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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 2001 - Mars

De: M. Monot <magui@offratel.nc>
À: <pedagogie-maitrise@yahoogroups.com>
Objet: Re: [PMEV] Réflexion
Date : dimanche 25 mars 2001 00:07


----- Original Message -----
From: "Philippe Ruelen" <Philippe.Ruelen@ac-lyon.fr>
To: "Liste PMEV" <pedagogie-maitrise@yahoogroups.com>
Sent: Saturday, March 24, 2001 6:50 PM
Subject: [PMEV] Réflexion

Philippe a écrit :

> Je comprends, mais d'un autre coté, l'organisation en atelier présente de
> nombreux avantages aussi.

Personne n'a jamais contesté les avantages de l'organisation en ateliers,
hors le fait connu depuis longtemps - et signalé même par Meirieu si je me
souviens bien - qu'il y a quand même dans ce système des gosses qui restent
cantonnés à des tâches subalternes, peu graifiantes et peu formatrices, même
s'ils peuvent évidemment bénéficier ici et là de quelques apports par la
voie même que nous avons privilégiée. Car l'apprentissage vicariant est à
l'oeuvre naturellement dans les ateliers ou dans le travail par groupes,
comme il l'est dans les classes frontales de manière plus sauvage,
épisodique et plus ou moins cachée, et naturellement dans les classes à
plusieurs cours à notre insu. A notre insu ? Oui, aussi longtemps qu'on
n'analyse pas la situation en pensant "apprentissage vicariant", ce qui
était mon lot il n'y a pas si longtemps quand je ne disposais pas du terme..
C'est à partir du moment ou j'ai utilisé le terme que j'ai analysé le
travail des élèves autrement, que j'azi senti à quel point l'intuition de
Reuchlin était fondée, que les gosses avaient besoin de moments de prises de
repères pour pouvoir ensuite travailler seuls, ou de possibilités
ponctuelles de prises de repères pour ne pas rester secs sur un exercice,
d'ou ces coups d'oeil sur l'ardoise du voisin trop vite condamnés au nom de
la morale.
La spécificité de la PMEV tiendrait ici à son effort pour organiser ou
rationnaliser les possibilités de prises de repères et les moments de retour
sur soi pour en tirer bénéfice. Du "copiage" organisé, encadré, limité, et
par là "productif", s'opposant au "copiage vulgaire" supposé totalement
improductif

> Dans ma classe, il y a un moment de T.I., mais aussi des ateliers de
> français et de math.

J'avais cru comprendre que Nicolas parlait surtout, par référence à Antoine
Cantais, d'élèves fonctionnant en ateliers pendant le TI et pendant que
d'autres fonctionnaient en TI. Non pas qu'il pensait que la PMEV était
exclusive du travail par ateliers.
Sur ce point précis, quelques repères sur ce qui pouvait se voir ici ou
ailleurs, compte tenu des options des maîtres, de la configuration des
classes ... et du climat tropical.
Christine Rachel avait en CE1 quelques fiches de lectures dialoguées ainsi
présentées (de mémoire) : Isole toi avec un camarade et entrainez vous à
présenter cette lecture. Et les gosses allaient sur la galerie (vos longs
couloirs, mais ouverts) préparer leur travail.
Dans le cadre de la PMEV normale, TI + Bilan, certains maîtres continuent à
faire quelques leçons en ateliers. Mais leurs ateliers bénéficient ici de la
PMEV en ce sens que les élèves voués aux tâches subalternes dans une
organisation par ateliers "pure" ont pris du poil de la bête lors de la
PMEV, réussissant - avec un petit temps de retard sur les meilleurs - à
jouer des rôles qu'ils n'auraient jamais pu jouer en frontal pur ou en
ateliers purs.
Je crois pouvoir dire que le fonctionnement en PMEV améliorait nettement le
fonctionnement en ateliers, souvent pratiqué en éveil. Que des maîtres
"frontaux" qui avaient abandonné après essais tout travail en ateliers y
sont revenus grace à l'amélioration qu'ils avaient constaté dans le niveaau
et le comportement des enfants.
Mais vous comprendrez que ces expressions de pratique "pure" sont une façon
de parler, un moyen de me situer dans le débat sur différentes pratiques qui
peuvent être employées conjointement ou alternativement.

> Il y a aussi des temps de travail personnel (mais c'est un autre débat).
Ca
> paraît un peu compliqué, et c'est pas évident de tout "caser", mais j'ai
> constaté (et c'est devenu un parti pris) que les enfants appréciaient les
> différentes formes et organisations de travail. Personne ne voit passer la
> journée.

Même avant que je ne préconise - mais sans jamais l'imposer - la formule
PMEV, je voyais parfois - pas assez souvent peut être - des classes
difficilement étiquetables qui n'étaient ni vraiment frontales ni vraiment
Freinet. Bordeliques aux yeux de certains, mais très interessantes à
analyser de mon point de vue et frutueuses pour notre remise en cause.
J'imagine, mais je n'en sais rien, que ta classe devait être de cet ordre,
comme d'ailleurs celle de Jean Paul Jourdan.

> Pour l'instant, mais ce n'est que ma première année où j'ai mis en place
le
> T.I. (souvent fait d'ailleurs à 2 ou du moins avec beaucoup d'entre aide
!)
> et le bilan, ce sont les ateliers qui semblent fonctionner le mieux (mais
> c'est une question de ressentie)

TI à deux ? La formule a fait ses preuves et je ne la condamne pas du tout,
pouvant même le cas échéant la préconiser, mais je souligne l'ambiguité dans
ce cas du terme "individuel". J'ai découvert sur le tard l'intérêt de ces
phases de TI totalement silencieuses, sans aucun bruit, pour de multiples
raisons : calme de la classe, concentration des élèves mais aussi du maître,
retour sur soi et obligation de se prendre en mains ne serait-ce qu'une
quinzaine de minutes, sans la tentation d'aller encore voir un copain. Seule
exceeption pendant ce temps de TI à tendance ponctuellement "ascétique",
l'intervention épisodique du maître.

La réponse de Nicolas est ici assez révélatrice :

".....
- dans le calme ....
- en consacrant à chacun le temps voulu ....
- je peux "voir" tous les gamins au moins une fois en 2 jours, parfois en 1
jour....
- c'est là que les observations me semblent les plus riches...
- où l'on apprécie également l'importance des précédents bilans
- où l'on peut suggérer les passages et les problèmes à poser au cours des
suivants.
..........."

Nicolas évoquait très bien par ailleurs le caractère un peu foisonnant du
bilan, qui varie certes sensiblement d'une classe à l'autre et en fonction
du milieu et du style du maître, de la position que celui-ci prend, plus ou
moins avancée, etc.. mais qui, même dans les cas les plus simples, même avec
les maîtres qui notent certains éléments du bilan, ne laisse pas le temps de
tout analyser. La mémoire est oublieuse, la pensée parfois fragile, et
l'intensité du bilan est parfois telle qu'elle appelle des moments de TI
rigoureusement calmes, apaisants, qui permettent aux souvenirs de remonter
pour être exploités.


et par ailleurs, je tâtonne encore beaucoup
> pour le bilan et l'organisation matériel (j'ai d'ailleurs fait quelques
> changements en cours d'année).

C'est classique et tout à fait logique. Tu es le seul à pouvoir décider de
ce qui va ou ne va pas.

Bien cordialement,

MM

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