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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 2002 - Mars

De: "Michel MONOT" <magui@offratel.nc>
À: "PMEV liste" <pmev@cartables.net>
Objet: [pmev] article du Monde
Date : jeudi 28 mars 2002 18:17

Les promoteurs du "débat public sur l'école" s'impatientent

Au mur, Jean Jaurès, poing levé, harangue une Chambre des députés aux
rangs fournis. Ce 11 mars, dans la salle Colbert de l'Assemblée
nationale, l'immense toile de René Rousseau-Decelle de 1907 ne suffit
pas à donner le ton : le "débat public sur l'école", que cherchent à
susciter les rédacteurs du Manifeste éponyme publié en février (La
Découverte, 124 pages, 10,50 euros) ne prend pas corps.
L'idée est généreuse, un brin idéaliste tant la réflexion sur l'école
semble exclue de l'air du temps - celui de la campagne électorale en
tout cas.

La réunion du jour, à laquelle participent quelque deux cents
personnes, a pour but de faire émerger un bouillonnement d'idées
destiné à guérir une école publique qui s'abîme. A la tribune et dans
la salle se trouve une poignée des dix-neuf auteurs du Manifeste, qui
viennent d'horizons divers (enseignants, parents d'élèves,
syndicalistes, chercheurs...), tous de gauche. Pendant près de trois
heures, les échanges de vues succèdent aux constats : "l'école qui
fait semblant d'être égalitaire", "le terme d'efficacité qui fait
peur", "le blocage que constitue la définition du service des
enseignants", "les textes qu'il faudrait déjà commencer à
appliquer"... La conviction qu'il faut changer est là. Comme une
évidence. La question centrale s'impose : "Quelle école pour quelle
finalité, pour quelle société ?" La lassitude se fait jour aussi :
"Tout cela, on en parle depuis vingt-cinq ans ! Mais où est-ce qu'on
place la bombe pour tout faire sauter !", lance, provocatrice, la
vice-présidente de la Fédération des conseils de parents d'élèves
(FCPE).

Mais les réponses ne viennent pas. Le discours demeure analytique.
Quoique lucide. "On est là, à l'Assemblée nationale. Mais est-ce que
cela se voit ?, s'interroge tout haut l'historien Claude Lelièvre. On
a du mal à lier pédagogie et politique. Nous sommes comme des
autruches : dès qu'il y a des choix à faire, on se met la tête dans le
sable."
"On n'est pas suffisamment novateurs", reconnaît Philippe Meirieu, un
des coauteurs. "Ceux qui parlent de l'école vivent sur une vieille
image. Ceux qui souffrent de l'école s'expriment peu", ajoute Jacques
George, qui a piloté l'écriture du Manifeste. Avant de s'en remettre
au politique : "Il nous manque non pas un Jules Ferry ou un
Clemenceau, mais un Jean Zay [ministre de l'éducation nationale sous
le Front populaire] capable d'aller contre l'opinion dominante."

En attendant, le débat reste à construire. Via Internet, peut-être, où
le collectif vient d'ouvrir un forum (www.occe.net/manifeste/).

Marie-Laure Phélippeau
. ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 29.03.02


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