogie frontale et pas
non plus de façon aussi stricte. Il était facile de mettre en évidence une
nette ammélioration des résultats sur une période longue même si on pouvait
trouver ici ou là sur tel ou tel cahier quelques fôtes oubliées par le
maître. Ne comptaient vraiment que les échanges en tête à tête avec le
maître, les suivis de cahier faits au bureau lors du TI.

Il y aurait là matière à discussion sur la pédagogie de l'imprégnation, que
je ne rejette pas complètement. Mais je pourrais rappeler ici un intertitre
du dernier " Monde de l'education " dans son dossier intitulé "l'Inspection
: règne de l'hypocrisie" : " on vient regarder brièvement comment le maçon
pose quelques briques, mais on ne revient jamais vérifier si la maison tient
debout. "

>Je ne passe pas trop de temps sur la correction d'un travail,

La correction, oui, si elle s'avère efficace. Si elle ne sert qu'à donner
une bonne image du maître, on peut se poser des questions. Il est recommandé
depuis longtemps de corriger en présence de l'élève, pour pouvoir analyser
les fautes avec lui. C'est efficace, mais ne profite qu'à un élève
particulier et c'est un peu dommage. Dans le système PMEV, outre que ce
moment de correction personnalisée est maintenu et parfois renforcé, le
moment de bilan apporte de multiples possibilités d'analyse des fautes, mais
surtout de prévention de certaines fautes.

> c'est la gestion qui m'en grignote (pour reporter le résultat sur la fiche
> de suivi des élèves, il faut repérer, en colonne, le nom de l'élève et, en
> rangée, le travail effectué... et ceci à chaque fois).

Je suppose que tu utilises comme beaucoup un tableau global de suivi géré
par les élèves, avec des gommettes par exemple, et que tu doubles celui-ci,
par sécurité, d'un document (ou plusieurs) que tu gères toi-même.

C'est lourd, incontestablement, surtout dans une classe très chargée qui
oblige à une très grande rigueur. Avec un effectif plus raisonnable, les maî
tres connaissant bien leurs élèves, ce suivi est moins obsédant et peut à la
limite se faire dans la foulée.

> Sinon, je ne me plains pas de la PMEV. Je ne regrette pas le changement,
> j'aimerais avoir moins de travail après la classe, c'est tout et c'est déjà
> beaucoup. Sans doute s'agit-il en partie d'organisation, d'adaptation à une
> autre façon de faire.

Peut être aussi à une autre façon de voir les choses. Il y a le temps de
travail qui se déroule en présence des élèves et celui qu'on leur doit
encore mais qui se déroule hors de leur présence. Je ne pense pas que ce
second temps puisse être éludé, mais je ne pense pas non plus que son
efficacité soit proportionnelle à la durée qu'on lui consacre. Avoir moins
de travail après la classe est une revendication légitime qui ne met pas
nécessairement en péril l'efficacité de la classe. Ce problème ne nous
échappait pas : investir dans la correction des cahiers n'est pas
nécessairement efficace, et sans doute moins efficace que d'investir dans la
réflexion. Réflexion générale, sur la conduite de la classe, réflexion sur
les exercices à proposer, etc....

C'est un vrai problème. Nos pratiques restant relativement confidentielles,
le problème ne se pose que ponctuellement ici ou là et sa solution dépend de
la situation locale : du profil du praticien et de celui de l'inspecteur.
Lorsqu'il s'est posé à l'échelon d'une circonscriptiuon, il a été nécessaire
de réduire la pression du contrôle pointilliste mais nous n'avons pas eu de
mauvaise surprise.

Cordialement,

MM

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> Jean-Pierre Garcin - Loiret - 28 CM1
> j-p.garcin@wanadoo.fr
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