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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 2000 - Février

De: "Michel MONOT" <magui@offratel.nc>
À: "Liste PMEV" <pedagogie-maitrise@onelist.com>
Objet: [pedagogie-maitrise] Re: [pedagogie-maitrise] Questions : Patricia : problématique accélération
Date : jeudi 24 février 2000 21:59

From: "Michel MONOT" <magui@offratel.nc>

Le message de Patricia vient renforcer celui de Marie Christine et
souligner une nouvelle fois l'importance et la difficulté spécifique de la
conduite du bilan. Comme dans bien d'autres approches pédagogiques, il est
nécessaire de varier les formules, ce qui ne semble pas mettre en cause la
fonction générale d'échange et d'étayage du moment de bilan.

Comme le disait Marie Christine, nous avons parfois conscience que le bilan
ne marche pas comme on le voudrait, ceci je crois par référence aux séances
où il a très bien fonctionné. Sans renoncer à un certain perfectionnisme, il
faut se rappeler que rien n'est jamais parfait et en prendre acte. Trop de
culpabilisation ne serait pas justifié.

Mais je veux surtout revenir pour ce qui me concerne sur ce problème des
différences de rythmes d'apprentissage et d'accélération qui est à nouveau
posé.


----- Original Message -----
From: Patricia <patou.p.@wanadoo.fr>
To: <pedagogie-maitrise@onelist.com>
Sent: Thursday, February 24, 2000 9:50 PM
Subject: Re: [pedagogie-maitrise] Questions


Paricia a écrit :

> La petite fille de CE2 à qui j'avais proposé en début d'année de faire les
> fiche s de CM1 continue à les faire et se révèlent être la plus "douée" du
> groupe de CM1. Je vous laisse imaginer comment elle devait s'ennuyer
> l'année dernière dans un CE1 où le travail indifférencié ne lui laissait pas
> la possibilité de progresser à son rythme.

Vous apportez de l'eau au moulin de Jacques Bert. S'il s'agissait d'un
garçon, l'ennui serait vite devenu indiscipline et l'étiquette "mauvais
élève" ne serait pas loin. Hélas, ce n'est pas qu'une hypothèse d'école,
mais est-il clair pour autant que le problème ne concerne pas seulement ces
quelques élèves doués que l'école, dans son mode traditionnel de
fonctionnement, condamne à piétiner ?


> De plus en plus il me semblerait intéressant de faire des classes de cycle
> (les 3 années ensemble). Je sais que celà a déjà été discuté sur la liste.
> Mais je ne peux même pas l'évoquer au sein de l'école où tous prennent cela
> pour une bonne blague.

Autre bonne blague sans doute : les élèves doués et les moins doués nous
posent en fait le même problème. C'est le fonctionnement de la classe qui
est en cause et il faut le redire inlassablement.
Mais je pense aussi qu'il faut prendre en compte cette résistance et
chercher éventuellement comment la contourner.
J'avais pour ma part renoncé à imposer des classes de cycles, ou même à les
suggérer. On m'avait assuré que je me heurterais à des refus, car elles
n'étaient nullement rendues obligatoires par la réforme des cycles, ce qui
est exact; que l'on générerait surtout de grosses difficultés car les
maîtres n'étaient prêts ni techniquement ni mentalement, et que les enfants
en feraient alors les frais. Même contestable, l'argument ne pouvait être
ignoré.
Il semble aussi que les classes de cycle aient
parfois été préconisées dans un souci d'économie, pour gagner des postes, ce
qui rendait le sujet brûlant.

> Mon directeur est toujours dubitatif sur le fonctionnement PMEV mais nous en
> parlons régulièrement et les résultats de la classe semblent montrer que ce
> n'est pas si peu efficace qu'il le pense , et que c'est tout à fait gérable.

A-t-il des arguments précis ? Il accepte en tout cas d'en discuter et c'est
tout à son honneur. Que dit-il du cas de votre élève de CE2 ? A-t-il
conscience qu'au delà de ce cas particulier tout le problème du "rendement"
de l'école est en fait posé ?

Quoi qu'il en soit, le cas de cette enfant de CE2 est significatif. Ce
phénomène d'accélération a été signalé par beaucoup de co-listiers, et il
est juste de préciser que ce n'est pas tout à fait une nouveauté : il se
rencontrait assez régulièrement dans les classes à plusieurs cours, sans que
la PMEV y soit pour rien.

Mais il faut aussi rappeler que c'est précisément
ce phénomène d'accélération constaté dans les classes multi-cours que la
PMEV a voulu reprendre dans les classes à un seul cours, en faisant
l'hypothèse que cette accélération reposait sur ce que Reuchlin proposait
d'exploiter et qui pouvait aider tous les élèves.
"Hypothèse" est d'ailleurs en partie impropre : pour avoir été
élève de classe unique, j'en avais vécu involontairement le processus et je
m'en souvenais; pour avoir été aussi élève de classe "ordinaire", je savais
qu'une part de "copiage" peut être utile, et que celui-ci, bien qu'interdit,
pouvait favoriser l'apprentissage. Cette expérience personnelle n'est pas
une exclusivité, et j'ai rencontré depuis bien des gens qui ont aussi pris
conscience de cette réalité.

Merci pour votre message et bonne fin de vacances.

Michel MONOT
magui@offratel.nc
Pédagogie de Maîtrise à effet vicariant :
http://www.offratel.nc/magui

"Nous ne vous demandons pas de répéter nos formules, mais de vous en servir
pour découvrir ce que nous n'avons pas encore découvert." (Gaston BERGER)

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