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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 2002 - Mai

De: "Michel MONOT" <magui@offratel.nc>
À: <pmev@cartables.net>
Objet: Re: [pmev] Rytmes et évaluations = soucis
Date : lundi 20 mai 2002 18:24


----- Original Message -----
From: "Hervé d'Abadie" <herve.dabadie@wanadoo.fr>
To: "liste pmev" <pmev@cartables.net>
Sent: Monday, May 20, 2002 9:52 PM
Subject: [pmev] Rytmes et évaluations = soucis


| Nouveau sur la liste et visiteur de lecteurs des sites consacrés à la PMEV,
| je vous présente l'organisation du Travail Individualisé de ma classe : je
| n'en suis plus satisfait car j'arrive à un non-sens et ... je découvre
| l'effet vicariant. Hélas, 2 problèmes me taraudent.
|
| * En classe à 3 niveaux, les enfants travaillent avec des fiches
| auto-correctives dont les sources sont variées.

Nous ne sommes pas favorables à l'auto-correction, du moins au
lancement de la démarche PMEV. C'est une des différences entre la PMEV
et la pédagogie Freinet.

| Les enfants suivent un plan de travail dont le contenu est personnalisé pour
| chaque enfant.

En PMEV, autant que faire se peut, les enfants d'un même niveau ont le
même plan de travail, le même programme pour la période en cours. Nous
ne "personnalisons" les progammes que dans les cas extrèmes. .

| Les plans (sur une période de 15 j.) sont établis en fonction du travail de
| l'élève non-effectué lors de la précédente période et de la progression
| annuelle.

Il y a sans doute plusieurs façons de viser la "maîtrise" des
programmes par une utilisation plus méthodique de "l'effet vicariant".
Mais, à la différence de l'enseignement programmé ou des premières
versions de la "pédagogie de maîtrise" américaine, la version suisse
dont nous nous étions inspirés, qui ne prenait d'ailleurs pas en
compte l'effet vicariant, dénonçait dejà pourtant les progressions
trop linéaires. Elle opposait la remédiation normale, ou
"rétroactive", à une remédiation pro-active : en gros, on passait
outre et on continuait, compatt que ce qui avait gêné l'enfant se
retrouverait plus tard sous une autre forme et serait alors
retravaillé.
Ceci étant, il est toujours possible re reprogrammer volontairement
plus tard la difficulté en cause, mais pas nécesairement dès la
période suivante.
Ne pas perdre de vue non plus que nous travaillons dans le cadre de
"cycles", que l'on revient au CM2 sur ce qui a été vu dès le CE2

| A l'issue d'une notion travaillée équivalente à 5-6 fiches, les enfants
| passent un contrôle (diponibles dans des classeurs).

La pratique la plus courante en PMEV, je ne dis pas qu'elle est
générale, semble être de faire un contrôle de fin de période. Ce qui
n'exclut d'ailleurs pas un suivi sur toute la période : en général,
les maîtres ont déjà une petite idée de ce que va donner le contrôle
de fin de période, mais ils préfèrent à juste titre procéder à une
vérification.

| ** Mais voilà l'écueil est là : comprendre une notion dans une durée
| limitée. Or, des enfants ont d'une part, eu besoin de longtemps

C'est la principale raison d'être de la PMEV, de ses allers et retours
de sens étalés sur une période de deux à trois semaines.


| et d'autre part
| n'ont plus de temps (vu l'approche de la fin d'année) pour ingurgiter le
| reste des compétences en travail individualisé. De fait, j'opte pour un
| travail frontal et collectif pour ces compétences restantes.

C'est un écueil lorsqu'on lance la PMEV tardivement, mais le "retard"
est-il imputable à la PMEV ?
Si cela passe mieux en frontal, pourquoi pas, mais cela règle-t-il
pour autant le problème ? Ce n'est pas parce qu'une leçon a été faite
qu'elle est effectivement passée, et c'est assez précisément cette
question qui nous préoccupe.

| *** En lisant la site de PMEV, je me suis aperçu que le travail
| individualisé était devenu travail individualiste, malgré l'entraide entre
| élèves.

Précisons bien que le temps quotidien de "travail individuel" est un
temps relativement "individualiste" en effet, étant donné que nous
préférons voir l'enfant se ressourcer lors du moment de bilan plutôt
que de chercher une entraide plus directe. Il ne s'agit pas là d'un
"dogme", mais d'une préférence, d'un principe assez fort, qui
distingue la PMEV de la coopération scolaire plus classique, sans la
proscrire toutefois totalement.

| En quoi ?
| De par le décalage de l'étude des compétences : puisque les élèves vont
| librement à leur rythme, sur toute l'année. Quand X étudie l'adjectif, Y
| n'étudiera l'adjectif que le mois prochain.

Ceci est en totale contradiction avec nos propositions. Peut être que
Y n'assimilera pas la notion que X aura lui assimilée, mais il est
bien entendu que les élèves, comme dit plus haut, travaillent sur les
mêmes notions.
Peut être que Y ne commencera à comprendre que les tous derniers
jours, après en avoir beaucoup entendu parler, ce que X aura pigé tout
de suite, avant même que l'on en parle au bilan, mais ceci relève
justement de notre approche particulière de gestion de
l'hétérogénéité.

Nous savons bien que certains élèves ont besoin de plus de temps, et
aussi que l'on ne comprend jamais d'un seul coup. Nous l'acceptons, et
nous nous organisons en conséquence.

| **** Solution entreprise : depuis 15 jours, chaque section a le même
| contenu dans son plan de travail (avec 3 fiches limitées par notion ) et
| nous faisons 1 bilan après chaque plage de TI.

Les enfants ayant travaillé les mêmes fiches pendant cette plage de TI
?


| Mais je préssens que 4 enfants n'auront pas terminé l'étude de toutes le compétences à la fin de la
| période.

L'utilisation du mot "compétences" me gêne parfois. J'aime assez
conserver des mots plus classiques tels que "question" ou "notion", ce
qui évite certains malentendus. J'ai en revanche le travers de
privilégier le sens "compétences transversales", qui est évidemment
restrictif.


| Un truc m'échappe.
| 1- Que faire ? Retomber dans des plans de travail plus personnalisés
| avec encore un programme non terminé pour les plus lents ?

A mon sens, non. Il fera jour demain, et pourquoi faire un plan de
travail "personnalisé" qui reviendra à tourner le couteau dans la
plaie et privera l'enfant d'éventuelles autres avanccées ?


| ou bien alors gérer des groupes supplémentaires pour telle ou telle notion ?

Cela n'est pas impossible, et la PMEV n'entend pas exclure d'autres
approches dde la différence. Mais méfiez vous, globalement, de la
dérive organisationnelle. Et veillez aussi à ce que trop d'insistance
sur telle ou telle notion le soit au détriment de telle ou telle
autre. Pensez en termes de régulation "proactive".

| 2- En outre, en lisant les sites, je ne comprend pas où sont placées en
| PMEV, les vérifications des savoirs, en bref les contrôles pour les parents,
| et l'administration ?
| - Est-ce dans le fait de chercher, de re-re-corriger sa fiche et de
| parvenir à un résultat juste ?

Cette acquisition laborieuse reste une acquisition, ou en tout cas une
première étape. Mais nous visons plutôt à ce que l'enfant n'aborde
réellement sa tâche que lorsqu'il est devenu capable de s'y affronter
grâce aux éléments glanés lors des moments de bilan. C'est un peu
'théorique", et cela demande surtout une certaine pratique, mais c'est
bien là le "principe" que nous cherchons à mettre en oeuvre, sur le
temps long s'entend : votre lancement tardif doit prendre cela en
compte..

| - Est-ce le fait d'être capable d'expliquer au bilan ? Mais alors, il
| manque des preuves.

C'est en effet pour nous une garantie de bonne compréhension, et un
moyen de déceler d'éventuelles ambiguités, mais c'est plutôt lors du
contrôle final que nous estimons avoir une preuve tangible, encore que
jamais absolue.

| - Est-ce une série de contrôles collectifs en fin de mini-période ? Mais
| alors il y a problème pour les enfants qui n'ont pas totalement travaillé
| les 3 fiches d'une notion.

Oui, c'est ainsi que l'on procède généralement. Des élèves vont alors
confirmer des insuffisances qui ne nous surprendront pas, mais
pourquoi dramatiser au point de banir ces questions du contrôle ? On
peut évidemment le faire, et je comprends bien vos scrupules à ne pas
vouloir évaluer un apprentissage pas encore fait ou encore en train
de se faire, mais tout cela est beaucoup affaire de climat. Ce genre
de "contrôles" est d'abord pour vous un moyen de "repérage", et non
pas une mesure rigoureuse. C'est aussi le moyen de repérer d'éventuels
cas particuliers, tel celui ci rencontré dans notre première classe
expérimentale : il ne faisait pratiquement pas de fiches, se mettait
sous son bureau lors des moments de bilans, mais faisait en revanche
les contrôles sans rater aucun item.

| Pourriez-vous m'éclairer ? En bref, je cherche à recanaliser les IO dans la
| classe et à faire disparaître un flou dans lequel je suis enlisé...

Vos difficultés tiennent pour une part à un démarrage tardif, mais
aussi à quelques erreurs d'interprètation, tant sur vos attentes que
sur la démarche. Le temps qui vous reste avant la fin de l'année
devrait permettre de recadrer votre approche. N'hésitez pas à revenir
sur le sujet.
Bon courage.

MM



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