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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 2002 - Mars

De: "Michel MONOT" <magui@offratel.nc>
À: "PMEV liste" <pmev@cartables.net>
Cc: "Liste Ecoles" <listecolfr@cru.fr>
Objet: Re: [pmev] Re: Métacognition, abstraction
Date : vendredi 1 mars 2002 20:21

Bonjour,

Répondant sur la liste écoles à la demande de Thierry François,
j'avais souligné l'intérêt au plan intellectuel du
livre de Britt Mari Barth, mais je m'étais gardé de parler de
l'abstraction.
Je m'étais cantonné au problème de la métacognition
d'un point de vue assez pragmatique.

Sur l'abstraction, Luc est pêt à entendre des avis divergents, mais je
n'ai pas l'esprit contrariant et encore moins une très bonne
connaissance théorique du problème.

Juste un souvenir donc, évolutif s'il en fut.

On nous répétait jadis cette formule magique mais ambigüe :
"Il faut partir du concret pour en sortir".

Dans le discours que j'entendais, il n'était pas question
d'abstraction, mais de réalisme. Si je développe, c'était à peu près :
"Le métier est difficile, les gosses réfractaires à l'apprentissage,
et on ne peut s'en sortir qu'en partant ou en revenant du/au concret.
C'était en quelque sorte du Freinet vulgarisé, style "calcul vivant",
anti-livresque, anti scolastique. On parlerait plutôt aujourd'hui de
"situations-problèmes", de "faire du sens à l'école", même si la
superposition n'est pas totale.

Après décantation, le discours mémorisé n'est plus tout à fait le
même. Le temps a passé. Le sens des mots, avec le temps, prend parfois
du jeu, et j'entends ainsi aujourd'hui deux variantes :

1) Pour arriver aux notions difficiles et à l'abstraction, il faut
partir du concret. Le sens reste très proche du précédent : faisons du
concret, on s'en sortira. Plus on sera concret, mieux cela ira.

2) Autre lecture, assez divergente : Concédons qu'il faut partir du
concret mais n'oublions surtout pas d'en sortir. Du concret, oui, mais
pas trop, l'important est ailleurs.

Quelques échos maintenant dans le message de Luc :


----- Original Message -----
From: <Lebateleur2@aol.com>
To: <pmev@cartables.net>
Sent: Friday, March 01, 2002 8:29 AM
Subject: Re: [pmev] Re: Métacognition, abstraction



LBTL - Britt Mari lors de son ouvrage suivant
a semblé mettre un peu d'eau du robinet dans son Vitel
relativisant un peu
ce qui après moultes lectures
(je m'étais même fait il y a dix ans une cassette enregistrée de son
livre)
continuait à m'apparaître comme de l'abstraction sur l'abstraction.

** MM : de l'abstraction sur l'abstraction, oui, ce qui n'est pas
nécessairement péjoratif. On peut lire : de la réflexion sur
l'abstraction. C'est bien la moindre des choses et relève bien de la
réflexion sur la cognition.
Pas si abstrait que ça le bouquin. Je ne l'ai pas sous la main, j'ai
quand même souvenir de quelques exemples concrets illustrant sa
démarche.
Interessants, un peu lourds à mettre en oeuvre sans lourde préparation
quand mais pas délirants. Une forme particulière de "leçon" ou de
"cours", dont j'imagine que des PIUFM pourraient faire leurs choux
gras. J'aurais aimé avoir le temps d'y réfléchir plus pour
concrétiser.

LBTL : Personnellement
j'en suis venu à croire que
l'abstraction était un lieu où l'on rangeait les concepts
en attente d'expériences perceptives.

** MM - Si je comprends bien ou si, délibérément, je diverge un peu
: engrangeons des concepts, qui ont du sens par eux mêmes mais pas
encore pour celui qui les stocke : leur sens apparaitra après. Un peu
comme un ordinateur a besoin de données pour travailler, et aussi du
programme qui lui permettra de les traiter..

Quand un cerveau humain éclairé et éclaireur découvre une chose
nouvelle et encore inconnue, un mot vient ensuite désigner cet objet
ou ce savoir nouveau.
Quand un autre cerveau humain, ni éclairé ni éclaireur, veut
s'approprier à son tour ce savoir nouveau, il s'empare d'abord du mot
et essaye ensuite de comprendre le sens que les inventeurs ont mis en
évidence. Pour être moins remarquable que le précédent, ce cerveau là
peut "apprendre" en quelques minutes ce que le premier a mis beaucoup
de temps à mettre à jour. Il a gagné un temps précieux et pourra
éventuellement aller plus loin, faire avancer à son tour le savoir
humain.
On peut penser que la démarche du premier est importante et mérite
donc d'être "enseignée" précocement au même titre que d'autres
"compétences trasversales". Certainement. Au risque d'y passer tant de
temps que cela se fera au détriment des données engrangées ? Et donc
de la possibilité de les traiter ? Puis de celle d'augmenter le
capital commun de données ?
Simples questions évidemment, qui ne veulent pas induire un doute mais
un questionnement.

Réponse toute provisoire et non polémique de la PMEV : un mode
d'apprentissage qui ne se revendique pas de la pédagogie de la
redécouverte mais n'y échappe cependant pas. Pas de parti pris de
lenteur argant de l'importance de ce que Freinet appela le
"tâtonnement expérimental", mais pas de déni non plus : on apprend en
se trompant, on apprend en tâtonnant, mais mieux vaut repérer plus
vite les erreurs, plus vite les chemins productifs. Une pensée maigre
qui chasse son gibier, mais bien étayée, en terrain giboyeux.

LBTL - La division par exemple reste une abstraction par exemple pour
tous ceux qui
n'ont pas accédé à une intimité suffisante avec
"la question de la division"

** MM : J'abdique. Mais tu as raison.

de même pour certains (et c'est bien plus grave)
"l'autre" reste une attraction

** MM. Tu ne peux si bien dire. On attend un mot, tu nous en fourgue
un autre, et les "lecteurs rapides" n'y auront vu que du feu. Serais
tu inspiré par la récente bévue dans le sujet de l'agreg de lettres
qu'un candidat d'ici a contribué à faire annuler ? Les deux
formulations avaient du sens, même si l'auteur avait choisi le sien,
que la dactylo du MEN avait détourné.
Mais tu montres par là que l'altérité c'est décidément un vaste
programme !
Mais comment appelle t on cette manière de discourir dans laquelle tu
excelles ?

cela semble par exemple le cas de Bill Gates qui a su dire (!!!)

<<Il se pourrait,
on ne sait jamais, que l'univers n'existe que pour moi.
Si c'était vrai, je dois admettre que cela me ferait plaisir !>>

MM. Oublierai-t-il ce qu'il doit à ses prédecesseurs dans l'Univers ?
Voilà une signature que je ne revendique pas, et j'ai déjà la mienne.

Michel MONOT
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www.offratel.nc/magui/

"Nous ne vous demandons pas de répéter nos formules, mais de vous en
servir pour découvrir ce que nous n'avons pas encore découvert"
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