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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 2002 - Mars

De: <Lebateleur2@aol.com>
À: <pmev@cartables.net>
Objet: Re: [pmev] Re: Métacognition, abstraction
Date : dimanche 3 mars 2002 10:34

Dans un e-mail daté du 01/03/02 20:23:37 Paris, Madrid, magui@offratel.nc a
écrit :

> Quand un cerveau humain éclairé et éclaireur découvre une chose
> nouvelle et encore inconnue, un mot vient ensuite désigner cet objet
> ou ce savoir nouveau.
> Quand un autre cerveau humain, ni éclairé ni éclaireur, veut
> s'approprier à son tour ce savoir nouveau, il s'empare d'abord du mot
> et essaye ensuite de comprendre le sens que les inventeurs ont mis en
> évidence. Pour être moins remarquable que le précédent, ce cerveau là
> peut "apprendre" en quelques minutes ce que le premier a mis beaucoup
> de temps à mettre à jour. Il a gagné un temps précieux et pourra
> éventuellement aller plus loin, faire avancer à son tour le savoir
> humain.
> On peut penser que la démarche du premier est importante et mérite
> donc d'être "enseignée" précocement au même titre que d'autres
> "compétences transversales". Certainement. Au risque d'y passer tant de
> temps que cela se fera au détriment des données engrangées ? Et donc
> de la possibilité de les traiter ? Puis de celle d'augmenter le
> capital commun de données ?
> Simples questions évidemment, qui ne veulent pas induire un doute mais
> un questionnement.
>

(Je ne peux pas tout reprendre dans l'intéressante réponse de Michel
je me contente donc de ce point)

dans un excellent bouquin qui date
(qu'on peut lire en petit morceau, comme des toasts de foie gras)
René Daumal explique
que celui qui enseigne doit constamment faire effort
pour que celui qui entend le discours
ne prennent pas les mots pour la réalité qu'ils désignent
et justifie en cela
l'attitude qui consiste à réveiller constamment celui qui risque de
s'endormir
et percevoir la logique des choses comme dans un rêve

c'est ce qui fait par exemple que
lorsque l'enfant revient à lui
il ne déchiffre plus "ses rêves"
et ce qui était alors logique,
ne l'est plus.

Il y a une réelle différence entre voir écrit un mot
et l'entendre en bouche

parfois on a l'impression d'être familier d'un concept
que l'on a jamais vu réellement fonctionné
en dehors de l'écriture
(écrit est ici analogue à :dit par le maître dans un lieu de cohérence non approprié
et lu serait : manipulé avec sa propre intelligence.)

Ainsi de temps à autre,
celui qui veut faire rencontrer un concept
doit le dérober
pour que les mains (de ceux qui faisaient autre chose que de révasser sur un
thème)
jettent leur main en avant.

Si je suis
(trop) confus
je peux réessayer ...

Amicalement
Luc Comeau-Montasse

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