logo ACCUEIL P.M.E.V. HISTOIRE DE FRANCE TICE WINDOWS ASSOCIATION EURO RESSOURCES
La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
Notre cadre de travail...
orange  RETOUR jaune  HISTOIRE DU NORD rouge  eDOCUMENTS vert.gif (88 octets)  B2i                                                   

Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 2002 - Avril

De: "Michel MONOT" <magui@offratel.nc>
À: "PMEV liste" <pmev@cartables.net>; "'Liste Freinet'" <freinet@cru.fr>; "Liste Ecoles" <listecolfr@cru.fr>
Objet: [pmev] En ces temps difficiles....
Date : samedi 13 avril 2002 00:22

En ces temps difficiles, revenir aux sources pour y voir clair. Lorsque le droit à la différence devient alibi au rejet et au mépris de l'autre, il est important de rappeler que nous vivons dans une république "laïque"

Extrait d'un dossier personnel "éthique" constitué au fil des ans, dont les références ne sont pas toujours précises mais le nom de l'auteur néanmoins respecté.

Michel MONOT
retraité
Nouméa

Je cite donc un extrait d'article de Bernard de Contes:


------------------------------------------------------------------------------


Rares sont les cultures particulières qui portent spontanément au respect de toutes les autres. Celui qui prétend respecter les cultures considérées dans leur diversité, sans sortir un tant soit peu de la sienne, se contredit. La laïcité est la norme universelle que personne ne possède ni ne connaît complètement, mais en direction de laquelle il faut penser pour pouvoir prétendre comprendre et respecter des groupes humains différents. Pour cela il faut bien se résoudre à s'affranchir de sa propre culture et des préjugés qu'elle sécrète, certes à propos des autres cultures, mais surtout de ceux que frappent l'idée de laïcité en particulier des préjugés, qui en se servant aujourd'hui du thème de la diversité des cultures, dans le seul but de discréditer l'idée de laïcité, mettent précisément dans l'impossibilité de faire droit au respect qu'on doit à tous les groupes humains.


Faute d'être laïque, c'est-à-dire aussi de l'attitude intellectuelle par laquelle on est homme avant d'être membre d'une communauté particulière, le respect de la différence conduit chacun à respecter surtout sa propre différence, le droit à la différence, à des différences dans le respect des autres, le droit à la restauration des privilèges.


C'est pourquoi le respect laïque de la différence ne peut admettre les différences sans définir une limite. Celle-ci doit même être strictement définie toute différence - culturelle ou non d'ailleurs - pour être respectable, doit elle même être capable de respecter les autres différences et au nom du droit à la différence on ne saurait considérer que les mutilations sexuelles qu'on inflige ici aux femmes, les limites qu'on impose ailleurs à la liberté d'expression ou de circulation, les persécutions raciales ou religieuses qui sévissent de manière endémique sont de charmants particularismes culturels, qu'une " tradition centraliste et jacobine " aurait tort d'opprimer.


Certes la laïcité définit une limite à l'expression des différences culturelles, mais il ne s'agit pas de n'importe quelle limite, ni d'une limite arbitraire ; cette limite est la seule qui soit acceptable, parce qu'elle impose silence aux seules différences qui ne respectent pas les autres différences. La tolérance laïque n'est donc pas illimitée, mais parce que la limite fixée est rationnelle et non arbitraire, c'est à un maximum de différences qu'elle fait droit. En réalité les adversaires de la laïcité sont plus soucieux, quand ils invoquent le droit à la différence culturelle, de renforcer les privilèges de leur propre culture, et c'est à la reconnaissance d'un minimum de différences qu'ils parviennent.


Bernard de Contes


retour en haut de page

 
Ce site est optimisé pour une consultation en 800x600 et 16 millions de couleurs
©2001 Paul Desette - 31 rue de Clairfayts - 59740 Solre le Château - France