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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 2001 - Novembre

De: "Michel MONOT" <magui@offratel.nc>
À: "Liste PMEV" <pedagogie-maitrise@yahoogroupes.fr>
Objet: [PMEV] Article sur la recherche pédagogique
Date : lundi 26 novembre 2001 07:49

Ci-dessous, un article du Monde en date du 14 Novembre.2001

UN RAPPORT JUGE LES TRAVAUX SUR L'ECOLE INSUFFISANTS, SOUS-UTILISES ET MAL EVALUES

COMMENT le ministère de l'éducation nationale peut-il dépenser 400
milliards de francs par an sans disposer d'une recher-che scientifique
de qualité sur les questions éducatives? Comment admettre que l'échec
scolaire reste un domaine aussi peu abordé par les chercheurs en
éducation? Comment comprendre que la politique de discrimination
positive conduite dans les zones d'éducation prioritaires depuis vingt
ans n'ait pas été évaluée d'un point de vue scientifique? Comment
expliquer que nombre d'enseignants ou d'éducateurs aient le sentiment
que la recherche, dans leur secteur, est « inexistante ou
négligeable »?

Dans un rapport remis en juillet à Jack Lang, et rendu public mardi 13
novembre, la commission présidée par l'historien Antoine Prost dresse
un constat sans complaisance des recherches conduites sur l'école en
France. La recherche en éducation souffre d'abord d'un déficit d'
organisation. Les travaux portant sur la psychologie, les sciences de
l'éducation, la sociologie de l'école, la didactique sont certes
nombreux mais restent mal utilisés, insuffisamment évalués et mal
coordonnés.

«DEUX MONDES ÉTANCHES»

« Tout se passe comme si l'uni-vers de la recherche et celui des
pratiques étaient deux mondes étanches, obéissant à des logiques
incompatibles », notent les rapporteurs, nommés en avril à l'occa-sion
de la présentation par Jack Lang de son plan de rénovation des
instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM). Certains
travaux ne sont utilisés ni par les enseignants ni pair les décideurs,
alors que leur validité est établie. D'autres études restent
méconnues, faute de publication ou de diffusion. « Par quel miracle un
tel dispositif pourrait-il répondre aux grandes questions que l'
éducation pose aujourd'hui àla société tout entière, aux élèves, aux
parents, aux citoyens, aux hom-mes politiques comme aux ensei-gnants
? », s'interroge la commission.

L'absence d'évaluation sérieuse - jugée « inexistante » en dehors de
quelques exceptions - complique la situation et tend à « ruiner le
crédit » des travaux. « Compte tenu des réputations péjoratives que l'
absence d'évaluation a générées », souligne crûment le document, il
faudra mettre en place des évaluations encore plus systématiques et
rigoureuses que dans d'autres disciplines pour espérer rehausser l'
image des études sur l'école.

Pire, la recherche en éducation a laissé en jachère des questions
pourtant essentielles. Sur l'échec scolaire au primaire par exemple:
« Tout se passe comme si l'on estimait qu'il y avait là une sorte de
fatalité contre laquelle il serait vain de lutter. C'est
inacceptable », s'insurgent les rapporteurs, notant que les
connaissances sur les apprentissages à l'école sont « dérisoires ». Le
constat est similaire à propos des zones d'éducation prioritaires: «
Peut-on faire l'économie de vraies recherches, à la fois historiques,
juridiques, sociologiques et pédagogiques ? Ou bien le ministère
a-t-il peur de ce que ces recherches mettraient au jour ? »,
interpellent sèchement les auteurs du rapport.

D'autres points noirs sont relevés. Les effets de la décentralisation
en matière scolaire, l'évolution du métier d'enseignant, les pratiques
enseignantes, la gestion des établissements reçoivent jusqu'ici des
« réponses embryonnaires ». S'ajoute enfin la faiblesse de l'ouverture
vers l'international. « Cette relative clôture de la recherche
française sur elle-même est, à elle seule, un signe fort de
sous-développement », concluent les auteurs du rapport dans un ultime
appel à une réforme de fond. Laquelle passe nécessairement par la mise
en place d'un programme de recherche sur dix ans, évalué, piloté et
doté de moyens conséquents.

L. Br

PS : Puis je ajouter un commentaire ?

C'est assez triste d'apprendre que "Certains travaux ne sont utilisés
ni par les enseignants ni par les décideurs, alors que leur validité
est établie." Ou encore que "D'autres études restent méconnues, faute
de publication ou de diffusion."

C'est plus facile de mettre en cause, "au pif", telle pratique, tel maître "improductif", etc...

En attendant mieux, et sans prétendre au rôle de "chercheurs", restons
fidèles à ce que nous avons trouvé de solide en Suisse, et à cette
prudente mais judicieuse petite remarque de Reuchlin qui n'avait pas
franchi les murs de la Sorbonne.

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