logo ACCUEIL P.M.E.V. HISTOIRE DE FRANCE TICE WINDOWS ASSOCIATION EURO RESSOURCES
La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
Notre cadre de travail...
orange  RETOUR jaune  HISTOIRE DU NORD rouge  eDOCUMENTS vert  B2i                                                   
Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 1998

From: Jean Michel Balanca  <jmbalanca@xxxxxxxxxxx.xxxx>
Date: Thu Nov 26, 1998 11:22pm
Subject: Re: Bilan


Nathanaël Berger a écrit :

Une des composantes importantes du bilan est de faire émerger les : représentations des élèves pour les faire changer si besoin est. Pour les : faire émerger, il faut envoyer des enfants se planter, ce qui ne veut pas : dire se faire ridiculiser! On est à l'école pour apprendre, et apprendre : passe presque obligatoirement par l'erreur. Il faut, à mon avis, : reconnaître le droit à l'erreur, et présenter les erreurs ne peut être que : bénéfique. Les discussions qui en émanent sont beaucoup plus riches. :   

Comme mise en perspective - illustration, voici un petit compte-rendu d'un moment de bilan de ce matin : J'ai demandé à une enfant si elle voulait bien passer au bilan sur un exercice portant sur les substituts (pronoms,...). Elle me répond que non, car sa maman l'a aidée. Je lui répond : "Mais maintenant que tu sais!" (elle a déjà rendu un exposé sur les chevaux, à l'ordinateur, illustration laser couleur, maman a tout juste!). Elle consent, mais au moment du bilan elle acceptera de revenir à sa place sur ma proposition, se sentant trop mal à l'aise. Une bonne élève qui avait refusé de passer se propose de prendre sa place. Mais elle n'arrive pas à bien gérer la situation très particulière du bilan (prise de parole, face à la classe, c'est la première fois),   bien qu'ayant fait juste, et sans doute, elle,   par ses propres moyens. Elle sert seulement de modératrice sans donner du tout son opinion. Dès lors, c'est dans l'intéraction avec la classe que ça se passe. Un enfant très distrait, qui a beaucoup de mal à se mettre au travail, qui tourne, qui est en retard dans le plan de travail et n'a d'ailleurs pas fait l'exercice dont il est question....mais qui participe au bilan comme si c'était le seul moyen pour lui de travailler, d'être-là vraiment...Cet enfant intervient et, ligoté dans de terribles difficultés d'expression,    propose une procédure pour valider les réponses faites. Il efface "ce petit mouton" il écrit à la place "Macaron", et voilà, on peut essayer la nouvelle phrase. On continue et voilà que notre mal-assurée de tout-à-l'heure intervient très pertinemment pour délimiter le groupe substitut. Tout se passe donc ici comme si aux bons, leur réussite "la leur bouclait". Je pense que "déballer" son savoir n'est pas si facile. Et puis, on demande de justifier et de donner éventuellement un exemple. L'exercice réussi, en ce qui me concerne, ça donne une confiance qui va permettre le risque de l'exposition et de la justification face aux autres, qui va d'ailleurs relativiser sensiblement cette réussite et par contre-coup donner de l'assurance à ceux qui n'ont pas juste ou qui jusqu'à présent croyait ne pas savoir. C'est une assurance, mais on rejoue la mise.... Ceci dit, je ne trouve pas ton option mauvaise...peut-être que tes élèves ne craignent pas l'insécurité...On pourrait colorer le bilan de différentes façons...un bilan...différencié en quelque sorte :-)) Bref, ce matin j'étais content. Et j'ai compris que me plier aux règles de prises de parole au même titre (presque!) que les autres était un moteur.

Cordialement.

Jean-Michel Balança
jmbalanca@a... collège "La Condamine" casilla 6515, calle Japón y Naciones-Unidas Quito-Équateur

retour en haut de page

 
Ce site est optimisé pour une consultation en 800x600 et 16 millions de couleurs
©2001 Paul Desette - 31 rue de Clairfayts - 59740 Solre le Château - France