logo ACCUEIL P.M.E.V. HISTOIRE DE FRANCE TICE WINDOWS ASSOCIATION EURO RESSOURCES
La Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant
Notre cadre de travail...
orange  RETOUR jaune  HISTOIRE DU NORD rouge  eDOCUMENTS vert  B2i                                                   
Les archives de la Pédagogie de Maîtrise à Effet Vicariant


Les archives de l'année 1998

From: Michel MONOT  <magui@xxxxxxxx.xxx>
Date: Tue Nov 24, 1998 0:52am
Subject: Re: Correction et evaluation


L'une des grandes qualités de notre liste, c'est qu'elle favorise et va favoriser les débats, même entre des gens tout juste initiés qui ont déjà des idées sur la question, par ce   qu'ils ont pu réinvestir tous leurs acquis dans cette approche, pratiquement sans temps mort. C'est dans les vieilles marmites qu'on fait    la meilleure soupe dit-on. Vieilles recettes des maîtres chevronnés, vieilles démarches d'apprentissage. Mais ces débats le montrent déjà : passée l'euphorie des premiers jours, quand tout est beau, vient la découverte de la complexité et le refus des affirmations tranchées avant qu'elles ne soient vérifiées. Manichéens s'abstenir, canaille déguerpir, nos positions sont prudentes pour pouvoir être fonctionnelles : dans l'état actuel de mes informations et de ce que je connais, il me semble que...   Que X a raison mais aussi Y qui ne dit pourtant pas tout à fait la même chose. Sans se poser en pédagogie "scientifique", la PMEV en adopte du moins la manière d'être. Le message de Nathanaël va bien dans ce sens.

-----Message d'origine-----
De : C&N.Berger nathanael.berger@w... À : liste PM pedagogie-maitrise@onelist.com
Date : mardi 24 novembre 1998 09:28 Objet : [pedagogie-maitrise] Correction et evaluation

  From: "C&N.Berger" nathanael.berger@w...

Bonsoir,  

Je suis assez d'accord avec Xavier: corriger quotidiennement permet de savoir ou en sont les élèves, individuellement et pour le groupe. Il s'agit là en fait d'évaluation plutôt que de correction. Et malheureusement, pour évaluer, on a besoin de repères... qu'il faut chercher dans les productions des élèves.

D'un autre côté, "on n'évalue pas un apprentissage en train de se faire". A défaut, ne peut-on pas évaluer comment il est en train de se construire? Cela sert-il à quelque chose, pour l'élève, pour le maître?

Très bonne analyse, très bonnes nuances, à propos d'une situation dont la complexité est bien perçue.   Oui, il faut évaluer comment les apprentissages se font, et notre référence aux IO est claire : "pouvoir observer et comprendre ce qui se passe dans les apprentissages". Ajoutons quand même : en particulier lorsque ça accroche. Et ajoutons encore : mais qui apprend ? qui doit piloter son apprentissage ? Ce n'est pas le maître, quoi que son rôle soit essentiel, mais l'enfant :il doit apprendre seul et en tâtonnant, mais en prenant les repères dont il a besoin pour se piloter lui-même, à partir de la démarche des autres.

De même que Catherine CHABRUN, bien qu'en pédagogie Freinet, oubliait en partie la logique d'échanges lors de son bilan (autre courrier de ce jour), nous nous raccrochons à nos vieux démons. Nous adoptons une pédagogie "à effet    vicariant", mais nous reprenons la conduite au moindre écueil... Je voulais pointer le problème, mais pas pour critiquer : pour dire aussi que nous n'avons pas tout à fait tort. Il y a dans la pédaogie de maîtrise à effet vicariant quelque chose d'audacieux, mais qui doit fonctionner en rappel.

  Pour ce qui est du bénéfice pour les apprentissages, je rejoins plutôt Jean Paul. Il semble délicat, surtout en PMEV, de demander aux enfants d'avoir un retour sur la correction que l'on fait. Dans cette dernière hypothèse, il faudrait que les enfants puissent refaire leurs fiches, ce qui serait un peu en contradiction avec l'effet vicariant attendu: on compte sur les bilans futurs pour que les acquisitions se renforcent. Il me semble préférable de proposer les mêmes compétences un peu plus tard, dans une autre période.

Oui, d'une manière générale. Mais je crois que peut nous servir ici le "modèle" que vous connaissez bien. En formation des maîtres, une séquence peut être un fiasco mais néanmoins validée si l'impétrant a su analyser ses erreurs. J'ai vu quelques fois des fiches ratées pour une bourde tellement évidente qu'il devenait normal de laisser l'élève la efaire sans tarder. Et j'ai vu la même chose dans des classes traditionnelles.

On ne peut pas faire cela lors d'un examen, encore que ce ne serait nullement stupide. Mais on DOIT le faire en situation d'apprentissage. Les statistiques sur l'échec scolaire ne mesurent pas seulement les déficits des élèves : elles trahissent aussi les aberrations du système.

Oui

  Aussi je me pose une question: comment envisager l'évaluation, d'une manière générale, en PMEV?

Pour ma part, je m'étais dit qu'il suffisait, à l'issue des trois semaines, de resservir des exercices (ou d'autres) qui tiendraient lieu d'évaluation. Un contrôle des compétences.  

Il s'agit plutôt d'une vérification, pour confirmer ou infirmer les données figurant déjà sous une autre forme sur le tableau général de suivi, et encore présente dans la mémoire du maître observateur. IL arrive souvent que les essais laborieux de la phase d'apprentissage paraissent alors dépassés : le contrôle, cette fois, est bon.

  Mais à y regarder de plus près, ce travail risque d'être extrêmement fastidieux pour tout le monde: refaire, recorriger pour finalement retrouver ce que l'on sait déjà intuitivement: machin, ça va pas mal, truc, c'est pas encore ça.

Mais cela peut être très court - une heure maxi au total - puisque l'on a    déjà des éléments en mains. Mais il vaut mieux le faire quand même.

  Pourtant, sans évaluation, on risque de passer à côté des détails, c'est à dire des atouts et difficultés de chaque élève, qui font qu'ils sont tous différents et qu'ils progressent chacun différemment, à leur rythme, dans certains domaines plus que dans d'autres.

Comment faire pour concevoir, dans le cadre de la PMEV, une évaluation intelligente, j'entends par là légère, pointant le particulier sans nous ensevelir sous le général, en un mot adaptée à notre problèmatique?  

Merci pour vos réponses, j'en manque cruellement :-(

Ce pointage léger   suffit généralement à ce que nous voulons faire. Le temps que l'on passe à évaluer n'est pas directement un temps d'apprentissage. Nous avons besoin de l'évaluation mais nous ne voulons pas nous faire bouffer par elle. Les classes Freinet l'ont compris depuis longtemps.

M. MONOT
E-mail : magui@o... Pédagogie de Maîtrise : http://www.offratel.nc/magui/

"Nous ne vous demandons pas de répéter nos formules, mais de vous en servir pour découvrir ce que nous n'avons pas encore découvert." (Gaston BERGER)

retour en haut de page

 
Ce site est optimisé pour une consultation en 800x600 et 16 millions de couleurs
©2001 Paul Desette - 31 rue de Clairfayts - 59740 Solre le Château - France