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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 2000 - Janvier

De: Michel MONOT <magui@offratel.nc>
À: Liste PMEV <pedagogie-maitrise@onelist.com>
Objet: [pedagogie-maitrise] Re: Charge de travail
Date : dimanche 23 janvier 2000 02:44

From: "Michel MONOT" <magui@offratel.nc>

Bonjour à tous,

Eric Vermeulen avait fait au départ une remarque assez inquiétante : pour ce qui est du travail de préparation supplémentaire, la PMEV peut donner envie de fuir... Et même s'il reconnaissait être moins énervé, cela n'était guère rassurant. Restait bien sûr un non dit : si Eric s'est mis à la PMEV et s'il y reste, c'est qu'il doit avoir quelques raisons. Et peut être d'abord la même raison que nous au départ : une certaine curiosité sans doute, mais surtout une conception du métier et de nos responsabilités dans une société que nous voudrions plus juste.

Il n'empêche. Ignorer que le métier est fatiguant, et croire que l'on améliorera les résultats de l'école avec des maîtres encore plus fatigués relèverait de l'illusion. Mes souvenirs sur ce point remontent à loin. Ni mon grand père "hussard noir" ni ma mère instit ne me démentiraient sans doute. La classe frontale s'est répandue car on y voyait un moyen de diminuer la fatigue. La parole a été censurée et le silence imposé pour les même raisons, mais les enfants avaient besoin de parler entre eux pour apprendre. Au bout du compte, ces choix ont été souvent responsables de difficultés de progressions qui sont parmi les premières sources de fatigue et d'injustice, mais il est étrangement difficile de les remettre en cause et l'école semble bloquée. Existerait-il un moyen d'améliorer les résultats sans ajouter à la surcharge et en diminuant parallèlement la fatigue du maître ? Ou bien cela relève-t-il de l'utopie ?

Implicitement, nos échanges semblent le prouver, ce moyen existe, mais les avis exprimés montrent que le problème est complexe.

Pour Nicolas Mirkovic, la PMEV n'est pas fatigante en elle même, mais le travail qu'elle lui permet de faire en plus constitue évidemment une surcharge. Il n'y a pas lieu selon lui d'en débattre, c'est donc qu'il accepte ce résultat. Sa position semble rejoindre un avis très souvent exprimé : la fatique est un phénomène en partie subjectif, et ce qui est le plus fatiguant est finalement ce que l'on n'arrive pas à faire et que l'on voudrait tant pouvoir faire. Souvenons nous du concept de travail "gratifiant".

Pour Marie Christine Toulas, si la surcharge a été importante au départ et compte tenu d'une classe un peu particulière, aujourd'hui elle se régale. J'imagine qu'elle est quand même parfois fatiguée, mais la remarque précédente semble donc valoir aussi pour elle.

Pour Marie Christine Cosson, l'impression est globalement la même. C'est la nouveauté qui lui a coûté, tant pour la préparation du travail que pour les évaluations, mais à eux seuls les résultats de ces évaluations semblent lui faire accepter aujourd'hui tout ce qu'elle a du sacrifier pour changer ses habitudes.

Parallèlement à ces notations sur la charge de travail, reviennent avec une certaine insistance des remarques sur les fiches utilisées. C'était déjà la préoccupation de Eric, qui cumule en ce moment toutes les surcharges : celle du lancement de la PMEV proprement dite, celle des fiches faites par ordinateur dont chacun a pu constater qu'elles doivent évidemment lui coûter pas mal de temps, et celle enfin du site qu'il a mis en place pour lui-même et pour son école et qui lui aussi est évidemment très "chronophage". Que la PMEV ait pu inciter Eric a lancer un site et a travailler sur ordinateur, ou qu'elle ait pu donner un surcroît de travail à Nicolas à cause de l'éveil, ce sont des effets incidents que je ne néglige pas mais qui doivent être relativisés : la PMEV, par elle même, n'est pas si nuisible que cela.

Bernard Bechon, même s'il n'est pas encore tout à fait au point, a bien situé le problèmes des fiches, et tous les avantages qu'il retire de leur mise au point personnelle et artisanale, adaptées à chaque cas et nécessairement évolutives. Marie Christine Cosson est sur la même longueur d'onde, mais elle apprécie de pouvoir butiner les idées des autres et n'est sans doute pas la seule : les sites de références sont donc très utiles. Tout comme Marie Christine Toulas, qui souligne l'intérêt de certains fichiers PMEF, elle note que les fiches qui marchent le mieux ne sont pas nécessairement les plus sophistiquées et je crois devoir pour ma part souligner en conclusion cet aspect des choses. Quand on trouve dans le commerce des fiches toutes prêtes et qu'elles fonctionnent bien, ne pas s'en priver. A défaut, quand on peut en fabriquer à bon compte à partir de "manuels", de spécimens, de cahiers de vacances ou d'accompagnement scolaire, ne pas s'en priver non plus.

Le plus important, finalement, n'est pas la fiche, mais les échanges qui se développent autour, tant pour l'entraînement de l'expression orale que pour le développement de capacités "métacognitives". C'est en cela que la PMEV diffère assez fondamentalement de l'enseignement programmé, qu'il ne s'agit pas pour autant de condamner. Resterait d'ailleurs à explorer un fonctionnement PMEV intégrant des logiciels d'AEO ou d'accompagnement scolaire, type ADI. A priori, rien d'insurmontable, mais je n'en ai qu'une expérience très réduite et ne puis donc en préjuger.

MM

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