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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 2001 - Mars

De: M. Monot <magui@offratel.nc>
À: <pedagogie-maitrise@yahoogroups.com>
Objet: Re: [PMEV] Réflexion
Date : dimanche 25 mars 2001 17:37

Avant de te dire à quel point je partage ici ton analyse, permets moi de
bien préciser, pour éviter toute ambiguité, que le qualificatif "bordelique"
n'avait de conotation péjorative ou critique dans mon propos que par rapport
à ceux qui utilisaient le terme dans leur appréciation de certaines classes.
Grosso modo, toute question de statut mise à part, ceux qui ne conçoivent la
classe que comme une alternance de temps d'enseignement et de temps de
contrôle. Je n'ai rien d'ailleurs contre ce rythme binaire qui décrit bien
le processus classique côté enseignant, et que l'on pourrait même retrouver
en PMEV à y regarder de près, mais je préfère voir les choses sous l'angle
de l'apprentissage, côté élève donc, avec une alternance de temps de prises
d'informations (ou de repères) et de temps de traitement et d'intégration,
en gros cette alternance Bilan / TI que nous connaissons bien. Schéma
organisationnel simpliste sans doute car, dans la boîte noire, les temps de
prise d'information sont aussi des temps de traitement. Et que de même les
temps de traitement sont parfois enrichis d'informations nouvelles apportées
par le maître ou par de nouveaux prélèvements effectués directement par
l'élève lorsque la définition TI n'est pas absolument privative de toute
entorse. Complexité donc de ce côté élève, mais aussi côté maître : il y a
bien du contrôle ou du suivi dans le temps de bilan par exemple, même si
nous parlons plutôt d'évaluation formative. Et il y a bien des temps
d'enseignement dans le comportement du maître en PMEV, même s'ils sont
disséminés dans le temps et moins strictement programmés que dans la
conception classique de jadis, qui n'était pas d'ailleurs toujours aussi
rigide qu'on peut le dire car la complexité, volens nolens, imposaait sa
loi. Complexité donc, ce que certains trouvent "bordelique", mais je ne vais
pas revenir sur la célèbre "théorie du bordel ambiant".

Je partage ton analyse donc. Je serais moins sévère que toi sur tes
incohérence de la première année, car la cohérence se construit et ne se
décrète pas. On ne peut donc pas en juger par des photos instantannées. Et
j'aime bien surtout cette petite remarque faussement insignifiante sur "la
partie scolaire" : malpropre ou non, impropre peut être, il y a bien
problème, et pas seulement dans ta classe, avec ces "notions du programme"
que l'on "n'arrive pas à faire acquérir dans des situations soit plus
ludiques soit qui relèvent d'un projet ou objectif personnel", sauf à y
passer quantitativement plus de temps qu'il n'est nécessaire et à donner à
sa classe une tournure qui fait parfois douter de la mission de l'école. Ne
pas oublier que l'éducation nouvelle nous est arrivée en partie par le péri
scolaire, qu'elle nous a certes apporté de l'air frais, et cette idée
irremplaçable qu'il fallait en finir avec le dressage, mais la nécessité de
transmettre notre héritage de connaissances avait ses exigences propres qui
appelaient une démarche propre. Freinet y a contribué, mais aussi ceux qui,
au GFEN par exemple, croyaient percevoir dans son apport certaines limites;
ou encore Reuchlin qui, très au desus des querelles de sérail qui ont
perturbé l'école, avait émis cette suggestion banale dont l'intérêt s'est
assez vite confirmé. Mais on parlera encore longtemps sans doute de "classe
Freinet", abusivement peut être mais par juste référence à un état d'esprit,
pour désigner ce qui relève d'une approche tâtonnant vers toujours plus de
confort, d'efficacité et de rendement, quoi que l'on puise dire de ce terme
eeemprunté à l'économie et choquant pour beaucoup.

Epanouissement personnel, besoin d'accomplissement, vital chez l'homme comme
on le sait. L'école traditionnelle ne produisait certes pas que des
malheureux et des frustrés, mais elle était en deça de ce que l'on pouvait
souhaiter. De là à penser qu'elle s'y prenait mal, il n'y avait qu'un pas.
Encore fallait-il, et c'est toujours le plus difficile, faire des contre
propositions. J'ai retenu aussi, après bien d'autres, celle de Reuchlin.

Bonne fin de week-end

MM

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