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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 2002 - Juin

De: "isabelle argalski" <isa-a@club-internet.fr>
À: <pmev@cartables.net>
Objet: Re: [pmev] Re: [freinet2d] tutorat et aide en 6e
Date : lundi 17 juin 2002 17:14

    Bonjour,

    Peut-être qqs pistes....
Dans le secteur sur lequel je travaille cette année comme psycho
scolaire, nous avons envisagé avec un des collèges la possibilité de
mettre en place des PEI (projets éducatifs individualisés) pour deux
enfants qui vont entrer en sixième à la rentrée prochaine.
Bien sût, il ne s'agit pas de le faire pour tous les enfants, mais cela
peut aider à cadrer une aide. En effet, il s'agit de contrat qui
associent la famille (parents et enfant), le service de soins quand
l'enfant est suivi à l'extérieur (c'est le cas pour l'un d'entre eux),
l'équipe pédagogique et soit l'assistante sociale , soit le conseiller
d'orientation psychologue du collège.
Nous le faisons pour certains enfants d'école élémentaire ou maternelle
quand cela s'avère utile, notamment quand la communication entre les
différents partenaires se montre compliquée. Cela a l'avantage de poser
les choses de manière claire quant aux objectifs particuliers concernant
la scolarité de l'élève (pour les apprentissages et les autres points
qui peuvent être nécessaires à travailler particulièrement) . Le projet
est rédigé en début d'année, validé (en élémentaire) par la CCPE, et un
point est fait chaque trimestre. Ce projet est revu chaque année. J'ai
pu constater, tant comme instit que cette année comme psycho que ce type
de contrat était entre autres choses rassurant pour tous les acteurs et
avait aussi le mérite d'aider à la prise en compte de toutes les
approches de l'enfant qu'est l'élève dont nous avons la charge.

    Une autre piste peut-être....
Dans une école élémentaire où vont entrer au CP à la rentrée prochaine,
un nombre assez important d'élèves en difficulté (diverses et variées),
l'effectif de lécole pourrait permettre de faire une classe de CP de 15
élèves, dans laquelle il y aurait les 6 ou 7 élèves concernés par ces
difficultés. Nous en avons discuté lors d'une rencontre avec l'équipe
enseignante suite à la CCPE. Le conseil de maîtres va maintenant
décider.
Il s'agit d'une école où il n'y a pas de maître E (ni structure ouverte
ni fermée)... alors que ces élèves auraient besoin d'une aide de ce
type.
Encore une fois, je pense que le fait d'étudier les situations de près
avant que ne débute l'année scolaire peut aider à rassurer tout le monde
et à prendre en compte avec plus de distance les difficultés
particulières que rencontrent ces élèves. Pour avoir rencontré les
parents de ces enfants, leurs maîtres de GS de cette année et de CP de
l'année à venir, je tends à penser qu'il vaut mieux dans tous les cas
prévenir que guérir... à tous points de vue. Et puis, de plus, 20 ans
instit... j'ai pu expérimenter aussi...

Voilà pour les pistes principales auxquelles j'ai pensé en lisant ce
message... Pour ce qui est des pistes d'aide purement pédagogique... je
crois que d'autres personnes sont bien plus aptes que moi à les donner.
La PMEV, sans doute, mais que je n'ai pas eu le temps d'expérimenter
avant de changer de fonction...

Cordialement

Isabelle Argalski

Michel MONOT a écrit :
>
> ----- Original Message -----
> From: DUFOUR
> To: Hervé Wallon ; catherine freinet Mazurie ; Patrick Jacqueline LEMOINE ; Xavier freinet GAILLON ; famhall ; EPIERRELEE@aol.com ; Bernard Defrance ; Claire COURDENT ; Christine Arnaud AROUX ; Freinet 2 ANGLAIS
> Sent: Monday, June 10, 2002 9:12 PM
> Subject: [freinet2d] tutorat et aide en 6e
>
> Je suis à la recherche d' informations et d'expérience: confrontée aux
> problèmes d'élèves de 6E qu'on "laisse tomber" à cause de l'accumulation de
> problèmes (famille, ne maitrisent pas la lecture ou l'écriture, pbs de
> comportement , manque de temps et de concertation pour travailler en équipe
> etc) je voudrais proposer dans mon établissement quelque chose de plus
> structuré que l'actuelle "remise à niveau" en français et en maths, que les
> enfants ressentent comme "une heure de plus de la même chose".
>
> Si l'on considère que l'on a raté quelque chose que l'on n'aurait pas du rater, "une heure de plus de la même chose" relève quand même, pour ces élèves, toutes affaires cessantes, d'une nécessité.
> Une heure de plus, mais "autrement", pas n'importe quel "autrement", pour que ces élèves découvrent qu'il se passe quelque chose qui peut "changer la donne" ou pour mieux dire, car la donne est quelque peu rétive, pour "changer la vie", comme d'autres l'ont fortement écrit.
> La donne ?
> 1) " famille, ne maitrisent pas la lecture ou l'écriture, pbs de comportement... " C'est une première chose. Il faut "faire" avec, inclure ce qui peut l'être dans le "faire autrement".
> 2) "manque de temps et de concertation pour travailler en équipe etc" C'est encore autre chose, tout autre chose. La concertation ? Certains la refusent, qui ne sont pas toujours de mauvaise volonté, lorsqu'elle n'apporte rien de tangible et leur rappelle la fuite en avant ou le refuge pour tenir le coup.
> Mais on peut commencer à réfléchir et à agir seul si le travail d'équipe n'est initialement pas possible, ce qui va parfois aboutir à le rendre possible s'il se passe quelque chose.
>
> Donc (soit
> dans une classe avec un très faible effectif , soit dans une classe
> "normale"), inclure dans l'Emploi du temps des heures de tutorat, avec
> rencontre des familles, travail avec les surveillants et CPE, l'infirmière
> et l'assistante sociale etc...
>
> Tout cela pourra évidemment être très utile mais, si l'on s'y arrête un peu, ce mot de "tutorat" est devenu un peu ambigu.
> Le mot "tutorat" n'est pas insensible au basculement intervenu en pédagogie du pôle "enseignement" au pôle "apprentissage".
> Dans la première approche, le "tuteur" est une sorte de substitut de la famille ou de l'enseignant.
> Dans la seconde approche, c'est plutôt le "tuteur" du jardinier, auquel celui -ci attache ses plants de tomates mais laisse aussi bien ses haricots ou ses petits pois s'attacher seuls.
> Il y a des idées à prendre dans cette imagerie, qui n'anihile pas pour autant le sens courant du mot mais peut le compléter.
> Le tutorat, dans cette seconde approche, ne sera pas tant une personne qu'un système. Une organisation différente de la classe et une utilisation différente du temps scolaire.
> Ne plus assister l'enfant, fut ce pour la bonne cause avec la généreuse idée du tutotrat.
> Lui offrir des possibilités de s'appuyer lui même sur un système conçu à cette fin.
> Qu'il puisse faire "une heure de plus de la même chose" mais APRES avoir vu comment procèdent ceux qui s'en sortent, car ce n'est plus alors pour lui tout à fait "la même chose". Il se sent soudain moins "nul". Mais pourquoi ne le lui avait on pas montré avant ?
>
> Pouvez-vous me faire part d'expériences de ce
> genre ,de ce qui peut marcher et de ce qu'il faut éviter ?
>
> Ma proposition est saugrenue et dérangeante, mais le stade de l'expérience est dépassé depuis pas mal de temps en tout cas en primaire. Elle se répand malgré la faiblesse de ses moyens et la modicité de la pub.
>
> Je me heurte à
> la crainte des collègues de "faire du bénévolat" ; je me dis qu'en demandant
> les enfants en difficulté avec une équipe volontaire j'ai plus de chances de
> faire quelque chose d'efficace (quand ce n'est pas "choisi"les collègues se
> plaignent généralement d'avoir une mauvaise classe et la relation profs-élèves est tendue dès le départ).
>
> Ne rien reprocher aux collègues. "Faire du bénévolat" n'est pas une obligation. En revanche, n'écartons pas trop vite l'obligation de résultats, si l'on nous en donne "les moyens".
> Mais les moyens, ce sont aussi des idées. Les collègues les adoptent lorsqu'ils y trouvent leur compte.
>
> Le projet est pour l'instant flou et
> n'a rien de révolutionnaire
>
> Ma proposition n'a rien non plus de "révolutionnaire", sinon au sens de "révolution" comme "retour à la case départ".
> L'école de la république, fondée sur la notion de mérite et donc de diplome, s'est organisée en conséquence. Les "contrôles" sont des sortes de mini-examens, et ils ne peuvent pas être autre chose.
>
> Mais l'acte d'apprentissage lui même n'a pas à être parasité par cette conception légitime mais induement morale, surtout pour les enfants qu'on a ainsi "laissé tomber à cause de l'accumulation des problèmes", ou plus exactement encore enfoncé en en ajoutant un autre : apprendre, ce n'est pas tout redécouvrir, si profitable soit l'acte de redécouverte. Apprendre, c'est aussi s'approprier le savoir faire d'autrui, ce qui suppose de rendre lisible ce savoir faire au lieu de l'occulter.
>
> Désolé de ne pas répondre tout à fait à votre demande.
>
> Michel MONOT
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> "Nous ne vous demandons pas de répéter nos formules, mais de vous en servir pour découvrir ce que nous n'avons pas encore découvert" (Gaston BERGER)


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