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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 2001 - Juin

De: Michel MONOT <magui@offratel.nc>
À: <pedagogie-maitrise@yahoogroups.com>
Cc: annick.helene <annick.helene@libertysurf.fr>; Serge et Martine Mallet <sergemal@nbnet.nb.ca>
Objet: Re: [PMEV] le bulletin : bilan ( situations de découverte)
Date : dimanche 24 juin 2001 20:27

Je réponds "rapidement" à l'interlocuteur de Laurent, quitte à voir surgir
d'autres questions :

----- Original Message -----
From: "lpamphile" <lpamphile@wanadoo.fr>
To: <pedagogie-maitrise@yahoogroups.com>
Sent: Saturday, June 23, 2001 8:39 AM
Subject: [PMEV] le bulletin : bilan


> 1- quelle place pour les situations de decouverte et les manipulations
dans
> la pmev ?

J'ai envie de répondre : celle qui lui conviendra et que lui choisira de
leur accorder...

Je justifie. La PMEV n'est à la limite qu'une méthode d'organisation du
temps favorable aux apprentissages. Elle échappe à cette critique glanée
dans les cours de SE (Develay et Atolfi) du CNED : "C'est le temps scolaire
qui gère les apprentissages, ce ne sont pas les apprentissages qui gèrent le
temps scolaire." (Apprentissage et didcactique, page 29)

Je rappelle la "formule" de la PMEV :
Une dose de PM : il s'agit de faire réussir au maximum, c'est l'objectif
Une dose d'effet vicariant : c'est le moyen pour aider à réussir. (la PM
"pure" avait posé la nécessité d'un enrichissement théorique)

Je cite Perrenoud pour mieux situer le problème avant de revenir à la
question posée :

"Les différences ne se transforment en inégalités d'apprentissage qu'en
raison d'un fonctionnement particulier du système scolaire" (ARAS, p.198)
"Dans l'enseignement primaire, si l'on vise véritablement la maîtrised'un
fundamentum par tous les élèves, l'alternance entre enseignement collectif
et remédiation individualisée ne suffit pas." (ARAS, P. 202)

La volonté de faire réussir étant propre à toute PM et à beaucoup d'autres
approches sinon générale, qu'apporte la PMEV de spécifique ?

La réhabilitation et l'exploitation de l'apprentissage vicariant, rien de
plus, mais qui va permettre :

1. de gagner un peu de temps ou de ne pas en perdre stupidement,
2. de mobiliser les échanges à propos des apprentissages et de développer
leur dimension métacognitive
3. d'apprendre à faire le point sur ce que l'on sait ou ne sait pas,
compétence de base du métier d'apprenant
4. de gérer assez spontannément le problème des profil, d'apprentissage
5. mais aussi de privilégier certains modes de fonctionnement mental, ce qui
nous ramène à la question posée

- Quelle est la place pour les situations de découvertes ? En faisant
abstraction de la forme que peuvent prendre, selon le choix du maître, les
leçons, le moment de bilan multiplie pour certains élèves les situations de
découvertes. Pour l'élève qui n'a pas "percuté" lors de la leçon, le moment
de bilan est au sens propre celui de faire certaines découvertes. Il ne
s'agit pas d'une "situation de découverte" bien structurée telle que peut en
construire le maître selon les critères de la bonne pédagogie, c'est moins
"beau", plus "confus", moins "économique", mais pas nécessairement moins
efficace.

Je cite sur ce point Reuchlin, dont le dernier ouvrage (Evolution de la
psychologie différencielle, PUF 99) apporte quelques éclairages interessants
sur ce qui se passe dans cette pratique de classe "marginale" : "

" Il n'y a aucune raison sérieuse de penser que «la Nature» privilégie l'
économie. Il y a même de sérieuses raisons de penser le contraire. L'
évolution, écrit F. Jacob (1981, chap. 2), est un «bricolage cosmique » qui
préfère souvent ajouter de nouvelles structures aux anciennes plutôt que de
remplacer celles-ci, et il illustre son propos par le développement du
cerveau chez les mammifères. En outre, je penserais volontiers que, d'un
point de vue fonctionnel, c'est la fiabilité qui parait être privilégiée, au
détriment de l'économie. Les processus vicariants, dont la redondance est un
défi au principe d'économie, ne se manifestent pas seulement à l'échelle
interindividuelle. Ils se manifestent aussi à l'échelle intra-individuelle,
ce qui accroît la fiabilité d'un fonctionnement pouvant ainsi être assuré à
l'aide de procédures différentes." (Reuchlin EPD p.87)

Ou encore, à propos de l'esthétique logico-mathématique mais dont
l'esthétique pédagogique pourrait aussi faire son menu :

"La Nature n'a aucune raison d'être « économe » pour satisfaire aux canons d
'une certaine esthétique logico-mathématique. La redondance, la vicariance,
en un certain sens le «gaspillage », paraissent dans bien des cas être les
règles de fonctionnement les plus fréquentes dans le monde vivant, règles
dont l'observateur peut penser qu'elles privilégient la sécurité de
fonctionnement au détriment de l'élégance. (M. Reuchlin, EPD P. 221)

Comme j'ai été long, je laisse tomber les manipulations... Mais comme, en
classe, on gagne du temps, celles cis peuvent trouver toute leur place,
selon l'appréciation du maître. De là à dire qu'il ne se pose pas de
problème à ce sujet, je m'en garderai bien.

Bien cordialement,

Michel MONOT
magui@offratel.nc
PMEV:
http://www.offratel.nc/magui/
Le bulletin de la PMEV :
http://www.lebulletin.fr.st

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