logo ACCUEIL P.M.E.V. HISTOIRE DE FRANCE TICE WINDOWS ASSOCIATION EURO RESSOURCES
La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
Notre cadre de travail...
orange  RETOUR jaune  HISTOIRE DU NORD rouge  eDOCUMENTS vert.gif (88 octets)  B2i                                                   

Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 2002 - Juin

De: <VINCBRETON@aol.com>
À: <pmev@cartables.net>
Objet: Re: [pmev] Pratiquez-vous la PMEV ?
Date : vendredi 7 juin 2002 06:57

Bonjour,

Dans un e-mail daté du 06/06/2002 22:09:15 Paris, Madrid, DJSEB@wanadoo.fr a écrit :


> Le bilan qui n'est pas encore très clair pour moi . Lorsque l'enfant
> présente les difficultés les autres enfants ont tendance à donner la
> réponse

Sans intégrer la PMEV dans ma pratique j'y retrouve des points de
convergence y compris concernant le bilan .
Quelques observations :
- dans la classe, à l'oral en particulier, l'enseignant se contente souvent
d'une bonne réponse pour valider positivement un point... et passer au
suivant.
Très souvent, pour se donner bonne conscience, mes stagiaires demandent aux
élèves: "c'est d'accord ? Tout le monde a compris ? "
Ce serait fabuleux.

Mais la classe elle-même, y compris lors d'un bilan, tend à créditer l'élève
"en réussite" d'une réponse probablement juste. En gros, il part avec "un
capital de confiance" qui fait qu'on croit plus volontiers en ses arguments.

C'est pourquoi j'essaie d'introduire :
- le "comment tu as fait pour réussir" ?
- "qui n'est pas d'accord et nous explique pourquoi ? " Nécessité ici de bien
laisser chacun argumenter en s'appuyant sur l'écrit, une représentation...

Dans les mises en commun ou bilan, nous veillons à une bonne distribution de
la parole. Autrement dit, ce n'est pas toujours celui qui a tout trouvé qui
vient expliquer. On peut même demander à celui qui coince de venir nous
expliquer son cheminement puis de le confronter à un autre.
Une bonne utilisation du tableau est ici capitale avec un rien de mise en
scène.

Il faut prévoir des activités "réflexives"comme par exemple :
- la dictée réfléchie où après dictée, je demande aux élèves de souligner au
crayon leurs doutes pour qu'ensuite, ensemble, par le débat, nous puissions
donner des indices sans donner la solution finale à celles et ceux qui
doutent encore et qui pourront alors rectifier leur production
- des situations comme le "rallye mathématique" où la classe doit se mettre
d'accord pour choisir la bonne solution d'une série de problèmes. La
"compétition" (entre groupes, entre classes) contraint à l'argumentation
(mais ici le maître est neutre).

- il apparaît important également de proposer des activités ou exercices où
d'une part les cheminements ne soient pas uniques (cas des problèmes mais on
l'oublie trop souvent de résolution d'opérations en calcul) et où les
réponses ne soient pas uniques. Autrement dit, des activités où le "produit
fini" est le résultat d'une démarche pensée. Il n'y a pas forcément une
réponse unique et "scolaire". Bien entendu les sciences aident à ce type de
démarche.

Je manque un peu de temps et j'y reviendrai, il me semble que le contenu des
fiches doit être pensé particulièrement.
Certains fichiers, qui fonctionnent par exemple sur l'analogie en orthographe
ou en grammaire sont pertinents. D'autres sont tellement balisés qu'il est
difficile de les faire autrement que "mécaniquement", d'autres tellement
abstraits aux enfants qu'ils contraignent à la remédiation.

Il y a une réflexion à faire sur ce qui est proposé à l'écrit. Ne pas limiter
non plus me semble-t-il ce type de travail au français et aux maths.
Il faut aussi d'ailleurs s'intéresser à la part d'écrit réel de l'enfant (cas
de fichiers qui sont trop souvent des QCM ou à compléter en écrivant juste un
mot ou deux...)

Enfin, je demande souvent à mes élèves qui ont bien compris une notion, de
fabriquer à leur tour un exercice sur la même notion. C'est très révélateur.

J'ai noté qu'un collègue au Canada demandait à ses élèves de s'arrêter je
crois toutes les dix minutes pour ne pas laisser l'élève s'enferrer dans
l'échec.
Lorsque je donne un travail je propose souvent une phase de découverte où
chacun doit étudier son travail puis ensuite vient le : qu'est-ce que c'est ?
d'où ça vient ? qui l'a fabriqué ? pourquoi faire ? quelles sont les
consignes ? comment faire ?
Beaucoup d'élèves ont tendance à nommer les auteurs d'un fichier d'un "ils"
anonyme. Le rapport au travail n'est pas le même quand les gamins comprennent
que l'exercice a été fabriqué pour eux.

Voilà quelques idées jetées à la volée depuis mon cerveau fatigué.
Une des idées essentielles, c'est d'essayer de faire que l'élève puisse
toujours conserver le sens de ce qu'il fait , sache anticiper ce que l'on
attend de lui, s'adapter à des situations nouvelles.

Bien cordialement

Vincent Breton

http://prepaclasse.ifrance.com


----------
Pour vous desabonner :
rendez-vous a l'adresse :
http://www.lebulletinpmev.com/test_ml.html
Pour obtenir de l'aide :
ecrivez a : pmev-owner@cartables.net
Pour consulter les archives des messages depuis janvier 2000,
rendez-vous a l'adresse : http://desette.free.fr/
Les archives par fil de discussion : http://www.lebulletinpmev.com/nav.php3?page=voirforum&boardid=2

retour en haut de page

 
Ce site est optimisé pour une consultation en 800x600 et 16 millions de couleurs
©2002 Paul Desette - 31 rue de Clairfayts - 59740 Solre le Château - France