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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 2002 - Avril

De: "jeanluc.damble" <jeanluc.damble@wanadoo.fr>
À: <pmev@cartables.net>
Objet: [pmev] PMEV et administration
Date : vendredi 5 avril 2002 22:52

Bonsoir,
le titre PMEV et administration n'est pas exact j'aurais dû dire PMEV et CAFIPEMF.
Je vais vous raconter mon aventure cafipemfiesque. (cela s'est mal passé)
récemment j'ai donc passé le cafimpemf dans une classe où j'essaie d'appliquer les "préceptes" de la PMEV. Je m'y étais mis l'an dernier justement parce que j'avais une classe très hétérogène. Un CM2 avec des élèves de niveau CE1 à 6e. La classe telle que je la faisais ne me satisfaisait pas du tout, bien qu'étant assez ouvert et ne me considérant pas comme un instit traditionnaliste. Donc je découvre la PMEV sur le site de M Monot, je prends ceci presque comme la vitrine d'une secte et surprise j'y trouve mon bonheur pédagogique. Loin de la secte, j'y trouve une liberté que je ne soupçonnais pas (donc un grand merci à M Monot et à tous les gens qui participent aux débatsde la liste car leurs avis m'a permis d'avancer car on est souvent bien seul dans sa classe ou dans son école).
Mais revenons à nos moutons. Je décide cette année de passer cet examen. Je pense présenter un moment de travail technologique et un moment de bilan. Cela s'est passé un après-midi, et ce jour là je n'ai pas modifié mon emploi du temps voulant jouer l'honnêteté jusqu'au bout. le bilan se fait effectivement l'après midi car nous ne pouvons pas le faire le matin après le TI.
Premier problème : je ne suis pas dans les textes qui concernent l'examen car il faut faire une séquence de français ou de mathématiques. donc on ne peut faire de TI, ni bien sûr de bilan puisqu'il y a les deux disciplines dans les deux activités. Donc on est sensé faire une leçon que je ne peux concevoir autrement que traditionnelle.
j'ai essayé de détourner en ne prenant dans les demandes et propositions des élèves que des mathématiques.
autre problème : j'ai pris trois questions différentes. un problème de logique, un problème d'écriture de consignes, un problème de fractions décimales.
troisième problème : j'étais en fond de classe où je laissais faire la discussion, relançant de temps en temps, donnant la parole à tel élève qui n'avait pas été remarqué par ses camarades, bref en laissant et en mettant en place les conditions d'une recherche commune, par des échanges régulés, qui augurent des erreurs, des retours en arrière, des avancées, pour moi un vrai travail de recherche dont je n'étais pas trop mécontent car pour chaque problème posé les élèves s'en sont bien sortis malgrès les erreurs.
A chaque fois j'ai fait une courte synthèse de ce qui avait été dit.
Ce qui m'a été dit : des élèves n'ont pas été actifs, ils sont restés les yeux dans le vague pendant le bilan : donc ils étaient en échec. Je ne m'en suis pas occupé là sur le moment, donc la remédiation différée n'est pas valable.
Je n'ai pas relevé les approximations de langage, les erreurs, donc je reste dans ce flou néfaste aux enfants.
J'ai précisé que je concevais l'enseignement et l'apprentissage dans la durée, que nous revenion régulièrement sur les fiches, que nous faisions des synthèses et des évaluations qui me permettaient de reproposer d'autres exercices sur le même sujet.
J'en ai conclu que, dans la pensée de mes contradicteurs, vraiment cette séquence était nulle, non avenue dans le cadre de cet examen.
J'ai présenté plusieurs documents, tableau de bord individuel, programmation trimestrielle. Ceci serait en contradiction avec la "philosophie" de cette pédagogie. Tout vient des enfants, donc on ne peut pas programmer. J'ai dit qu'il y avait des programmes, que je les adaptais en fonction des enfants et donc je construisais mes programmations en fonction des évaluations et des difficultés ou des projets de la classe. Cela n'a visiblemment pas convaincu.
Je n'épiloguerais pas plus sur cette après-midi dure à supporter, mais je dirais que la PMEV a sûrement beaucoup de chemin à faire avant d'arriver dans les campagnes reculées de France. Le poids de l'administration, des réactions de certains professeurs d'IUFM, de certains collègues qui n'ont pas envie de se pencher sur des textes comme ceux de Reuchlin ou d'autres ou même sur les sites internets, fait que nous avons encore énormément de travail à faire. si on considère la PMEV comme une innovation malgrès les racines fort anciennes ; avant qu'elle ne devienne monnaie courante il va se passer beaucoup d'eau sous les ponts, regardez comme la pédagogie Freinet a mis du temps et mets encore du temps à être connue par les collègues, ce n'est pas parce qu'on fait un journal ou autre chose qu'on est freinetique, la praxis que l'on est obligé de développer est autre que la simple application de recettes, comme le débat régulé des nouveaux programmes, c'est très bien mais je suis persuadé que ce n'est pas par un débat d'une heure que les enfants seront meilleurs en oral, c'est bien par une pratique quotidienne, et le bilan en est un excellent support, que les élèves pourront acquérir cette aisance qu'ils peuvent avoir au bout de quelques mois de bilan.
Certains collègues ont sûrement vécu le CAFIPEMF d'une autre façon, je suis assez convaincu que suivant le lieu et les gens cela peut se passer d'une autre façon.
à vous lire
Damblé Jean-Luc.

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