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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 1998

From: Chris. Mathieu  <cmathi02@xxxxxxxxxxxxx.xxx>
Date: Sat Dec 5, 1998 6:18pm
Subject: réflexions


Bonsoir,

Lorsque je présente ma façon de faire à d'autres personnes, je me rends compte que: - Je ne suis pas assez vieille pour faire le poids, manque d'expérience... "Elle ne sait pas." - Je suis trop vieille, "Avec ton expérience, tu peux te le permettre..." - Je suis encore jeune, "Elle a encore la foi."

Je remercie JP Jourdan qui m'a permis de mieux expliquer pourquoi j'essayais d'autres méthodes de travail. Je me permets de citer une partie de sa réponse qui a fait le tour de mes relations de travail.

"1°) En évitant de le marginaliser. Comment me direz vous, un instit peut marginaliser un enfant ?   oui, plusieurs méthodes:

1-1. directe par les phrases assassines ... " Cherche pas t'es un con ..." (j'exagère à peine). Par le travail corrigé rendu plein de rayures rageuses couleur sang. Par le soupir désespéré audible de l'entourage de qui on attend plus ou moins la complicité... par les notes sanctions accompagnées des remèdes : "tu n'apprends pas tes leçons", "tu ne travailles pas ..." **Bien sûr, c'est une hypothèse d'école, les instits comme ça n'existent pas :-)**

1-2. indirecte : par les compliments adressés aux bons élèves que l'on cite en
exemple, que l'on félicite, que l'on gratifie de bons points :-) et autres bonbons, que l'on envoie au tableau quand ils savent, à côté de qui l'instit aime se retrouver et dans le regard desquels il   trouve toute la satisfaction de l'efficacité de sa pédagogie. Dur dur pour ceux qui n'ont pas ce statut:-) **personne ne se reconnaît, c'est normal **

1-3. perverse: on fait des groupes de niveau toutes matières (je ne parle pas
d'activités précises), on ne donne pas le même travail, on ne fait pas la même confiance en étant presque toujours à côté ..., on s'apitoie, on compare à d'autres élèves qui avaient les même difficultés.   N'avez-vous jamais été sur un lit d'hôpital en entendre ces mots de réconfort : "Mon pauvre, tu n'as pas de chance ... c'est comme lui ... il en est mort ..." **je me suis tour à tour reconnu dans chacune de ces situations, que ceux qui se sont dit "merde, merde et merde j'suis moche" se rassurent donc. Que ceux qui se sont dit "moi jamais" s'interrogent s'ils le peuvent ...**"

Les personnes que j'ai rencontrées ne nient pas (mais ne l'avouent pas non plus) avoir pratiquer ainsi. Elles préfèrent penser qu'on ne peut pas faire autrement, ça ne marche que comme ça. Mon travail aujourd'hui, c'est d'essayer de leur montrer que l'on peut faire autrement.

A bientôt,

Christine Mathieu
Institutrice Ecole d'Hartennes-et-Taux (02) cmathi02@c... www.ac-amiens.fr/ecole02/ecole_hartennes

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