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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 1998

From: Michel MONOT  <magui@xxxxxxxx.xxx>
Date: Sat Nov 28, 1998 9:36pm
Subject: Re: questions des collègues


Cette confrontation avec les collègues est interessante pour éviter une mise en place sauvage ou en vase clos.

En toute circonstance, rappeler l'ancrage dans les I.O., la référence à des travaux sérieux qui peuvent être consultés, el bien sûr l'audace de l'hypothèse Reuchlin certes mais à partir d'un processus d'apprentissage connu, référencé dans les manuels destinés à la formation des élèves enseignants (Hactette, Manuel de psycho pour l'enseignement)

En toute circonstance, rappeler aussi que je réponds à tous, même s'ils ne sont pas membres de la liste. Certains d'entre vous m'avaient d'ailleurs à l'origine contacté personnellement.

Bon week end.
-----Message d'origine-----
De : Chris. Mathieu cmathi02@c...
À : liste PM pedagogie-maitrise@onelist.com
Date : dimanche 29 novembre 1998 03:50
Objet : [pedagogie-maitrise] questions des collègues

From: "Chris. Mathieu" cmathi02@c...
Bonjour,

Etant tenus de participer à des ateliers pédagogiques le mercredi matin ou le samedi matin (parfois libéré de cours) mais ayant également le choix de travailler seuls ou en groupes autonomes, nous avons choisis, Christophe et moi de mettre en forme nos réflexions sur la PMEV. Deux de nos collègues (dont le directeur qui participe à notre expérience depuis 2 semaines) et la personne RASED ont accepté de nous écouter.

Sans conteste, l'exposé leur a plu. Les trois heures (et quelques) sont passées pour le groupe, à une vitesse folle. De nombreuses questions nous ont été posées, elles correspondent à peu près à celles qui ont été posées par moi-même et l'ensemble des colistiers qui ont débuté la PMEV depuis peu. La réponse est toujours: "Mettez en pratique et laissez passer au moins 3 semaines. Quelques réponses arrivent d'elles-mêmes."
Ces questions portaient essentiellement sur la mise en place: comment préparer les fiches, comment savoir la quantité d'exercices à préparer, faire des niveaux ou non, si untel veut faire une fiche pendant qu'un autre l'a, comment corriger, que dire au bilan, ... ? Néanmoins, il en reste; des questions auxquelles nos réponses n'ont pas été assez sécurisantes:

- Comment aborder une notion nouvelle, inconnue de tous ? (J'ai répondu que l'on faisait comme avant, c'est toujours possible...)

Un temps pour les leçons est maintenue, et une notion vraiment nouvelle peut être introduite comme par le passé.

- Peut-on imposer une remédiation pour 3 élèves seulement, si oui, peut-elle faire partie des fiches ? Si non, les remédiations (type "ç"), sont-elles à pratiquer pour le groupe entier ?

Pourquoi pas ? C'est un problème de contexte et de dosage. Il faut étudier le problème pour chaque situation, mais dans le cas général il n'est pas bon de focaliser sur les étiquettages. Si les élèves qui n'en ont pas besoin doivent néanmoins effectuer certaines fiches destinées à la remédiation, peut on raisonnablement parler de préjudice ? Une règle demeure : prévenir plutôt que remédier. Une perspective s'ouvre : le travail des RASED va-t-il subir l'impact de la PMEV ?

- Une inquiétude: Est-ce bien que ce soient les enfants qui donnent les règles ? (ex: jamais "leurs" devant un verbe)

Je ne vois pas d'obstacle majeur autre que celui du sens et de l'opportunité. Mais il n'est jalmais interdit au maître de rectifier le tir s'il le juge utile.

- Et le gros problème de l'évaluation. Autrement dit, comment être sûr que ça marche.

On ne peut être sûr qu'en essayant et en faisant des constats. Comportements, résulats : les maîtres sont en général suffisamment compétents pour dresser un premier bilan, confronter leurs conclusions. Les psy et les membres des RASED qui connaissent ces classes n'ont pas besoin d'un dessin pour comprendre qu'il se passe quelque chose, pour l'analyser même s'ils ne sont pas payés pour ça, et pour constater avec le temps que les problèmes d'intégration scolaire se posent différemment.

L'évaluation CE2 nous avait confirmé la qualité des résultats pour la première classe engagée dans l'opération, mettant même en évidence des résulats spectaculaires en problèmes : nettement au dessus des autres classes, au dessus de la moyenne nationale même alors que les autres classes se situaient très bas pour cet item.

L'évaluation sixième nous aurait permis d'affiner notre analyse à partir de la troisième année, alors que l'opération était déja quasi généralisée, mais nous n'avons pu accéder aux résultats... Je préfère ne pas m'étendre et m'en tenir au devoir de réserve dans une affaire assez "complexe"..

Mais il faut se rappeler que les comparaisons sont délicates sinon imprudentes, que la pédagogie Freinet n'a jamais été évaluée, que la récente évaluation des RASED a pris en compte des critères socio-géographiques représentatifs mais pas les aspects optionnels de la réforme des cycles.

Une de ces personnes voulant se lancer dès l'an prochain dans cette mise en pratique, je lui ai conseillée de se munir d'un modem pour accéder à cette liste, car je ne me sens pas l'étoffe de l'aider compte-tenu de mon tâtonnement actuel. Je pense que la communication que nous avons établie est essentielle et très rassurante par moment. Je dis "par moment" car il faut que chacun reste vigilant. De plus en plus, la notion de "jugement" apparaît dans les messages. Et, si "pour apprendre, on doit changer ses représentations", on ne les change pas par "ce que tu fais ne va pas du tout, regarde-moi!" Je préférais lorsque chacun évoquait ses stratégies, on pouvait puiser à sa guise.

Vous avez raison. On se sent très vite à l'aise dans la PEMV car on y réinvestit la majeure partie de ses acquis, mais cela au risque de retomber dans des confrontations qui peuvent être très utiles mais aussi parfois bien stériles. Chacun en juge en fonction de ses critères personnels, de ses résultats antérieurs, et si certaines approches peuvent paraître meilleures que d'autres, cela finira par se sentir et par se savoir. Les "différences", pour l'heure, ne me paraissent nullement inquiétantes bien au contraire, dans la mesure où elles sont le reflet de configurations de clases différentes, de points de départ différents voire de pistes nouvelles qu'il peut être interessant d'explorer. J'essaye pour ma part de m'interdire de juger, mais pas d'analyser, de donner parfois un complément ou un rappel d'éclairage qui peut me paraitre adapté à la situation évoquée, mais si je vous semble m'écarter de cette règle ou de ma signature, vous saurez me le rappeler. J'essaye surtout de continuer à réfléchir, car vos contributions m'en donnent de multiples occasions. J'ai cru ainsi percevoir que vous sousestimiez peut-être, dans certains cas, le fait que le bilan avait une partie invisible quantitativement et qualitativement importante, et j'ai jugé nécessaire de le dire, pour des raisons "techniques" qui n'avaient pas valeur de "jugement".

Chaque école, chaque classe, chaque enseignant réagit différemment et heureusement. Il n'y a pas de modèle, seule la recherche est intéressante et si on parvient à quelques solutions applicables un peu partout, c'est tant mieux. Mes collègues ne sont pas prêts à tout entendre, moi non plus d'ailleurs. Si certains comportements ne changentt pas c'est que le moment est mal choisi, libres à nous de présenter d'autres solutions, mais non de critiquer pour imposer.

Lorsque j'essaye de faire le point sur le fonctionnement de cette liste que je n'ai nullement voulue et qui n'a que quelques jours d'existence, je me dis que le bilan en est plutôt "globalement positif".

M. MONOT

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