logo ACCUEIL P.M.E.V. HISTOIRE DE FRANCE TICE WINDOWS ASSOCIATION EURO RESSOURCES
La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
Notre cadre de travail...
orange  RETOUR jaune  HISTOIRE DU NORD rouge  eDOCUMENTS vert.gif (88 octets)  B2i                                                   

Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 2001 - Novembre

De: "Michel MONOT" <magui@offratel.nc>
À: "Liste Ecoles" <listecolfr@cru.fr>
Cc: "Liste PMEV" <pedagogie-maitrise@yahoogroupes.fr>
Objet: [PMEV] Re: Langage en maternelle
Date : lundi 19 novembre 2001 19:48

Après avoir :
Relu le texte de Bentolila déjà signalé,
Découvert les progressions signalées par Christine Colomer et Dominique Pernoux, pour MS de Hervé et pour GS de Jean Meyer
Relu les remarques très pertinentes de Christine lors de ses différents messages,
sans vouloir minimiser en rien le gravissime problème des effectifs mais pour chercher à nous rapprocher du meilleur ou du "moins pire", je reviens sur certains aspects de ce problème important.

Christine l'avait bien dit :
- je défendrais le fait qu'une progression ne se programme pas, mais se construit avec les enfants, en fonction de leurs besoins, de leurs compétences, de la vie de la classe, de ses rebondissements, détours et enchantements.
- j'inclurai dans cette "progression" les dispositifs majeurs qui favorisent dans la classe l'échange oral. (Organisation de la classe, place de la parole de chaque enfant...)
et les deux progressions examinées ne me semblent pas en contradiction avec cette conception.

Je propose seulement que l'on aille plus loin - ou plus explicitement - dans cette logique en entrant carrément dans les programmes par les compétences transversales. En d'autres termes, que l'on construise son emploi du temps en fonction de ces "dispositifs majeurs".

"S'exprimer de façon compréhensible" peut se travailler dans bien des situations mais ceux qui en sont le plus loin auraient besoin d'une situation de type "préceptorat" dont on est évidemment très loin, besoin de moments de "relation duelle", de "tête à tête" avec la maîtresse, pour répondre à leurs besoins précis.

Si l'on est bien conscient, comme dit Christine, que "les dégâts subis par certains durant cette période ne sont pas sans répercussion sur l'ensemble de leur scolarité", il faut vraiment tenter quelque chose, imaginer un dispositif parallèle qui multipliera ces échanges en "tête à tête" sans que la maîtresse ait à y penser.

Les ateliers, Nicolas Mirkovic l'avait clairement souligné, ne suffisent pas. S'exprimer "un jour sur trois à l'occasion d'ateliers, alors même que les autres ateliers ne sont pas tous autonomes", ce n'est pas vraiment le top pour ceux qui ont besoin de "s'exprimer, dans leur relation avec l'adulte, très régulièrement".

Cruelle évidence, qui appelle, dans nos conditions actuelles de travail, deux impératifs :
1) ménager une fois pour toutes des possibilités "automatiques" d'échanges en "tête à tête";
2) travailler activement l'AUTONOMIE
C'est évidemment cette synergie capitale que visait ma proposition d'un emploi du temps "à double effet", permettant un double appui, sur les ateliers "classiques" d'une part mais d'autre part sur un système de "travail individualisé". Travail individualisé "classique" (fiches + plan de travail) qui déclenchera, en contre point du travail habituel, de multiples contacts directs avec la maîtresse, à l'initiative des enfants le plus souvent, mais qui s'appuyera par ailleurs sur les ressources du groupe pour ne pas accabler la maîtresse.

Cette proposition n'a rien d'extravagant puisqu'elle fonctionne.

MM


----- Original Message -----
From: "christine.colomer" <christine.colomer@wanadoo.fr>
To: <listecolfr@cru.fr>
Sent: Wednesday, November 14, 2001 8:43 PM
Subject: RE: Langage en maternelle


| Michel Monot a écrit :
|
| "Trente par classe, et un peu plus ici ou là encore, c'est évidemment
| beaucoup.
| Si on divise par trois ou quatre, on peut faire des ateliers convenables."
|
| En ce qui concerne le domaine de la langue, c'est d'abord celle de l'enfant
| qui doit s'activer, dans un cadre pensé pour l'émergence, la structuration,
| l'enrichissement de l'expression orale. Il est tout simplement techniquement
| impossible d'échanger de façon significative avec tous les enfants lorsque
| nous sommes plus de 20 dans la classe.
| Que les IO insistent sur la maîtrise de la langue orale est à mon avis, une
| bonne chose pour l'école maternelle. Qu'on nous en donne les moyens.
|
| "Pour ce qui est du TI, il permet de trouver côte à côte des gosses qui
| ne travaillent pas sur le même sujet au même moment et qui peuvent
| avoir entre eux des échanges oraux de contenu un peu différent de
| celui que l'on observe dans des situations d'atelier plus "frontales"
| et souvent très interessants (...)
| Bien sûr, tout cela n'est pas idéal et ne remet pas en cause la
| problématique des effectifs, mais vaut pourtant d'être pris en compte
| à défaut de mieux. "
|
| Entièrement d'accord. Avec quelques nuances ;-)
| - Les échanges oraux entre enfants sont d'autant plus difficiles que les
| enfants sont jeunes. La classe de cycle a pour cela un certain intérêt,
| l'age des enfants en fixe les limites.
| - Ces échanges entre enfants restent très pauvres, et celui qui ne comprend
| pas l'autre n'a pas l'attitude structurante et sécurisante énoncée par
| Bentollila ici : http://www.jpg.fr.st/telechargement/bentolila.zip (Merci
| Jean-Pierre et Marc)

| Les progrès engrangés par ce type de bain de langage auprès d'autres enfants
| me semble bien insuffisants face aux exigences
| légitimes des nouvelles IO. Ils sont indispensables, mais insuffisants
| pour arriver à ce que tous les enfants maîtrisent tant bien que mal le
| langage oral avant d'entrer au CP.
|
| Pour finir, quelque soit le domaine d'activité, il me semble que la mise en
| collectivité de jeunes enfants, passé un certain nombre, est d'une grande
| violence, et va à l'encontre de tout ce que les psychopédagogues ont pu nous
| apprendre sur eux. Les dégâts subis par certains durant cette période ne
| sont pas sans répercussion sur l'ensemble de leur scolarité.
|

| @micalement
| Christine
| Matern'ailes : http://perso.wanadoo.fr/matern.ailes/
| Ecole : http://www.scolagora.com/thieux
|

retour en haut de page

 
Ce site est optimisé pour une consultation en 800x600 et 16 millions de couleurs
©2001 Paul Desette - 31 rue de Clairfayts - 59740 Solre le Château - France