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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 2000 - Février

De: "Michel MONOT" <magui@offratel.nc>
À: <pedagogie-maitrise@onelist.com>
Objet: [pedagogie-maitrise] Re: questions supplémentaires pour néophite
Date : lundi 28 février 2000 22:35

----- Original Message -----
From: Annick Hélène <annick.helene@free.fr>
To: <pedagogie-maitrise@onelist.com>
Sent: Tuesday, February 29, 2000 4:48 AM
Subject: [pedagogie-maitrise] [pedagogie-maitrise] : questions
supplémentaires pour néophite


> Bonjour,
>
> Je viens de m'abonner à la liste de diffusion et je suis ravie du premier
> message publié que je viens de recevoir.
> Je viens de faire la même démarche que Chantal Domenge, j'ai été aussi très
> séduite par la démarche, pratiquant déjà depuis quelques années, mais
> ponctuellement, du travail par "plan" (sur 15 jours chez moi !) .

15 jours ou trois semaines.... ce n'est à vrai dire pas très important au
départ. Nous insistons sur la nécessité d'une période longue, qui permette
aux élèves de prendre leurs marques, de gérer la progression de leur travail
sur une durée qui est à la fois quantitativement significative et par là
rassurante, car savoir que l'on a du temps devant soi est rassurant. Bien
sûr, il y en a qui vont se sentir tellement rassurés que .. etc.. Vous
n'êtes pas tombée de la dernière pluie et vous connaissez le problème ...

En fait, même les maîtres déjà entrainés commencent toujours une nouvelle
année ou une nouvelle classe par une période plus courte pour permettre aux
élèves qui ne sont pas habitués à nos règles du jeu de les découvrir et de
s'y habituer. C'est "un coup pour rien" en quelque sorte, comme quand on
enseigne aux enfants un nouveau jeu. Les enfants ont besoin d'exemples pour
comprendre, et cette maxime que cultive la PMEV vaut aussi pour
l'apprentissage du processus qui va permetytre de la mettre en oeuvre.

> J'ai aussi plein de questions qui surgissent et j'ai eu dans ce message déjà
> certaines réponses.
>
> Pour éviter les "redites", j'ai voulu consulter moi aussi les archives, mais
> apparemment il y a problème... J'espère que ce sera vite résolu... Merci de
> nous tenir au courant !
>
> Voici cependant quelques questions "naïves" comme dit Chantal :

Ne craignez pas les questions naïves. Notre système de diffusion à distance
les appelle et les rend même nécessaires. Mais il nous permet aussi un
parallèle avec la PMEV elle même : comment savoir ce qui bloque un enfant
dans un apprentissage quel qu'il soit ? Un petit détail parfois, auquel nous
ne pensons même pas, que le bilan va pemettre de faire émmerger. Ce petit
détail et vos questions dites "naïves" sont de la même nature.

>
> - comment se gère le début d'année scolaire ? (introduction progressive,
> moins d'exercices ou autre... etc...? Pour info, j'ai un CE2.)

On peut imaginer de faire d'abord une première demi-journée d'essai, le
mercredi ou le samedi matin selon le cas. C'est ce que certains maîtres qui
veulent se lance font dans un premier temps, pour "sentir" le problème et
prendre leurs premières marques.

A partir de là, ils font comme je le disais un essai plus long, sur une
semaine par exemple, pour que les enfants comprennent l'intérêt du moment de
bilan, pour qu'ils fassent l'expérience de la "révélation", du petit détail
qui leur échappait et bloquait leur compréhension. Pour le maître, ce
premier essai est important aussi : même s'il a compris le principe, il faut
qu'il en fasse l'expérience pour en être définitivement convaincu.

Introduction progressive ? Je crois avoir à peu près répondu mais reprécisez
vos questions le cas échéant.

Moins d'exercices ? Une grande variété en tout cas, sans quoi la liberté de
choisir sera un leurre et elle participe directement au "plaisir" de
l'enfant, qui ne prendra conscience que plus tard du fait que cette liberté
le met en situation d'analyser son travail, ce qui correspond à un autre
degré de plaisir, plus intellectuel cette fois.

> - pour chaque compétence travaillée, faut-il envisager 3 - 4 exercices
> "progressifs" dans la difficulté en sachant que l'on souhaite que tous aient
> fait le 1er et le 2e par exemple, du fait que tous ne finiront pas ?
> (J'ai cette année un élève qui n'arrive à faire qu'un tiers du travail
> proposé !)

C'est là un bon exemple de ce que vous "sentez" et qu'il ne m'appartient pas
de juger car je ne peux moi non plus, à distance, tout comprendre de vos
classes. Moi aussi, j'aurais besoin parfois de vous poser des questions
naïves pour me faire une représentation correcte de votre classe.

Votre question est en tout cas une bonne question qui contient déjà la
réponse. Dans certaines situations, où les enfants ont déjà des bribes de
connaissances sur les notions programmées, car ils les ont déjà rencontrées
les années précédentes, cette progressivité linéaire sera moins nécessaire.
Je l'ai déjà dit dans une réponse précédente et je le répète : la PMEV peut
se passer de progressions rigoureusement linéaires, du type "enseignement
programmé", mais elle ne les exclut pas et les interdit encore moins !...

> - en fin de période, comment gérer une évaluation ? Justement sur la base
> des "minimas" demandés ?

Bonne question là encore mais qui hélas - car je la cherche encore - ne
contient pas cette fois la réponse. Je crois seulement qu'il faut faire
simple et faire confiance au temps et au travail silencieux de la boîte
noire. Malgré toutes les précautions que nous prenons pour ne pas avoir à
évaluer négativement des apprentissages en train de se faire, comme trop
souvent dans les classes frontales, nous courrons ce risque en permanence.
D'ou la nécessité de ne pas dramatiser les échecs, de reprogrammer certaines
notions lors des périodes suivantes même si l'on sait qu'elles reviendront
de toute façon sur le tapis les années suivantes, car nous ne voulons pas
trop "remettre à demain ce que l'on peut faire aujourd'hui". Mais j'ai aussi
envie de vous dire que la version caricaturale de cette maxime, je veux dire
le "ne pas remettre à demain ce que l'on peut faire plus tard", n'est pas
totalement infondée, car le travail qui se fait dans la "boîte noire" est
assez diférent du travail au sens habituel du terme.

Les théoriciens de la PM, je veux dire ceux qui ont produit le livre
genevois qui nous a servi de point de départ, ont introduit la notion de
régulation "proactive". On peut revenir sur une notion qui n'est pas passée,
c'est de la régulation ou de la remédiation "rétroactive", mais on peut
aussi "laisser courrir" en quelque sorte, sachant que la dite notion va de
toute façon ressurgir sous une autre forme sans même avoir été reprogrammée,
et c'est cela que l'on peut appreler régulation ou remédiation "proactive".
A rapprocher des "maximes" évoquées au paragraphe précédent, en notant que
l'expression "remédiation proactive" fait plus sérieux que la maxime boutade
: un peu d'humour ne nuit pas et l'on sait bien que les boutades contiennent
une part de vérité.

>
> Merci d'avance pour les réponses (ou références peut-être d'archives
> redevenues accessibles...) !

Pour ce problème d'archives, Xavier essayera de voir quand il aura un
moment. Si le site de la liste One-list les a perdues, j'en possède une
partie, mais mon propre site chez Offratel est très limité (2Mo) et ne peut
donc les accueillir. Dans l'immédiat, je vais quand même essayer d'ajouter
sur ce site quelques unes des questions qui viennent de surgir, tant celles
des néophytes que celles des plus anciens.

Restant à votre disposition, bien cordialement.

Michel MONOT
magui@offratel.nc
Pédagogie de Maîtrise à effet vicariant :
http://www.offratel.nc/magui

"Nous ne vous demandons pas de répéter nos formules, mais de vous en servir
pour découvrir ce que nous n'avons pas encore découvert." (Gaston BERGER)

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