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La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
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Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 2001 - Janvier

De: Marcelot Alain <alain.marcelot@chello.fr>
À: <pedagogie-maitrise@yahoogroups.com>
Objet: [PMEV] fiches à la maison
Date : samedi 27 janvier 2001 21:09

Je pense qu'il faut persévérer dans la démarche "fiches à la maison". D'abord parce qu'elle a le mérite de proposer aux enfants autre chose que "les devoirs sans tâches" qui leur sont parfois donnés pour satisfaire les parents ( le bon instit, c'est celui qui donne des devoirs, peu importe que ceux-ci soient un alibi). Ensuite parce que les enfants sont rendus maîtres de leur temps ( Y compris chronobiologique car certains, beaucoup même - des études l'ont prouvé - sont plus performants à 17h30 qu'à 14h, heure à laquelle la masse sanguine est mobilisée par la digestion....

Trop de corrections ? En mathématiques, il y a moyen de mieux gérer. Toute tâche, même complexe dans cette discipline, peut être ramenée à un ensemble de tâches simples : il faut réduire la taille des exercices. Les élèves qui ont fait "des heures sup" s'inscrivent au bilan du matin ( obligatoire). La correction de leurs travaux peut ensuite aller très vite.

Je suis très sceptique quant à l'efficacité des corrections ramenées à la maison : l'enfant qui retrouve son cahier, rouge des remarques et de la colère du maître, le lendemain de l'exercice, est déconnecté. Quant au maître de ZEP ( voir notre collègue ! ), il est tellement fatigué en arrivant en classe que sa journée doit être bien difficile à tirer...

Le problème est plus complexe en français. je ne parlerai pas des exercices systématiques sur les outils de la langue ( grammaire, conjugaison, orthographe..) qui n'appellent pas de commentaires particuliers et dont les élèves font généralement une consommation abusive : il existe suffisamment de fichiers auto-correctifs qui peuvent résoudre les problèmes.
Plus intéressants me paraissent les fonctionnements de classe que générent les vrais activités de maîtrise de la langue : j'ai nommé la production d'écrits et la lecture.
Je traite ces problèmes dans le cadre d'activités de petits groupes ( 1/4 de classe), chaque jour et en parallèle avec d'autres ateliers ( physique, BCD et géométrie). Deux de ces ateliers sont supervisés (mais non préparés...) par des aides-éducateurs. Je peux donc mieux gérer les problémes liés à la connaissance des écrits et à leur production.

Un dernier mot concernant l'organisation de la classe :je regroupe géographiquement et pour pouvoir leur apporter l'aide dont ils ont plus besoin que les autres les élèves en difficulté. Ce groupe est provisoire. Il dépend des compétences travaillées. Ce n'est pas un ghetto ( je préfère prendre des précautions...) mais il me semble que lorsqu'un enfant est vraiment "largué", "l'auto-socio-appropration du savoir"( vocabulaire du G.F.E.N.) connaît ses limites !

Je terminerai en souhaitant que la didactique des disciplines entrent dans nos débats plus souvent. Nous débattons beaucoup des problèmes de conduite de classe (fondamentaux) mais je souhaite aller plus loin (avec vous ! )
A.Marcelot

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