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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 1998

From: C&N.Berger  <nathanael.berger@w...>
Date: Thu Nov 26, 1998 9:13pm
Subject: Re: Bilan

  De : Chris. Mathieu cmathi02@c... A : pedagogie-maitrise@onelist.com
Objet : [pedagogie-maitrise] Re: Bilan Date : jeudi 26 novembre 1998 19:16
  Si l'enfant se rend compte que le bilan n'est pas un moment de jugement (type correction), mais un moment où l'on peut montrer juste ce que l'on sait, pas plus, que ce sont les autres qui diront le reste, il pourra sans crainte se proposer. Mais si trop souvent les enfants qui présentent sont amenés à reconnaître leur ignorance, il prendra peur et ne viendra pas.

Pas d'ac :-)
Une des composantes importantes du bilan est de faire émerger les représentations des élèves pour les faire changer si besoin est. Pour les faire émerger, il faut envoyer des enfants se planter, ce qui ne veut pas dire se faire ridiculiser! On est à l'école pour apprendre, et apprendre passe presque obligatoirement par l'erreur. Il faut, à mon avis, reconnaître le droit à l'erreur, et présenter les erreurs ne peut être que bénéfique. Les discussions qui en émanent sont beaucoup plus riches.

D'ailleurs, pour en revenir à mon message précédent, je crois bien que mon erreur était précisément celle-ci: les enfants ne pouvaient passer au bilan que sur des fiches déjà corrigées. J'avais instauré cela naturellement, pensant que l'enfant aurait un double regard sur son travail. Que neni, il voyait surtout qu'il avait juste et allait étaler sa science devant tout le monde. D'où peu d'échanges: ceux qui savaient attendaient leur tour, ceux qui ne savaient pas ne posaient pas trop de questions pour ne pas le montrer.

Par ailleurs, les seuls enfants n'étant pas du tout passés au bilan la période précédente sont timides mais réussissent dans l'ensemble.

Depuis aujpurd'hui, on peut passer au bilan avant la correction et même avant de finir sa fiche. On apprend le plus efficacement en regardant les autres en train d'apprendre, bien moins si autrui expose ce qu'il a déjà appris. Dans ce dernier cas, il y a plusieurs statuts: celui qui sait, celui qui ne sait pas encore. De la à ne laisser passer que les fiches en cours, il n'y a qu'un pas. Mais gardons le sens de la mesure...

  La conduite du bilan, comme toute forme de conduite, est personnelle et difficile à transposer. On fait au mieux.

D'ac :-)

Et cela relativise tout ce que j'ai dit précédemment: ce qui marche (ou ne marche pas) dans ma classe est "difficile à transposer", surtout par e-mail.

Il doit y avoir une multitude de critères qui influencent le bilan. Parmi les plus importants, je crois, le nombre d'élèves (pour avoir pratiqué le bilan en demi-groupe, ce qui par ailleurs n'est pas forcément très bon pour des raisons évidentes d'EV).

Autre élément perturbateur du bilan relevé ce jour par les élèves eux-mêmes: si le passage au bilan se décide pendant le bilan (en fonction de critères connus ou inconnus), certains enfants se préoccupent plus de leur éventuel passage que de ce qui se passe au bilan lui-même.

De même la place du bilan: au milieu de TI me semble une bonne chose, ça redynamise celui-ci. Cela permet de surcroît de faire passer des fiches en construction...

La préparation mentale du bilan me semble également pouvoir favoriser de bons échanges. Savoir ce qu'on va dire, comment le cas échéant.

Autant de petits trucs que je m'empresserais de valider s'ils se révélaient utiles, et inversement. A bientôt donc pour d'éventuels résultats.

  Une petite question: Pourquoi avez-vous choisi de changer votre façon de faire pour la PMEV ?

Les élèves travaillent plus et mieux, moi moins et mieux ;-).

  A bientôt,

De même.

Merci, surtout, pour vos remarques et suggestions.

Nathanael Berger
Enseignant Cycle III

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