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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 2001 - Juin

De: <jacques.bert@infonie.fr>
À: <pedagogie-maitrise@yahoogroups.com>
Objet: Réponse : [PMEV] Re: EIP
Date : samedi 16 juin 2001 09:39

Quand on étudie la situation scolaire des enfants de QI élevé, on s'aperçoit que l'origine principale de leurs problèmes est leur non-détection : ces enfants-là ne sont pas " rangés " dans la bonne catégorie par les enseignants.
Le tableau en pièce jointe fait état de recherches faites aux Etats-Unis dans les années 70. Il montre que lorsqu'on demande à des enseignants de désigner parmi leurs élèves ceux qu'ils croient les plus intelligents, ils se trompent 7 fois sur 10. De la même façon, quand on sélectionne des enfants de QI élevé, et qu'on demande à leurs enseignants q'ils les jugent plus intelligents que les autres élèves, ils se trompent une fois sur deux.
Cela ne met pas en cause les enseignants, mais leur manque de formation ou d'information sur cette catégorie d'enfants.
Mon " travail " actuel est d'essayer de montrer qu'il y a confusion, chez les enseignants, entre " bon élève " et élève intelligent. On peut affirmer sans risque que les 3 enfants de QI élevé sur 10 qui sont détectés par les enseignants sont de " bons élèves ", selon la "représentation " qu'en ont les enseignants et l'institution. Les 7 autres sont donc des élèves " ordinaires " ou de " mauvais élèves ". On peut supposer, sur ces bases théoriques, qu'il y a la même proportion de " mauvais élèves " (selon cette représentation) que de " bons élèves ", auquel cas 3 enfants de QI élevé sur 10 seraient de " mauvais élèves ". C'est très théorique, j'en conviens, mais recoupe les lois de la statistique (courbe de Gauss) dans le domaine des Sciences humaines.
Cela voudrait dire que 3 enfants de QI élevé sur 10 sont catalogués à tort comme de " mauvais élèves " et donc mal orientés ou " loupés " par le système. Même si cela fait moins que les prétendus 50% avancés par les associations (sur on ne sait quelles bases, si ce n'est des sondages parmi les adhérents, ce qui fausse le calcul parce que les adhérents de ces associations sont souvent des parents d'enfants en difficulté), il me semble que c'est beaucoup trop et, dans tous les cas, inadmissible.
Inadmissible parce qu'on sait que le niveau de QI est fortement corrélé à la réussite scolaire : il n'y a pas de réussite scolaire sans un QI suffisant, et plus la réussite est exceptionnelle, plus le QI l'est aussi. Il n'est donc pas normal que, dans l'autre sens, un enfant armé intellectuellement pour réussir scolairement soit broyé, ou même seulement " loupé ", par le système pour la seule raison qu'il ne correspond pas à la représentation que les enseignants se font du " bon élève ".
Une partie du problème sera résolu quand l'Education Nationale acceptera, comme je l'ai demandé au Ministre, de délivrer dans les IUFM et dans la formation continue des enseignants une information, même succincte (une demi-journée suffit) sur le " profil " des enfants de QI élevé.

Jacques Bert
http://www.multimanai.com/surdouesinfo


---------- Message d'origine ----------
De : magui@offratel.nc
À : listecolfr@cru.fr
Cc : pedagogie-maitrise@yahoogroups.com
Date : 16/06/2001 04:09

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