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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 2001 - Janvier

De: M. Monot <magui@offratel.nc>
À: Liste PMEV <pedagogie-maitrise@yahoogroups.com>
Objet: Re: [PMEV] Fiches à la maison
Date : dimanche 28 janvier 2001 10:02


----- Original Message -----
From: "Antoine Cantais" <Antoine.Cantais@ia59.ac-lille.fr>
To: <pedagogie-maitrise@yahoogroups.com>
Sent: Saturday, January 27, 2001 11:39 PM
Subject: [PMEV] Fiches à la maison


> Il me semblait que la PMEV ambitionnait avant tout de résoudre les
problèmes
> de disparités de rythmes de travail entre les enfants.

C'est exact et c'est bien comme tu le dis une ambition, mais qui va un peu
au
delà des disparités de rythmes et concerne aussi les disparités qui en
résultent à plus long terme. Mais ce n'est pas la fin des difficultés.
.
Donner des fiches à
> faire à la maison, c'est reconnaître que les solutions qu'elle apporte ne
> sont que partielles.

Pas nécessairement. La solution apportée ne tient pas du miracle, et si elle
n'est en effet que partielle, elle a cependant pour particularité
interessante de provoquer une demande des enfants que nous pouvons (ou
devons ?) parfois accepter. Certains enfants, qui bénéficient pourtant
efficacement de l'organisation PMEV et pourrait on dire à cause de cela, ont
parfois demandé a pouvoir disposer d'un peu plus de temps de travail et donc
à emmener à la maison une fiche ou deux pour venir à bout du programme de la
période. Cette demande est signe d'autonomie, de volonté, et il parait
difficile de la refuser.

Ceci est d'ailleurs dans la logique du dispositif. Les élèves "lents" ne
bénéficient de l'apport du bilan qu'après plusieurs séances et, si le
programme de la période est copieux, ils peuvent alors avoir besoin de temps
supplémentaire.

Il appartient au maître de "doser" son programme et de "gérer" sa période
pour éviter autant que possible de recourir à du travail à la maison puisque
celui-ci est interdit, mais il reste néanmoins "maître à bord". Le problème
nous était apparu, après quelques années de fonctionnement PMEV, dans des
classes qui avaient jusque là respecté l'interdiction règlementaire des
devoirs du soir et qui, devant l'efficacité de la démarche, ne pouvaient
paradoxalement plus tenir.

> On constate certainement tous dans nos classes que le nombre de fiches
> produites peut varier du simple au triple suivant les enfants. Refuser cet
> écart en proposant des fiches à la maison, c'est admettre qu'il peut être
le
> générateur de nouvelles inégalités entres les élèves.

Il ne s'agit en aucun cas de proposer de nouvelles fiches pour la maison. Il
y aurait là une dérive, car il s'agit seulement d'accepter que certains
élèves lents emportent volontairement à la maison du travail en cours :
travail à leur portée car passé au bilan.. Rien à voir, dans notre
conception, avec du forcing, mais nous savons bien que l'approche type PMEV
peut
donner lieu à du forcing.

Mais si nous posons le problème en termes de fatigabilité, nous savons que
le travail étayé est moins fatigant que le travail improductif et qui laisse
insatisfait. Plus de travail ne signifie pas toujours plus de fatique.

Mais on sait aussi que
> le travail à la maison, loin de solutionner ce problème, est plutôt de
> nature à l'accentuer. Lorsque je donne des fiches à la maison, j'ai plutôt
> l'impression de fermer les yeux, d'évacuer des difficultés qui pour
> l'instant me dépassent.
>

Je vais te parodier un peu. Je pense aujourd'hui que l'interdiction des
devoirs du soir a eu aussi pour objectif d'évacuer une difficulté qui à
l'époque nous dépassait. Comment préparer l'enfant, sur le temps scolaire,
pour "neutraliser" en quelque sorte l'apport potentiel des parents et pour
qu'ils puissent travailler à la maison seul ? Nous savons aujourd'hui que
nous pourrions beaucoup mieux traiter ce problème, et laisser l'enfant
emmener à la maison le travail qu'il estime pouvoir mener à bien seul, tout
comme il le fait en classe.

Je sais que c'est un peu provocateur. Mais je le dis quand même car ce n'est
pas totalement faux, et en même temps assez éloigné de nos représentations
dominantes, qui ont leur part de responsabilité dans les difficultés de
l'école.

Michel MONOT
PMEV :
http://www.offratel.nc/magui

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