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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 2002 - Juin

De: "Michel MONOT" <magui@offratel.nc>
À: <pmev@cartables.net>
Objet: Re: [pmev] Re: Mandala
Date : dimanche 2 juin 2002 10:13

Suite à l'incident ou à l'anecdote du "mandala", Vincent Breton a notamment écrit :

----- Original Message -----
From: <VINCBRETON@aol.com>
To: <pmev@cartables.net>
Sent: Saturday, June 01, 2002 10:30 PM
Subject: Re: [pmev] Re: Mandala

La laïcité à la française est un modèle que l'on peut contester. Il est
souvent difficile à expliciter, y compris en France et souvent à l'étranger.
La laïcité ne dit pas : "je reconnais à chacun le droit de venir à l'école
promouvant son identité religieuse, en s'identifiant en tant que membre d'une
communauté."

Elle dit, "chacun possède son histoire, religieuse ou culturelle, mais
personne n'a à s'en rendiquer. Au sein de l'école, la neutralité nous permet
non seulement de cohabiter et de nous découvrir, mais également (et c'est ce
que pressentent certains) elle vient nous donner la possibilité de nous
émanciper d'une origine culturelle ou religieuse.
La laïcité s'oppose au communautarisme.

** Je ne veux pas revenir sur ce développement magistral de ce qu'est
la laïcité, judicieusement rappelé par Vincent Breton, mais seulement
repréciser la position de la PMEV dans cette affaire, si tant est
qu'elle en ait une qui soit réellement originale.

Je l'ai souvent dit, la PMEV n'est après tout rien d'autre qu'une
organisation particulière de la classe et du temps scolaire, mais une
organisation "engagée", qui 'a rien d'innocent, qui vise clairement à
mieux répondre aux difficultés de l'école d'aujourd'hui et à
réhabiliter notamment la notion de "rendement", qui s'est un peu
estompée au fil des ans quand elle n'est pas devenue bizarement
suspecte.

En d'autres termes, la PMEV vogue peut être à contre courant de
certaines tendances actuelles mais elle n'a pas d'idéologie propre :
elle s'inscrit banalement dans le courant de la pensée républicaine,
dont elle parle peu, considérant que ces données sont implicitement
admises par tous, du moins par tous ceux qui font profession de la
servir.

Mais ce service est difficile. Il ne se satisfait pas de proclamations
d'intentions, il a besoin de technicité, et c'est sur ce terrain là
que la PMEV est intervenue, conscciente que les dérives et difficultés
actuelles de l'école aappellent plus de réflexion que de condamnation.
Elle s'est cependant limitée au minimum, aux "fondamentaux", voulant
éviter de trop "charger la barque" et laisser les maîtres retrouver la
marge de manoeuvre que les conditions actuelles de travail -
hétérogénéité, incivilités - avaient tendance à hypothéquer.

Sur ce canevas commun qui peut déjà se prêter à bien des adaptations,
chacun ajoute ce qu'il juge pouvoir être utile dans le contexte qui
est le sien, en fonction des compétences dont il dispose, que ce soit
sur la manière d'aborder telle ou telle discipline non "fondamentale"
ou bien sur les moyens de canaliser une énergie débordante peu propice
au travail scolaire : ce peut être le "mandala", ou bien la
"relaxation", ou bien une variante franco canadienne et scolaire du
yoga appelée "la douce", ou encore quelques tours de pistes, ou encore
de la calligraphie arabe, etc.. etc.. autant de techniques que je
connais souvent bien mal et dont je n'ai pas à juger ici.

Le "mandala" a fait dresser l'oreille pour cause de laïcité, et il est
vrai que nous vivons actuellement un regain de cette "philosophie"
très française que l'on croyait tombée en désuétude mais dont on
mesure à nouveau la nécessité. De là à tomber dans la chasse aux
sorcières, il y a un pas qu'il faut se garder de franchir, bien que
"l'ennemi soit partout". Il y a quelques années, les responsables d'un
centre local et labellisé "éducation nationale" de "FLE" m'avaient
demandé la permission d'accueillir dans des écoles maternelles des
étudiantes japonaises. Le marché était clair : elles ne gêneraient
pas, elles pourraient pratiquer le français en situation, notamment en
initiant les enfants et les insttiutrices à l'origami. Comme je suis
du genre plutôt permissif, j'avais accepté, et ce fut d'abord une
réussite parfaite, qui ravissait tout le monde, enfants, enseignants
et parents. Compétentes et dynamiques, ces étudiantes l'étaient, mais
nous eûmes bientôt quelques doutes puis bientôt des preuves
irréfutables : elles roulaient pour la secte "moon" et sans
complexes. "Sectatrices" comme dirait Jacques Bert, mais "on leur
aurait donné le bon dieu sans confession" car elles s'étaient bien
gardées d'annoncer d'emblée la couleur.

Si c'était à refaire ? Je crois que j'agirais de même, car ce fut
formateur - origami mis à part - pour celles qui eurent à gérer cette
curieuse affaire en passant de la naïveté à la prise de conscience, et
qui analysèrent plus à fond à cette occasion le problème des sectes.

Je laisse les esthètes débattre du problème du mandala. Au temps où
j'étais élève, nous avions notre frise géométrique à peu près
quotidienne. Rarement "libre", mais parfois quand même. Simple copie
reproduction, mais pas évidente pour autant. Je crois me souvenir que
c'était efficace pour nous calmer, mais moins qu'une seconde ou une
troisième dictée. Il faut dire que les APE n'existaient pas encore.

Vive l'école et vive la république !

Bien cordialement,

MM


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