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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 1998

From: Michel MONOT  <magui@o...>
Date: Sun Nov 29, 1998 9:16pm
Subject: Re: retour en arrière


Retour en arrière, mais pour mieux sauter sans doute. Ton bilan du soir, purement comportemental, devrait pouvoir conduire à une prise de conscience puis à un consensus. Le maître, c'est toi, ils ne doivent pas non plus l'oublier.

Je ne vais pas opposer le comportement des "bons élèves" à celui mi-j'en foutre, mi-ironique, des autres, mais les classes difficiles sont ce qu'elles sont et l'on peut toujours   y trouver matière à réflexion.

Les "bons élèves" peuvent avoir un effet repoussoir : c'est le contraire de ce que nous voulons, qui est au contraire un effet aspirateur, mais un fait est un fait et il doit être pris en compte car il peut commander une mise en place un peu différente de la PMEV.

Lorsque c'est effet repoussoir est à craindre, on a tout intérêt à débuter avec un matériel d'accès plus facile, qui permettra de moins utiliser les "bon elèves" et de prévenir ainsi l'effet repoussoir. Les moins bons vont alors pouvoir apprécier plus vite une pédagogie qui leur ouvre d'emblée, à travers le bilan, les portes de la gratification, et l'effet repoussoir, que l'on rencontre dans les classes élitistes, s'éteindra alors de   lui même.

Objection direz vous : mais on sacrifie les bons ! Oui, juste le temps de mettre le moteur en marche, et ce temps est trop insignifiant pour mettre les bons en péril. Très vite, les autres vont comprendre que le but de l'opération est de faire en sorte que les bons ne roulent pas que pour eux-mêmes, et qu'en mettant peu à peu leurs "ficelles" sur la place publique, chacun peut s'en emparer à la mesure de ses moyens sans pour autant les en déposséder. Et ce temps préalable peut être très court : une semaine par exemple, si l'on se donne cette possibilité de lancer la machine sur un temps court, juste pour les règles du jeu, avant de la mettre en marche "pour de bon" sur le temps long de trois semaines.

Bien sûr, tout cela vaut pour les cas courants d'effet repoussoir simple, ou le mi-j'en foutre vous lance en fait un SOS. Pour les cas plus lourds, il faudrait évidement rechercher les autres données du problème.

Bon courage.

MM
    -----Message d'origine-----
    De : Thierry Duez tduez@c...
    À : Liste PMEV pedagogie-maitrise@onelist.com
    Date : lundi 30 novembre 1998 03:37
    Objet : [pedagogie-maitrise] retour en arrière
    
    
    From: "Thierry Duez" tduez@c...
    
    Je m'apprête à vivre une semaine de pédagogie frontale, et je sens que cela
    sera très dur. De plus, je ne suis même pas sur de l'efficacité.
    
    Le pourquoi :
    
    Depuis mon retour de stage, le climat de confiance, et de respect qui
    s'était (difficilement) instauré dans ma classe a disparu. Les "casse-pieds"
    habituels, que j'avais réussi à accrocher, sont retournés au comportement
    mi-j'en foutre, mi-ironique qu'ils avaient, au point que les "bons élèves"
    n'osent plus se présenter au bilan.
    
    J'espère donc les faire réfléchir sur les avantages qu'ils avaient et dont
    leur attitude les aura priver, et surtout regonfler les "bons" qui
    commencent à en avoir marre de faire des efforts sans retour.
    
    Je pense juste garder en fin de journée un bilan sur avantages/inconvénients
    des 2 systèmes. Peut-être arriverons-nous à reconstruire quelque chose
    ensemble.
    
    Je vous tiens au courant.
    
    Thierry Duez
    Instit audonien de CM1/CM2
    Pédagogie Freinet/Institutionnelle
    ( Pédagogie de la Maîtrise )
    

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