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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 2001 - Novembre

De: "Michel MONOT" <magui@offratel.nc>
À: <listecolfr@cru.fr>
Objet: Re: APPEL PRIMAIRE [Evelyne Gautheron]
Date : vendredi 9 novembre 2001 18:53

Pour éléments de réponse, quelques informations à propos d'une
"expérience" initiée en NC mais qui a depuis essaimé un peu partout en
France et dans le monde via Internet, affronté favorablement quelques
inspections et même des CAFIMF

1) Premier temps

Pour traiter le pb "textes pauvres" comme celui des blocages complets
devant l'écriture, on reprend l'idée du texte libre de Freinet mais de
façon encore plus "naturelle" qu'il ne le faisait, grâce au concept
d'apprentissage "vicariant" (Bandura, Reuchlin) qui, du temps de
Freinet, n'existait pas, même s'il pouvait être perçu intuitivement.

En pratique : 20 à 30 minutes chaque matin d'écriture libre dans un
esprit "mise en jambes", sans "évaluation", avec des résultats
évidemment très inégaux compte tenu des acquis et des origines des
enfants.
Le souci de publication est mis entre parenthèse, ce qui ne veut pas
dire banni. On n'écrit pas en priorité pour être lu (journal scolaire,
correspondance) mais pour être RECONNU par les camarades de la classe.

Ce temps d'écriture est très simplement mais impérativement suivi ou
éventuellement entrecoupé de moments de lecture à voie haute : chacun
lit sa production, s'il le veut, quand il veut. La classe encourage,
participe, mais surtout .... PIQUE sans vergogne des idées en vue de
les exploiter sur le champ, ce qui relève de l'hypothèse
apprentisssage vicariant. Que ce soit le ledemain ou dans la foulée,
lors de la récréation parfois ou même à la maison très librement, le
temps d'écriture suivant va voir les élèves rebondir : qui sur un
sujet, qui sur une idée originale ou amusante, sur une formule
heureuse, etc... entendue lors de cette sorte de "mise en commun" que
nous préférons appeler "bilan" car chacun, intérieurement, plus ou
moins consciemment, "fait le bilan" de ses essais, de son désir ou de
son aptitude à entre à son tour dans un acte d'écriture.

2) Second temps

La pratique précédente favorise une amélioration relativement rapide
et significative du niveau des élèves.
Elle a été conduite indépendamment du travail classique en grammaire,
vocabulaire, etc.. bien que celui-ci soit aussi construit sur la base
de la même hypothèse "appr. vicariant", qui s'appuie sur la "prise de
repères" (comme élément de soutien naturel aux apprentissages) dans le
cadre de temps de travail individuel eux aussi suivis de moments de
"bilan" dans lesquels entrent alors en jeu, sans chercher à toujours
tout affiner, une forte dimension "métacognitive".

Le maître, dans ce premier temps, n'a pas cherché à corriger les
textes, se contentant de distribuer au vol quelques suggestions,
d'encourager toujours, mais cette "abstinence pédagogique" n'a pas
empêché les progrès, bien au contraire. On peut penser que la
difficulté spécifique de la langue écrite appelle une dédramatisation
absolue des séances de travail. On peut constater, sans pouvoir le
mesurer, que les élèves ainsi "traités" s'interessent plus à la
lecture, aux particularités de la langue, etc.. Cf : le plaisir
d'apprendre.

Sur cette base d'acquisitions et de première maîtrise de la langue,
intervient donc un second temps, qui va serrer plus explicitement et
au plus près les indications des textes officiels.
On va désormais notamment prendre en compte et travailler sur toutes
les catégories textuelles, sur la base d'une méthode quelconque, mais
toujours en prenant appui sur les échanges et le "vol" des idées,
principe indispensable pour favoriser l'enrichissement des textes et
directement inspiré du pari de Reuchlin.
On va de même poursuivre le travail dans les matières habituelles
(voc, conjug, gramm), toujours dans le même espritmais, bien que cela
ne soit pas impératif, en distribuant les thèmes abordés en fonction
des catégories textuelles.

Je suis incapable de donner, même approximativement, le nombre de
collègues qui ont adopté ou se sont inspirés de ce "modèle" inspré de
Reuchlin, mais il en existe probablement quelques uns qui sont sur
cette liste et pourraient en parler encore mieux que moi

Un exemple complet de 22 fiches de travail correspondant à cette
approche (30Ko), type "second temps", est disponible sur internet à
l'adresse :

http://jpg.ouvaton.org/telechargement/magui/DocCM2.zip

En espérant pouvoir vous être utile,

Michel MONOT
Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant :
www.offratel.nc/magui/

"Nous ne vous demandons pas de répéter nos formules, mais de vous en
servir pour découvrir ce que nous n'avons pas encore découvert"
(Gaston BERGER)

----- Original Message -----
From: "Evelyne gautheron" <evecaruso@hotmail.com>
To: <listecolfr@cru.fr>
Sent: Friday, November 09, 2001 10:54 PM
Subject: Re: APPEL PRIMAIRE


| J'ai une interrogation par rapport au Français, en ce qui concerne les
| nouvelles IO... Comment partir des textes écrits par les élèves pour
| enseigner grammaire, orthographe, et conjugaison ?
| Nous avons pas mal réfléchi à ce pbm depuis qq années, sans trouver de
| réelles solutions, en ce qui concerne le CE2 en tout cas...
| Leurs textes sont très pauvres, et je ne pourrais couvrir toutes les notions
| à aborder....
| Je garde par conséquent l'ancienne méthode, une leçon par notion...
| Comment faites vous ?
|
| Amicalement
| Evelyne

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