logo ACCUEIL P.M.E.V. HISTOIRE DE FRANCE TICE WINDOWS ASSOCIATION EURO RESSOURCES
La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
Notre cadre de travail...
orange  RETOUR jaune  HISTOIRE DU NORD rouge  eDOCUMENTS vert.gif (88 octets)  B2i                                                   

Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 2002 - Mai

De: <jacques.bert@infonie.fr>
À: <pmev@cartables.net>
Objet: Re: [pmev] Cerveaux-freins
Date : mercredi 1 mai 2002 16:48

>Michel Monot a écrit :
> Je pensais par exemple, mais je n'en ai pas parlé dans mon premier
> message, au quart d'heure "philosophique". Plutôt qu'un débat
> hebdomadaire autour des dénonciations des uns et des autres comme j'ai
> pu en voir il y a longtemps ici ou là, un échange sur des "grands
> principes" pourrait apporter plus et permettre déjà de s'évader des
> considérations terre à terre et parfois minables du quotidien.
.../...

> Ce point est tellement vrai que nous avons essayé de lui emprunter ce
> qu'il peut avoir de meilleur, par exemple le modèle de "structuration
> familiale souple" mis en évidence par Jacques Lautrey, susceptible de
> favoriser une certaine autonomie intellectuelle par le développement
> d'un mode de raisonnement essentiel.
> Or, dans l'environnement de travail de Jacques Bert, du fait de la
> disponibilité des mamans notamment, ce mode de structuration familiale
> souple doit être trés répandu et ne pas justifier autant qu'ailleurs
> ou avec autant d'acuité - peut être - sa reprise dans le
> fonctionnement de la classe. A moins bien sûr qu'il ne le rende au
> contraire incontournable....
> Mais je ne peux que soupçonner une nouvelle complexité, et c'est ce
> genre de discussion que j'envisageais effectivement ici.
>


J.B :
Dans le contexte du projet d’école que j’ai évoqué, le «
quart d’heure philosophique » est bien conçu pour être «
l’appareil à penser » dont parle Michel Monot : nous
avons, dans notre école, une population d’enfants de
cadres supérieurs, professions indépendantes et
dirigeants d’entreprise dont la vie professionnelle très
envahissante horaires chargés, déplacements à l’étranger,
etc.) n’empêche pas une forte exigence de résultats
scolaires (dont les enseignants apparaissent comme
dépositaires). Tout cela va dans le sens d’une «
optimisation », non seulement des résultats attendus,
mais des moyens mis en œuvre pour les atteindre.
C’est pour cela que, si la première partie du titre du
projet d’école « Favoriser la conquête de l’autonomie »
indique l’objectif visé, la deuxième partie : « par la
maîtrise de soi, l’équilibre entre la réflexion et
l’action » fait référence aux moyens mis en œuvre et va
dans le sens de la recherche d’une véritable autonomie de
l’enfant par rapport aux contraintes qu’il subit. Nous
avons des enfants qui sont « dans l’action » en
permanence : journées surchargées (école, restaurant
scolaire, garderie, activités du soir) et semaines
surchargées (mercredis cheval, tennis, musique,
gymnastique, danse, etc.).

Nous avons pensé qu’il manquait à cela un temps de pause,
de réflexion, de retour sur soi-même (et sur les autres),
pour « poser les limites de la compétition inter-
individuelle » (cela figure, entre autres évidemment,
dans les objectifs du projet d’école), d’où relaxation et
philosophie.
Le but est donc de rompre avec un conditionnement à une
image de la réussite, pour une véritable éducation à la «
compassion » et peut-être aussi à la défiance vis-à-vis
de la « vacuité » de certains comportements (ce qui
rejoint la sagesse bouddhiste !).

On pourra toujours dire que cela est très prétentieux
mais ,comme me dit tous les jours mon miroir «
L’important, c’est de réfléchir. » (Faut que mette plein
de &#61514; et de ;-) sinon je vais être mal; perçu !)

Quant aux « modèles éducatifs familiaux », comme l’écrit
Daniel Gayet (« Les performances scolaires »,
L’Harmattan, 1997, pp. 124-129) : « Compte tenu de
l’extrême confusion des domaines étudiés et de
l’impossibilité de dissocier clairement la réalité socio-
familiale de la démarche qui permet de l’approcher,
aucune preuve décisive de la validité des patterns de
départ ne pourra être apportée. Le meilleur modèle sera
le plus probable, donc celui qui permettra d’avancer les
explications les lus vraisemblables. »
Des modèles les plus anciens (Baldwin, Kalhorn et Breese,
1945) aux plus récents (Gayet, 1995 ; Lescaret et Philip-
Asdih, 1996), en passant par tous ceux qui reprennent
plus ou moins le modèle de Lewin (1959) qui différencie
trois types de gestion (autoritaire, démocratique, et
laissez-faire), c’est surtout la congruence entre les
modèles éducatifs familiaux et les modèles éducatifs
scolaires qui semble expliquer la probabilité de réussite
ou d’échec scolaire. L’éducation « libérale » de l’école
contemporaine favoriserait donc plutôt, selon Gayet, les
familles de milieux socio-culturels favorisés. Faut-il
expliquer pourquoi ?

Jacques Bert
http://www.multimania.com/surdouesinfo


----------
Pour vous desabonner :
rendez-vous a l'adresse : http://www.lebulletinpmev.com/test_ml.html
Pour obtenir de l'aide :
ecrivez a : pmev-owner@cartables.net

retour en haut de page

 
Ce site est optimisé pour une consultation en 800x600 et 16 millions de couleurs
©2001 Paul Desette - 31 rue de Clairfayts - 59740 Solre le Château - France