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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 1998

From: Jean-Paul J OURDAN  <jpjourd@xxxxxxxxxxxxxxxxxx.xxx>
Date: Tue Nov 24, 1998 1:29pm
Subject: Re: et la correction ?

 J'avais écrit :

Je crois qu'il faudrait bien réfléchir à tout ça. Beaucoup de temps  passé
à la correction me semble inutile voir décourageant pour certains et ne fait
pas gagner grand chose du point de vue des apprentissages.
  Et Xavier a répondu :

- la correction des cahiers dans la PMEV, (telle que je l'ai mise en
pratique) me permet de réajuster de nombreux travaux :
a)je me rends déjà compte des premiers choix des enfants dans l'éventail des
travaux offerts, ce qui donne des indications.
b) je peux intervenir sur des travaux non terminés, en comprendre avec
l'enfant les raisons
c) je peux repérer dans la correction les typologies d'erreur et les
démarches entreprises (j'exige que toutes les recherches soient faites sur
le cahier de français ou de math et non le cahier d'essais),
d) je peux constater "l'effet" des bilans sur les travaux entrepris à
postériori et donc décider éventuellement des travaux de remédiation pour
les enfants en grande difficulté
e) etc...

Nathanel a ajouté : Pour ce qui est du bénéfice pour les apprentissages, je rejoins plutôt Jean Paul. Il semble délicat, surtout en PMEV, de demander aux enfants d'avoir un retour sur la correction que l'on fait.
et du coup ... je regrette d'avoir été aussi laconique :-( car je crois que de vraies questions se posent.
Je crois qu'il est intéressant de se demander ce que l'on entend et quelles fonctions on remplit dans l'acte de "corriger". Cela permet à chacun d'inventer les réponses qui lui semblent le plus appropriées.

1°) Qu'entend-on par corriger? (et on ne donne déjà là peut-être des  réponses différentes)

- se munir d'un crayon à papier, rouge ou de couleurs variées ( pour ma part j'ai épuisé la gamme. Le rouge presque jamais... je n'aime pas le symbole griffure de sang) ... ou de pas de crayon ... je ferais ici remarquer à Xavier qu'on peut bien faire tout ce qu'il fait sans laisser de trace sur le travail de l'enfant. - "marquer" sur le travail de l'enfant  les erreurs en soulignant timidement ou en barrant furieusement. - écrire sur le travail de l'enfant la réponse juste.
- donner ou faire deviner la réponse juste au travers d'une correction collective, d'une confrontation de résultats
- faire naître le doute sur la validité d'un travail ou d'une réponse par une moue, par la constatation de ce que le voisin a fait différemment.
- accompagner de conseils écrits
- donner un jugement de valeur, sous forme d'appréciation ou de note...
- ......

2°) Qu'attend-on de l'acte de  correction accompli par l'instit?

2-1: pour l'instit
- une occasion d'évaluation formative qui va guider pour l'organisation de la suite
- les non-reproches des inspecteurs et parents
- ..................
2-2: pour l'enfant - une prise de conscience des erreurs qu'il commet
- une progression dans les apprentissages par la correction de l'erreur
- l'occasion d'une attention personnelle de l'enseignant
- la validation de son travail (savoir si c'est bien ou pas)
 

3°) Mon sentiment Les solutions que je retenais peuvent se lire quelque part sur la page pédagogie de mon site. Je crois que chacun doit trouver les siennes, différentes dans le temps en réponse aux situations et aux besoins. Je pense très important de bien distinguer les moments d'apprentissage des moments d'évaluation.
Les deux ont des logiques différentes. L'apprentissage c'est précisément le droit de se tromper, de ne pas être jugé, d'essayer, de s'essayer. Il se construit sur les réussites autant si ce n'est plus que sur la correction des erreurs.
 
 Le temps des apprentissages est le temps de l'effet vicariant. La perspective d'une correction "jugement de valeur" amènera forcément au passage de l'apprentissage vicariant au "copiage" aussi dégradant qu'inutile. Il fera privilégier la "tâche" à la structuration de l'intelligence. Le temps de l'instit est compté, surtout en classe. A chacun de savoir où il est le plus utile et le plus efficace. Il y a dans l'idée de la "correction_devoir_de_l'instit" un côté "tabou" difficile à remettre en cause, et dans l'idée que les progrès surgissent de la "correction des erreurs" des certitudes de la pédagogie de l'épicier qui valent d'être mises à l'épreuve de la recherche. Il y a peut-être dans le stylo rouge un symbole de "l'attribut de pouvoir" de l'enseignant,  vécu - à défaut d'être toujours reconnu - comme tel. Si l'on n'y prend pas garde, quelque part il peut blesser. N'en concluez pas trop tôt que c'est l'effet de l'âge ou du Beaujolais :-) qui m'a rendu ainsi faible et débonnaire :-) , c'est surtout une recherche d'efficacité guidée  par un humanisme visceral.  
 Ma récréation est terminée :-(
 Excusez si le message est un peu lourd. J'aime bien le HTML, la pédagogie est bien triste qui ne rêve pas la vie en couleurs.
 
Amicalement,
Jean-Paul JOURDAN Instit/pe de 1971 à 1998 en cycle III
en reconversion : analyse et développement informatique et pédagogie http://www.inforoutes-ardeche.fr/~jpjourd> "Lorsque tout va bien, il est grand temps d'entreprendre autre chose" F.Deligny Graine de crapule 1945
 

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