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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 2001 - Décembre

De: "Michel MONOT" <magui@offratel.nc>
À: "liste freinet" <freinet@cru.fr>; "liste PM" <pedagogie-maitrise@yahoogroupes.fr>
Objet: Re: [PMEV] Plan de travail
Date : samedi 1 décembre 2001 04:55

Malgré de réelles similitudes ou un cousinage certain, PMEV et PF ne sont pas totalement superposables.
Je réponds ici sur les deux listes, puisque tu t'es adressé au deux, mais dans une perspective PMEV et sans esprit de "concurrence".
Et je m'en tiens à tes questions finales, présentées comme des "exemples", car j'y vois le point sensible qui peut éclairer tes difficultés.

Bon courage, et n'hésite pas de revenir à la charge.

MM

----- Original Message -----
From: régis conraud
To: liste freinet ; liste PM
Sent: Saturday, December 01, 2001 8:57 AM
Subject: [PMEV] Plan de travail

Je sais, le chemin est probablement long, je suis peut-être trop pressé. Toutefois, je pense aussi faire de grosses fautes de méthodes.

Ne parlons pas de "fautes". Tout au plus un besoin d'éclairage complémentaire sur les zones d'ombre.

Mes objectifs sont les mêmes que les vôtres, mon envie de les atteindre est là, mais certaines ficelles me manquent et je ne les trouve pas tout seul.

Exemple:
-Comment faites-vous pour juger a priori que le plan de travail est équilibré et ni trop lâche ni trop conséquent?

A priori, cela dépend de l'expérience du maître mais c'est de toute façon un peu "au pif" et sans grande importance.
A posteriori, on voit mieux ce qu'il aurait fallu faire mais, hors cas d'erreur d'appréciation vraiment grossière, il n'y a pas lieu de tomber dans le perfectionnisme caricatural.

Tu as pu le voir dans des messages récent : les très "constructivistes" pencheront pour du "conséquent", du pas trop facile.
La logique "effet vicariant" irait dans le même sens ; viser un peu haut puisque des prises de repères vont être possibles qui vont permettre d'aller un peu plus loin "avec les autres" que "tout seul", ce qui nous ramène d'une certaine manière aux éclairages de Vigotsky.

Mais la PMEV elle même est née dans un contexte un peu difficile, où nous voulions redonner confiance à l'enfant : passé un certain cap, obtenu sur du travail assez accessible, l'enfant reprend confiance et avec celle ci un certain goût du challenge.

-Quel est la place de l'évaluation? (Apparemment, certains sont pro et d'autres anti)

L'opposition n'est pas aussi tranchée. On pourrait même ironiser en disant que les anti sont pro... ce qui n'est pas abus de langage: ceux que tu crois "anti" sont en réalité partisans d'une remédiation "pro"active, qui attend de re-rencontrer la difficulté pour en reparler, ce qui est typique d'une progression spiralaire.
Les pro-évaluation sytématique avec remédiation immédiate préfèrent assurer.
Les deux approches ont leurs partisans, leurs avantages et sans doute leurs inconvénients, mais ont doit d'autant moins dramatiser ces différences qu'elles sont bien souvent le fait de situations encore en voie de rodage, marquées par les habitudes acquises et surtout, je pense, fonction d'un terrain particulier à chacun.

La PMEV se contente de suggérer un emploi du temps particulier, qui a ses particularités mais pas ses dogmes : le problème est de bien définir ce que peut apporter "l'apprentissage vicariant" dans un contexte donné, et nous sommes tous sur ce point en situation de recherche, ce qui implique une certaine marge de liberté.

Mais chacun en est d'accord : l'évaluation c'est important, et ça ne peut donc pas être n'importe quoi. Cela ne doit pas trop empiéter sur le temps d'apprentissage. Et comme cela est au service de l'enfant, on doit lui en déléguer une grande partie.

-Comment, sans faire de discipline, inciter les enfants à réellement coopérer durant le travail individuel plutôt que d'en profiter pour discuter?

Vieux problème. Sans verser dans le dogme, la PMEV aurait tendance à INTERDIRE complètement dans un premier temps toute "coopération", ce qui réduira d'autant le risque de "discussions" dilettantes. Il s'agit bien, pour nous, de ne pas hypothéquer le moment essentiel de "bilan", sur lequel tout repose en fait : les prises d'indices, l'auto-régulation du projet individuel, l'affinement de l'analyse des tâches qui est si importante à plus long terme dans le métier d'élève et surtout du futur collégien.

Ces règles de fonctionnement mises en place, on peut bien sûr alléger l'interdit en fonction de considérations que chacun appréciera : la classe de X n'est pas celle de Y.

-pourquoi les moments de bilan ne sont pas utilisés par les enfants? (je profite donc pour caser des moments de leçon)

Pour la raison que je viens d'indiquer, et qui explique probablement - mais je ne suis pas à ta place pour bien en juger - les 3/4 de tes difficultés ou déceptions. Sans "bilan", il n'y a plus de PMEV, ou en tout cas pas le meilleur de ce que l'on peut en tirer. A mon sens du moins.

-peut-on laisser les élèves les plus forts aborder et expliquer une notion peu claire aux autres?

Evidemment oui, et on peut le faire même en non PMEV ou non PF. Sans mettre en doute l'intérêt de l'apport magistral, il faut bien comprendre le soutien que peut apporter le discours enfantin, tout en travaillant là "en rappel", sous le contrôle discret du maître.

J'espère m'être bien fait comprendre et trouver dans vos réponses, une ou deux ficelles, une ou deux références, un ou deux bonheurs...de partager votre expérience avec quelqu'un d'autre.

Bien cordialement,

MM

Michel MONOT
Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant :
www.offratel.nc/magui/

"Nous ne vous demandons pas de répéter nos formules, mais de vous en servir pour découvrir ce que nous n'avons pas encore découvert" (Gaston BERGER)

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