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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 2002 - Mai

De: "Michel MONOT" <magui@offratel.nc>
À: <pmev@cartables.net>
Objet: Re: [pmev] échec ?
Date : jeudi 30 mai 2002 20:46

Bénedite Barthemy aborde le problème de la "gestion mentale", ce
courant pédagogique des années 80 que nous connaissons bien même si
nous en parlons peu.
Elle a écrit :

----- Original Message -----
From: "Bénédicte Berthemy" <benedicte.berthemy@libertysurf.fr>
To: <pmev@cartables.net>
Sent: Friday, May 31, 2002 2:05 AM
Subject: Re: [pmev] échec ?



BB.- Le point de départ de ce mouvement c' est une réflexion sur le
pourquoi de
la réussite d' un enfant et non surla cause de son échec , afin de
permettre à chaque enfant d' être motivé et de donner le meilleur de
lui
même .

MM.- De la Garanderie avait construit sa "méthode" en interrogeant des
"cracks", élèves de polytechnique et autres grandes écoles, ce qui
permettait de sortir un peu de ces analyses bien connues des causes de
l'échec, passionnantes certes mais qui laissent souvent le pédagogue
sans ressources pour l'immédiat.

Pour mettre en jeu l'apprentissage vicariant, nous devons rendre
lisibles les apprentissages, notamment celui des meilleurs élèves ou
du moins de ceux qui, sur un sujet donné, ont pris quelque avance sur
les autres. Ce ne sont pas forcément des "cracks", mais des élèves
ordinaires qui deviennent momentannément "personnes ressources".
Mutatis mutandis, la PMEV retrouve un peu la démarche génitrice de la
"gestion mentale". Elle vaut, modestement mais dérieusement, comme
première initiation à la métacognition.

DLG expliquait par exemple que l'élève, pour apprendre, doit "se
mettre en projet", qu'il doit "se voir en train de plancher". En PMEV,
le couple TI + Bilan, destiné comme on le sait à permettre des "prises
d'indices" pour pouvoir ensuite les réinvestir, répond secondairement
à la suggestion de DLG : pendant le TI, l'enfant peut se préparer au
"bilan", "se voir" en train de plancher, "se voir" en train de poser
une question.
Le découpage en "périodes" va aussi dans le sens d'une mise en projet.
L'élève dispose dès le début des fiches qu'il va devoir aborder; il
pressent que l'une sera difficile et l'autre non, adapte peu à peu ses
représentations et boucle son projet.

Le problème des "profils pédagogiques" est évidemment passionnant, qui
peut aider à définir une pédagogie "différenciée" dont les
perspectives sont infinies. Pour le pédagogue, c'est évidemment plus
réjouissant que la mise à jour de causes d'échecs sur lequelles nous
ne pouvons guère agir, mais il faut reconnaitre que si l'on peut en
formation en user voire en abuser, cela est beaucoup plus difficile
dans la classe quand on est seul avec trente élèves. Néanmoins, nous
n'en tirons pas prétexte pour nous désinteresser du problème. La PMEV
étant née d'une suggestion des IO voulant permettre au maître
"d'observer et de comprendre ce qui se passe dans les apprentissages",
celui-ci peut très bien se livrer à des observations de repérages lui
permettant d'identifier progressivement les profils respectifs de ses
élèves.

Mais la PMEV ne va pas ici jusqu'à confondre la classe avec un
laboratoire de psychologie. Elle reste la classe, mais les "praticiens
qui observent" remarquent assez vite que les passages au bilan ne se
ressemblent pas tous, que de subtils indices révèlent tel profil
d'enfant plutôt auditif que visuel, que son "discours" ou son
intervention va probablement toucher tel élève ayant le même "profil"
plutôt que tel autre, etc.. ce qui rejoint d'une certaine manière les
préoccupations de DLG.

Les ouvrages de DLG sont un peu le pendant à vocation pédagogique et
"grand public" des travaux universitaires tel que ceux de Reuchlin sur
"les profils individuels à l'école". Reuchlin ne s'est pas posé en
pédagogue sauf peut être, et très prudemment, dans l'apparté que nous
lui avons emprunté pour concevoir la PMEV. Mais la pratique a un peu
précédé la théorie puisque les hypothèses actuelles de Reuchlin sur
les "profils" tendent à parler d'un fonds commun de potentialités qui
se différencie progressivement en "profils pédagogiques" sans
constituer au départ des caractéristiques individuelles irréversibles.
Ce serait un peu ce que vérifie la PMEV sur le tas, mais je ne pose
pas cette remarque comme infaillible.

La PMEV ne prétend pas à la perfection universitaire et reste une
"pratique" qui s'éclaire tant bien que mal d'apports théoriques et
permet sans doute aux maîtres de mieux investir eux mêmes les acquis
théoriques de leur formation. Elle ne constitue pas non plus un
"mouvement", même si des affinités professionnelles et des objectifs
communs peuvent créer des liens. Dans mon idée, un "mouvement" serait
plus exposé au risque d'enfermement et de ghettoisation, de pouvoir
parrallèle, ce qui me parait incompatible avec la vocation
universaliste de l'école républicaine. Si la PMEV semble pouvoir jouer
un rôle dans la problématique actuelle de l'école, je m'en réjouirai
avec tous les colistiers, mais ce ne sera à mon sens qu'une page dans
une longue histoire. D'ou ma signature, dans laquelle je persiste.

Bien cordialement,

MM
Michel MONOT
Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant :
www.offratel.nc/magui/

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