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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 2001 - Novembre

De: "Antoine Cantais" <Antoine.Cantais@ia59.ac-lille.fr>
À: <pedagogie-maitrise@yahoogroupes.fr>
Objet: Re: [PMEV] Problèmes de fond
Date : jeudi 8 novembre 2001 06:20

J'admets que mon précédent message plutôt écrit avec émotion que raison
n'apporte pas grand chose. J'essaie ici d'être un peu plus constructif.

Il me semble que la réduction des programmes peut-être difficilement mise en
cause dans les difficultés réelles des élèves à leur sortie de l'école
primaire. Si j'en juge par les collègues que je rencontre régulièrement,
j'ai l'impression que les programmes et instructions officielles sont sinon
peu lus, du moins peu appliqués. C'est le sommaire des manuels scolaires qui
fait le plus souvent office de programme et, vu la grande richesse de nos
écoles, le renouvellement de ces manuels est une affaire souvent très
longue. Ce qui fait que, dans bien des écoles, on travaille encore sur les
instructions de 85 voir avant. Par exemple, un petit sondage lors d'un stage
mathématiques auquel j'avais participé, montrait que la multiplication de
deux décimaux restait largement enseignée au cycle 3.

Pour ma part, je suis au CM2 dans une école aux enseignants très
traditionnels. Faisant l'étude le soir, je fais réciter des tonnes de
règles, de tableaux de conjugaison... Pourtant, lorsque je reçois les élèves
au CM2, peu de traces de tous ces apprentissages. Pourquoi ? De plus,
beaucoup de temps ayant été consacré à la grammaire avec relativement peu
d'efficacité, il est resté peu de temps par exemple pour affiner la
compréhension en lecture. Résultat : non seulement les élèves sont pauvres
en grammaire mais ils sont en plus de mauvais compreneurs.

Le texte dont il est question faisait la liste de notions disparues des
programmes depuis 1985. A mon avis, pour être complet, il aurait pu aussi
mentionner les ajouts de ces programmes. Dire qu'on apprend moins aurait dû
être complété par on apprend aussi autre chose. Par exemple, de nouvelles
exigences sont apparues dans le domaine de la lecture, de la production
écrite... Le débat pourrait alors porter sur une comparaison entre ce qui a
été supprimé et ajouté.

Amicalement

Antoine Cantais
24 CM2
École Sévigné
Faches Thumesnil - Nord
cantais.antoine@libertysurf.fr

----- Message d'origine -----
De : "Michel DELORD" <michel.delord@free.fr>
À : <pedagogie-maitrise@yahoogroupes.fr>
Envoyé : mercredi 7 novembre 2001 20:11
Objet : Re: [PMEV] Problèmes de fond


Bonsoir

Je trouve - mais c'est ma stricte opinion- que c'est une preuve de
faiblesse intellectuelle de caricaturer la position des gens que l'on
combat. Ou alors je crains que vous ne sachiez pas lire. Quel est le
rapport entre ce que vous dites et le contenu de l'appel? En tant que
professeur de collége, je peux vous dire que je ne peux pas supporter ceux
qui ont ont une attitude méprisante pour les enseignants du primaire: à la
lecture de votre message, je ne dirai surtout pas qu'ils ont raison car ce
serait renforcer la mecanique de la lutte de tous contre tous mais vous
leur donnez de bons arguments.


Michel Delord, rédacteur principal de l'appel incriminé

At 19:11 07/11/2001, Antoine Cantais wrote:
>J'ai lu le texte joint et, eurêka, j'ai enfin tout compris... mais que j'ai
>été bête pendant des années, alors que les solutions déjà éprouvées
existent
>: les bonnes vieilles méthodes. Apprendre par coeur des règles, faire des
>divisions à partir du CP, et de la grammaire. Et dire qu'un tas de monde en
>sciences de l'éduc se casse la tête rien que pour des prunes.
>
>J'y crois parce que dans les signataires du texte, il n'y a que du beau
>monde : maîtres de conf, mathématiciens, philosophes, écrivains... Que des
>gens qui n'ont pas mis les pieds dans une classe de l'école primaire depuis
>belle lurette, en fait, certainement depuis qu'eux mêmes étaient enfants.
Et
>la preuve qu'avant l'école ça marchait bien : ils ont réussi, ils font
>partie des 10 % de leur classe d'âge à avoir atteint le BAC. Comme ils ont
>vite réussi, ils ont rapidement quitté les 90% restant : pas étonnant
qu'ils
>les aient oubliés.
>
>Ah que je leur laisserais bien ma classe quelques semaines histoire de
>récupérer des gamins qui conjuguent le futur antérieur, qui accordent les
>participes passés même quand le COD est placé avant, qui divisent des
>décimaux par des décimaux et certainement aussi qui filent droit.
>
>Ah le collège unique ! Je pensais que tout le monde aujourd'hui s'en était
>remis ou au moins s'était habitué. Je pensais aussi que tout le monde
>s'était aperçu que les enfants, depuis 20 ans, avaient changé peut-être
>aussi parce que la société dans laquelle ils vivent n'a plus rien à voir.
>
>D'ailleurs je m'en vais de ce pas écrire un texte qui explique qu'à
l'école
>tout va mal parce qu'en maternelle le niveau baisse, les programmes se
>réduisent comme peau de chagrin, qu'on ne compte plus que jusqu'à 10 au
lieu
>de 100, qu'on laisse dormir les enfants trop longtemps, et tout et tout...
>Je cherche d'ailleurs des signataires : avis aux amateurs.
>
>Amicalement mais quand même un peu énervé...
>
>Antoine Cantais
>24 CM2
>École Sévigné
>Faches Thumesnil - Nord
>cantais.antoine@libertysurf.fr
>----- Message d'origine -----
>De : "Michel MONOT" <magui@offratel.nc>
>À : "Liste PMEV" <pedagogie-maitrise@yahoogroupes.fr>
>Envoyé : mercredi 7 novembre 2001 07:07
>Objet : [PMEV] Problèmes de fond
>
>
> > Bonjour,
> >
> > Je crois interessant de vous communiquer un texte diffusé sur Internet
> > par quelques professeurs souvent assez connus dans leur secteur
> > d'activité.
> >
> > La polémique porte sur la question : les programmes de l'école
> > élémentaire sont ils trop lourds et faut-il les alléger ?
> >
> > Il ne semble pas que la position du Ministère soit arrêtée, et on
> > parle d'ailleurs de fortes dissensions internes.
> >
> > Je retiens cette formule :
> >
> > "...un certain nombre de "bonnes habitudes" et de contenus, que
> > l'école primaire a bannis, sont presque impossibles à acquérir ensuite
> > au collège, a fortiori au lycée".
> >
> > Je ne pense pas que ce reproche soit vrai partout, mais la critique me
> > parait globalement fondée. Je ne pense pas en particulier que la PMEV
> > puisse se sentir accusée, qui a peut être mieux su conserver de
> > "bonnes habitudes" et même en introduire d'autres, mais elle me parait
> > très concernée par ce débat, avec une position d'ailleurs originale.
> >
> > Je ne partage pas totalement non plus la critique sur la réduction
> > quantitative des horaires de français, car le problème me parait
> > surtout d'ordre qualitatif. Quel français ? "Parler et écrire pour
> > penser et apprendre", selon la formule de E. Bautier, qui pourrait
> > concerner le moment de bilan avec ses tenants et aboutissants.
> >
> > Ce texte, je le souligne, concerne des programmes encore en cours de
> > discussion. La "polémique", en soi, ne m'interesse pas, mais le débat
> > est interessant et probablement crucial. Sa problématique n'est pas
> > pour nous totalement décalée : travailler pour tous les enfants, les
> > lents comme les rapides, dans une perspective de "rééquilibrage", ne
> > peut relever du slogan ou de la proclamation d'intention. Cela suppose
> > que l'on regarde bien au delà de l'école élémentaire, que l'on prenne
> > en compte dans les faits ce qui aidera ou non les élèves au collège et
> > au lycée.
> >
> > Bonne lecture,
> >
> > MM

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