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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 2002 - Juin

De: "Michel MONOT" <magui@offratel.nc>
À: <pmev@cartables.net>
Objet: Re: [pmev] à propos de vicariance.
Date : mardi 18 juin 2002 22:39


----- Original Message -----
From: "noelle G" <silex57@wanadoo.fr>
To: <pmev@cartables.net>
Sent: Tuesday, June 18, 2002 6:03 PM
Subject: Re: [pmev] à propos de vicariance.


| Bonjour Monsieur Monot,
|
| une question : quelle différence faite-vous entre le tutorat(entre
| "apprenants" qui a eu
| ses heures de gloire et l'effet Vicariant.

Il y a évidemment une différence, mais aussi des ressemblances
Prenons le mot "tuteur" au sens du jardinier, qui utilise l'objet pour
soutenir des plantes manquant de rigidité.
Certaines de ces plantes vont avoir besoin d'être attachées au tuteur
par le jardinier.
D'autres n'en auront pas besoin : elles vont se fixer seules avec des
vrilles.
La PMEV, dans son projet, dans son intention première, se rattacherait
nettement à cette seconde image.
Le tuteur est constitué en PMEV par tout le dispositif mis en place,
et non plus par un élève particulier qui tiendrait un rôle
d'enseignant délégué, de moniteur, de tuteur. L'accent est donc mis
sur le rôle de celui qui apprend, à charge pour le maître d'organiser
et réguler son environnement en conséquence.
C'est là évidemment un modèle "théorique", pour bien marquer le
basculement établi par le concept d'apprentissage vicariant, mais la
réalité se révèle évidemment plus complexe. Le dispositif mis en place
par la PMEV est certes un peu particulier, mais il est activé par des
acteurs bien vivants dont le rôle n'est pas très différent de celui
des "tuteurs" au sens classique du terme. La différence est quand même
qu'on confie à l'apprenant une plus grande part d'initiative, qu'il
n'est plus directement pris en mains par un tuteur, qu'on le conduit à
faire le point lui même sur son cheminement, qu'on l'aide à le faire
en lui donnant l'occasion de se comparer mentalement aux autres
apprenants, à glaner toutes sortes d'informations lors du bilan sur ce
que font les autres, informations relatives aux notions étudiées mais
aussi aux procédures utilisées par les uns et par les autres, ou du
moins à ce qui peut en transparaitre.

| Une chose me dérange un peu cette organisation : l'abattage.

On est certes loin de la fantaisie que l'on peut trouver dans d'autres
approches, mais il faut relativiser. Notre souci est évidemment le
"rendement", et l'on voit bien aujourd'hui que nos six heures
quotidiennes de présence à l'école pour les enfants doivent être mieux
utilisées. Le rendement très irrégulier du système scolaire est une
réalité et il n'est pas le fait du hasard. Son déterminisme est lourd,
mais il inclut nombre de paramèttres pédagogiques qui resteraient à
mieux analyser.

| J'avoue que les fiches commencent à m'ennuyer.

J'en conviens volontiers, mais on s'ennuie aussi dans une classe
frontale. Moins sans doute dans une classe dite "Freinet", mais
l'ennui n'est pas le seul critère à prendre en compte, même s'il est -
le dynamisme du maître étant un facteur clé - fondamental.
Fondamental, mais pas suffisant, ni totalement incompatible avec le
souci de "rendement"..
Il est bon que le maître puisse "prendre son pied" en classe mais il
faut aussi penser à l'avenir, penser "rendement" des apprentissages
sans tourner à l'obsession.
Je pense que la PMEV nous aide à éviter l'obsession tout en cultivant
le souci du "rendement" des apprentissages, mais il y faut aussi un
peu d'imagination.
1) A côté des fiches classiques répondant au besoin fondamental
d'exercisation, il faut mettre des fiches plus ouvertes.
2) Etant assurés d'un meilleur rendement et par là rassurés, on peut,
et il le faut, introduire des temps plus ouverts même si, ne
l'oublions pas, la PMEV consiste bien à introduire dans le temps
scolaire, qui est un "temps contraint", des espaces de "temps choisi",
puisque l'élève a une certaine maîtrise de la gestion de son temps,
pouvant à la limite en passer une partie au "coin lecture".

Dans notre premier CE1 "expérimental", l'institutrice s'était remise à
l'EPS sans qu'on lui demande rien. En outre, la classe fonctionnait
l'après midi en ateliers tournants incluant aussi bien la fabrication
de gateaux à partir d'une recette écrite, que la fabrication d'un
objet technique à partir d'un même support écrit, que la présentation
d'une saynette, etc.. C'était évidemment très détendu, nullement
ennuyeux.

L'important est en réalité que les élèves, eux surtout, ne s'ennuient
pas, mais qu'aucun d'eux n'aient à le regretter plus tard..

| Mais qu'hors d'elles il est
| vrai de celà devient de la différentiation à outrance.

Rien n'est parfait, on essaie cependant d'éviter le pire et
l'ingérable

MM


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