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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 2001 - Juin

De: Michel MONOT <magui@offratel.nc>
À: <listecolfr@cru.fr>
Cc: Liste PMEV <pedagogie-maitrise@yahoogroups.com>
Objet: [PMEV] Re: EIP
Date : samedi 16 juin 2001 04:08

Marie Pierre Mousselet a écrit :

----- Original Message -----
From: "marie-pierre cadario" <marip.cadario@libertysurf.fr>
To: <pascalebis@ifrance.com>; <listecolfr@cru.fr>
Sent: Friday, June 15, 2001 7:36 AM
Subject: Re: EIP


> En tant que maman de trois EIP j'ai un avis, (le quatrième, j'espère qu'il
> est "normal"!) J'ai été troublée par le comportement de mon second: il
> savait lire en GS, a fait un CP très difficile avec fortes perturbations
et
> rejets, et c'est ainsi que je suis allée au test de QI, n'étant pas
entendue
> au sein de l'école (dans laquelle je ne travaille pas, je suis en
> maternelle...).

Votre enfant a appris à lire en GS où on ne peut pourtant pas parler, au
sens ordinaire, d'un enseignement très strict.
Il a refusé le CP parce qu'il s'y ennuyait sans doute et que le mode de vie
de la "grande école" coupait ses élans ?

Devant l'évidence, saut de classe, passage en CE2 et 90% de
> réussite à l'évaluation nationale. Soulagement de la mère! De courte
durée,
> les difficultés ont repris en janvier pour aboutir à une fin d'année
> scolaire où cet enfant frôlait le redoublement.

Sauter d'un CP mal digéré au CE2 n'était peut être pas la meilleure formule.
Si l'école avait fonctionné en cycles, même sans classes multi cours, passer
d'une GS prometteuse au CE1 en "sautant " le CP eut été préférable. Mais
avec des 'Si..."...

Retenir pourtant que ce n'est pas le "niveau" qui faisait problème en début
d'année, à en juger par les évaluations, alors que le passage au CM1 a été
problématique.
Autre chose a joué, plusieurs choses peut être, qui ont gêné l'enfant : le
"climat" ? mais qu'est ce à dire exactement ? On peut parler de motivation,
d'affectivité, de conation, et se poser la question : si cettre dimension de
la problématique de l'apprentissage joue de manière aussi forte pour un
enfant dit "surdoué",

Repenser l'école élémentaire sur le modèle de l'école maternelle, en
dépassant bien sûr le stade couche culotte et pâte à modeler, mais en posant
clairement ce qui rend l'école maternelle agréable et pourrait faciliter les
apprentissages. On se penche beaucoup aujourd'hui sur le "cognitif", et je
trouve cela encourageant, mais le "conatif", le caractériel, l'affectif, ne
devrait pas être pour autant oublié.

Il présente des
> caractéristiques d'EIP : hypersensible, fragile psychologiquement et
> supportant mal l'autorité et l'injustice...

Cette hypersensibilité et cette "fragilité" passeraient plus inapperçues et
s'estomperaient en partie si elle n'étaient sans arrêt titilllées par nos
habitudes scolaires. D'ou la nécessité de changer cetaines de ces habitudes,
dont nous n'avons même pas conscience tant nous baignons dedans.

Son CM1 se déroule cahin caha,
> sachant qu'il a acquis je ne sais comment la numération des entiers
négatifs
> par exemple (d'où "je ne vois pas pourquoi on nous demande de mettre le
plus
> grand nombre en premier dans une soustraction"...

Comment a t il appris ? Il y a plusieurs chemins possibles, plusieurs
"circuits vicariants" ou "processus vicariants". La leçon magistrale peut
être, car les EIP sont à l'affût des informations. Mais a-t-il pour autant
appris selon le schéma prévisionnel de la leçon du maître ? Je n'en suis
pas sûr, et sa réflexion sur la soustraction montre qu'il ne s'est pas
contenté d'absorber.

à 8 ans, et en ce moment,
> il est en pleine étude des angles que je dois estimer quand il est sur la
> balançoire!! Dis, ça fait 10 degrés ça?? Euh... j'ai pas mon rapporteur
;-))
> ... des EIP en échec, oui, ça existe.

L'évaluation sur la balançoire, voilà qq chose à proposer à Lang ;-)) et qui
prouve bien que les instits ne manquent pas d'idées...
En échec pour autant votre EIP ? Tout dépend de ce que vous voulez évaluer.
L'esprit de répartie me semble déjà développé, et si ce n'est pas là quelque
chose de toujours bon pour se faire des amis, c'est quand même un moyen de
se protéger.

> Alors, effectivement, pour moi, cela pose plus de problèmes que cela
> n'apporte d'avantages.

Parfois même des faux problèmes ???

Et je me sens démunie face à sa vitesse
> d'apprentissage et ses questions, pas uniquement mathématiques. Faut-il
> faire un autre saut de classe? Le faire avancer à son rythme? Pour en
tirer
> quoi? Pour me reférer aux repères donnés par Jean-Pierre Crespin, il est
au
> dessus de 140. Et obtenir l'aménagement de sa scolarité relève de la
> lutte...

Je me garderai bien de répondre. Je ne suis pas de ceux qui pensent que les
"cycles" dervaient imposer partout des classes de cycles, à plusieurs cours
donc, mais il me parait évident que les EIP auraient besoin d'autre chose
que de la classe ordinaire. Et en dresser la liste serait bien prétentieux.

> Au niveau de mes filles, l'ainée a sauté une classe et se balade en 6°;
elle
> ne sait toujours pas ce que travailler veut dire... Et je crains le moment
> où elle devra s'y mettre... La troisième est en GS et sait lire, j'attends
> de voir comment va se dérouler la suite!

Du travail en persepctive, pour vous en tout cas ;-))

> Je dirai aussi qu'au niveau des classes, ces enfants ne sont pas faciles,
> ils ont l'art de trouver la faille et de s'engouffrer dedans, en plus de
> tout ce qui a été décrit dans les autres réponses. et ils ont un humour
> quelque peu décapant!

A profil comparable et niveau semblable de difficulté, ils trouvent plus de
failles dans certaines classes que dans d'autres. Mais si le maître a le
sens de l'humour, les problèmes posés n'iront pas très loin. Et les non EIP
tireront profit de l'humour des uns et du sens de l'humour de l'autre.
L'humour n'est pas au programme des enfants et le sens de l'humour n'est pas
à celui de la formation des maîtres, mais il est - ils sont l'un et
l'autree - des éléments à part entière de l'intelligence.

En tant qu'enseignante, j'ai été confrontée à de tels
> enfants, dont certains en échec mais uniquement dans certaines matières.
Ma
> réponse en élémentaire était de leur demander des recherches sur des
sujets
> qui les passionnent, pour éviter l'ennui, après avoir vérifié leur
travail.
> De plus je travaillais dans des classes à cours multiples et cela m'aidait
> bien.
> Ils se rencontrent dès la maternelle, et se font déjà repérer, ma réponse
> est plus située au niveau manipulation et éviter l'ennui... déjà!

Manipulation, gestion, organisation, savoir faire professionnel : tout cela
importe mais peut être n'y voit on que des "recettes" ?

>
> 50% des enfants doués en echec? Je ne crois pas non plus, à condition de
> rester vigilants et de ne pas nier leur existence.

Je laisse les batailles de chiffres. La situation n'est en outre peut être
pas uniforme. Pour les EIP, mieux vaut tomber d'emblée dans la classe d'un
maître attentif, capable de suivre les programmes et les instructions sans
en être prisonnier, capable aussi de "faire en sorte que" tout se passe
bien.

Bien cordialement,

Michel MONOT
magui@offratel.nc
PMEV:
http://www.offratel.nc/magui/
Le bulletin de la PMEV :
http://www.lebulletin.fr.st

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